<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><?xml-stylesheet href="https://feeds.captivate.fm/style.xsl" type="text/xsl"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0"><channel><atom:link href="https://feeds.captivate.fm/judaisme-sur-un-pied/" rel="self" type="application/rss+xml"/><title><![CDATA[Judaïsme sur un pied]]></title><podcast:guid>7da83cae-2d17-5fe8-b0ea-497426324d87</podcast:guid><lastBuildDate>Mon, 07 Sep 2026 16:40:27 +0000</lastBuildDate><generator>Captivate.fm</generator><language><![CDATA[fr]]></language><copyright><![CDATA[Copyright 2026 Floriane CHINSKY]]></copyright><managingEditor>Floriane CHINSKY</managingEditor><itunes:summary><![CDATA[Bienvenue dans le podcast « Judaïsme sur un pied », le rendez-vous des amoureux et amoureuses de culture, d'humanité, qui veulent comprendre réellement le judaïsme. Ce podcast vous est ouvert, que vous soignez juifs ou non, pour découvrir ici un univers insoupçonné qui vous sortira du présent pour vous inscrire dans l'histoire longue, dans les aspirations humaines, à travers une tradition spirituelle et culturelle qui plonge ses racines dans l'âge de fer. Je suis Floriane Chinsky et j'étudie le judaïsme de l'intérieur en tant que rabbin depuis plus de 20 ans et de l'extérieur d'un point de vue historique, sociologique et psychologique.

Je me fonde sur mes études rabbiniques et historico-critiques à Jérusalem, sur mon doctorat en droit et en sociologie, et sur tout ce que j'ai étudié depuis. Je mets ces outils au service de ma compréhension du judaïsme, des organisations humaines en général dans leur aspect organisationnel et spirituel, et au service de celles et ceux qui veulent étudier, avancer, progresser dans leur vie en participant à des groupes ou à titre de suivi individuel. Mon rôle ici est de vous ouvrir les portes du judaïsme et de ce qu'il peut nous apporter, que vous fassiez ou non partie de cette culture.
Ce podcast sort tous les dimanches matin, vous le trouverez sur toutes les plateformes de la planète, y compris Deezer, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour vous abonner, rendez-vous sur judaïsmesurunpied.captivate.fm Rappelez-vous, notre humanité nous lie et chaque culture nous enseigne qui nous sommes et qui nous pouvons être.]]></itunes:summary><image><url>https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg</url><title>Judaïsme sur un pied</title><link><![CDATA[http://florianechinsky.fr]]></link></image><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><itunes:owner><itunes:name>Floriane CHINSKY</itunes:name></itunes:owner><itunes:author>Floriane CHINSKY</itunes:author><description>Bienvenue dans le podcast « Judaïsme sur un pied », le rendez-vous des amoureux et amoureuses de culture, d&apos;humanité, qui veulent comprendre réellement le judaïsme. Ce podcast vous est ouvert, que vous soignez juifs ou non, pour découvrir ici un univers insoupçonné qui vous sortira du présent pour vous inscrire dans l&apos;histoire longue, dans les aspirations humaines, à travers une tradition spirituelle et culturelle qui plonge ses racines dans l&apos;âge de fer. Je suis Floriane Chinsky et j&apos;étudie le judaïsme de l&apos;intérieur en tant que rabbin depuis plus de 20 ans et de l&apos;extérieur d&apos;un point de vue historique, sociologique et psychologique.

Je me fonde sur mes études rabbiniques et historico-critiques à Jérusalem, sur mon doctorat en droit et en sociologie, et sur tout ce que j&apos;ai étudié depuis. Je mets ces outils au service de ma compréhension du judaïsme, des organisations humaines en général dans leur aspect organisationnel et spirituel, et au service de celles et ceux qui veulent étudier, avancer, progresser dans leur vie en participant à des groupes ou à titre de suivi individuel. Mon rôle ici est de vous ouvrir les portes du judaïsme et de ce qu&apos;il peut nous apporter, que vous fassiez ou non partie de cette culture.
Ce podcast sort tous les dimanches matin, vous le trouverez sur toutes les plateformes de la planète, y compris Deezer, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour vous abonner, rendez-vous sur judaïsmesurunpied.captivate.fm Rappelez-vous, notre humanité nous lie et chaque culture nous enseigne qui nous sommes et qui nous pouvons être.</description><link>http://florianechinsky.fr</link><atom:link href="https://pubsubhubbub.appspot.com" rel="hub"/><itunes:subtitle><![CDATA[Le rendez-vous des amoureux.es d'humanité et de judaïsme]]></itunes:subtitle><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:category text="Education"></itunes:category><itunes:category text="Religion &amp; Spirituality"></itunes:category><itunes:category text="Religion &amp; Spirituality"><itunes:category text="Judaism"/></itunes:category><podcast:locked>no</podcast:locked><podcast:medium>podcast</podcast:medium><podcast:funding url="https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/support">Support the show!</podcast:funding><item><title>Lecture de la Torah sources / temporaire</title><itunes:title>Lecture de la Torah sources / temporaire</itunes:title><description><![CDATA[<p>Sources lecture Torah podcast</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Sources lecture Torah podcast</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/lecture-de-la-torah-sources-temporaire]]></link><guid isPermaLink="false">1023ec79-b0b9-4d20-9473-a542d22b664b</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Mon, 07 Sep 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/1023ec79-b0b9-4d20-9473-a542d22b664b.mp3" length="41801901" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>43:33</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>7</itunes:episode><podcast:episode>7</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Les richesses de l&apos;office de Roch hachana</title><itunes:title>Les richesses de l&apos;office de Roch hachana</itunes:title><description><![CDATA[<p></p><p>Rosh Hashanah est une immense fête dans le judaïsme. Nous avons passé un podcast entier à parler de son origine, de comment elle était célébrée dans les temps les plus anciens et ceci associé à la compréhension de son nom Rosh Hashanah et de tous ses autres noms. Nous avons passé un podcast entier à parler de certaines pratiques comme le céder de Rosh Hashanah, qu'est-ce qu'on mange à la maison, comme le chauffard, qu'est-ce que c'est que la corne de bélier dont on souffle à Rosh Hashanah et pourquoi est-ce qu'on a habillé de blanc à Rosh Hashanah et ce type de pratiques.</p><p></p><p>Et puis ensuite on a passé un podcast entier à raconter les histoires qu'on lit à la synagogue à Rosh Hashanah, qu'on lit dans le Tanakh, Torah et Nevi'im, donc dans la Bible juive pour Rosh Hashanah. On a exploré tout ça et il manque un pilier encore à la compréhension de ce qui se passe pour la fête. Ce pilier, c'est celui des offices à la synagogue.</p><p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied, qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité, parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Vous me connaissez, je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, ça veut dire que j'ai célébré d'innombrables fêtes de Rosh Hashanah en tant qu'officiante, je l'ai enseigné à des centaines d'étudiants et d'étudiantes, en associant ces réflexions à chaque fois avec ce que je sais de toute l'histoire du judaïsme, de l'ensemble du système juif que j'ai étudié à Jérusalem dans le mouvement Massorti, et en l'associant évidemment à toutes les autres matières que je pratique, la sociologie, j'ai un doctorat en sociologie du droit, mais aussi la psychologie, tout ce que j'ai pu y lire, l'écoute mutuelle, l'analyse transactionnelle, la communication non violente, la sociocratie et bien d'autres choses.</p><p></p><p>Toutes ces sagesses humaines sont intéressantes à mettre en relation avec le judaïsme, c'est ce qui me passionne, comprendre comment nous vivons notre humanité. Je vous invite à suivre mes activités sur rabinchanski.fr Comment est-ce que les offices sont modifiés pour nous inviter à la résilience, à prendre conscience de nos comportements passés, à chercher de meilleurs comportements pour l'avenir, d'une façon qui n'est pas dans la culpabilité, mais qui est dans le fait de remettre l'ouvrage de nos vies sur le métier, sur le métier à tisser, pour retisser les fils de nos vies avec les motifs qui nous conviennent, parce qu'on n'a qu'une seule vie et qu'on n'a qu'un seul recherche à nos parents, et que c'est à ce moment-là qu'on est le mieux placé ou la mieux placée pour nous projeter vers l'avenir en analysant le passé. À Rosh Hashanah, on fait des offices qui reprennent la structure des offices classiques, mais il y a un certain nombre d'ajouts très importants et c'est ce dont on va parler aujourd'hui.</p><p></p><p>À Rosh Hashanah, comme tous les jours, il y a un office du soir, un office du matin, un office de l'après-midi. Comme il y a deux jours de fête, il y a un deuxième office du soir, un deuxième office du matin et un deuxième office de l'après-midi. Ça c'est comme tous les jours.</p><p></p><p>Ensuite, comme tous les jours de fête, à Rosh Hashanah, avant la fête, on allume une ou des bougies et au moment du repas, on fait à la maison le ki-douche. Comme dans toutes les fêtes, il y a un élément du ki-douche qui est aussi introduit dans l'office du soir. Comme dans toutes les fêtes, y compris le Shabbat, aux trois offices.</p><p></p><p>Alors là j'ai dit trois offices, oui, mais c'est surtout le fait qu'à chacun de ces offices, il y a ce texte central qu'on appelle Amida ou Shmone Esre ou Tfilat Sheva. On va expliquer ça tout de suite. Amida, ça veut dire se tenir debout.</p><p></p><p>Shmone Esre, ça veut dire les 18 et ça fait référence aux 19 bénédictions qui sont comprises dans l'Amida les jours de semaine. Et le dernier mot que j'ai utilisé, c'est Tfilat Sheva, la Tfila, l'introspection. On dit souvent prière, mais ça rend pas justice à ce texte.</p><p></p><p>Donc l'introspection des sept, par allusion aux sept bénédictions qui sont dans l'Amida pour les jours de fête. Très succinctement, je vous renvoie sinon pour plus d'approfondissement au podcast sur les offices et sur ces textes-là. Dans l'Amida, il y a trois bénédictions au début, trois bénédictions à la fin et au milieu, il y en a une seule quand c'est les jours de fête et treize dans les jours normaux.</p><p></p><p>Donc cette bénédiction centrale, elle est différente en fonction de chaque fête. On est en train de marquer les différences entre les jours habituels et les jours de fête. Et donc dans les jours de fête, cette bénédiction centrale est modifiée pour l'Amida.</p><p></p><p>Et par ailleurs, il y a un quatrième office, une quatrième fois l'Amida qui est prononcée, c'est une Amida qui s'appelle Moussaf. Moussaf, ça signifie l'ourajou parce que c'est rajouté spécialement en l'honneur, soit du Shabbat, soit des fêtes. Alors on a beaucoup souligné dans notre podcast l'importance du temple et de la destruction du temple, du premier temple de Jérusalem en moins 586, puis du deuxième en plus 70 par les Romains.</p><p></p><p>Je me sens obligée de faire un petit aparté là, c'est les Romains qui ont tué Jésus, en même temps qu'ils étaient en train de pourrir le judaïsme. Ils ont détruit le temple en plus 70. Si notre temple a été détruit en plus 70, c'est pas nous qui avions le pouvoir.</p><p></p><p>Soyons très très très au clair là-dessus, je dis ça juste comme ça au passage. Référez-vous à mon livre en finir avec les idées fausses sur le judaïsme, les Juives et les Juifs. Notre temple a été détruit, il a fallu réinventer ou réinvestir d'autres parties du judaïsme.</p><p></p><p>La tefillah, les chants et la prononciation de textes, de textes d'inspiration, de retour sur soi, de prise de conscience, de méditation à la synagogue a pris de l'ampleur. Et donc pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que de même qu'il y avait trois offrandes perpétuelles tous les jours au temple, il y a trois fois la récitation de la Hamidah. Et de même que pour les jours de fête, il y avait une offrande supplémentaire au temple, et bien il y a une Hamidah supplémentaire pour les fêtes.</p><p></p><p>Donc qu'est-ce qui se passe à la synagogue pour les fêtes ? Et bien on fait quatre fois la Hamidah, donc le soir pour Arvit, Ouma Arriv, ça veut dire le soir et c'est des déclinaisons grammaticales différentes, le matin pour Chacharit, l'après-midi pour Mincha et un office supplémentaire qui s'appelle Moussaf. Je l'ai pas dit dans l'ordre où on le fait parce que Moussaf, on a le droit de le faire toute la journée en fait, et en réalité à la synagogue on fait Moussaf juste après Chacharit. Donc on a le soir, le matin, l'office supplémentaire et l'office de l'après-midi.</p><p></p><p>Aujourd'hui on va se concentrer sur ce texte de la Hamidah et les rajous qui y sont opérés à l'occasion de Rosh Hashanah et aussi des dix jours de Teshuvah, de retour sur soi, et aussi de Kippour. Ce n'est pas tout à fait les mêmes, on va parler ici de ceux de Rosh Hashanah, mais il y a une continuité dans toutes ces modifications. Donc la Hamidah, comme on l'a dit, commence avec les trois bénédictions d'introduction.</p><p></p><p>La première, elle s'appelle Avot, nous on l'appelle Avot ve-Imaot, ça signifie les pères et les mères, et cette bénédiction rappelle Abraham d'un côté et nous on rajoute Sarah de l'autre. Et puis elle parle aussi de Isaac et on ajoute Rebecca, elle parle de Jacob et on ajoute Rachel, Léa, et on peut rajouter aussi, j'y suis favorable, à Bila et Zilpah qui sont deux servantes qui ont contribué aussi à la création des treize enfants de Jacob, douze garçons qui ont donné les douze tribus et une fille qui s'appelle Dina, et je rentre pas dans les détails autour de ça. Ça c'est cette première bénédiction qui se termine par tuer une source de bénédiction, puissance de vie éternelle, qui protège Abraham et Sarah.</p><p></p><p>Ça c'est le classique, et bien au sein même de cette bénédiction, à Rosh Hashanah, on fait quelque chose d'un peu incroyable, c'est qu'on rajoute un passage juste avant la clôture de la bénédiction qui dit « Souviens-toi de nous pour la vie, roi qui aspire à la vie, et inscris-nous dans le livre de la vie, pour toi, pour ton nom, éternel, puissance, dieu de vie ». Le mot-clé ici que vous pouvez apprendre directement, c'est le mot « Chaim » qui veut dire « la vie », et donc je vais vous le chanter comme ça vous l'aurez en tête, nous on le chante comme ça à la synagogue. Après cette première bénédiction de la Hamidah, la deuxième elle est aussi toujours la même toute l'année, sauf le rajout spécifique à Rosh Hashanah qui est aussi d'ailleurs à Yom-Kippour. Donc cette deuxième bénédiction, elle parle de la puissance, elle parle du fait qu'on peut toujours retourner à la vie et être vivant et vivante dans le judaïsme, c'est être connecté à notre pouvoir d'action, à notre agentivité.</p><p></p><p>On dit qu'une personne vivante, même si elle est morte, c'est une personne qui a bien agi dans sa vie et qu'une personne morte, même si elle est vivante, c'est une personne qui est déconnectée de sa vie. Et donc on y dit « tu es une puissance infinie, éternelle, c'est toi qui fais revivre les morts, c'est toi qui fais tomber la pluie, c'est toi qui nourris les vivants de ton immense bonté ». Et il y a un rajout aussi dans cette bénédiction-là, donc quand même c'est assez énorme. On coupe ce passage-là et au milieu on rajoute « qui est comme toi, père de bienveillance et de compréhension et d'empathie, toi qui te souviens...]]></description><content:encoded><![CDATA[<p></p><p>Rosh Hashanah est une immense fête dans le judaïsme. Nous avons passé un podcast entier à parler de son origine, de comment elle était célébrée dans les temps les plus anciens et ceci associé à la compréhension de son nom Rosh Hashanah et de tous ses autres noms. Nous avons passé un podcast entier à parler de certaines pratiques comme le céder de Rosh Hashanah, qu'est-ce qu'on mange à la maison, comme le chauffard, qu'est-ce que c'est que la corne de bélier dont on souffle à Rosh Hashanah et pourquoi est-ce qu'on a habillé de blanc à Rosh Hashanah et ce type de pratiques.</p><p></p><p>Et puis ensuite on a passé un podcast entier à raconter les histoires qu'on lit à la synagogue à Rosh Hashanah, qu'on lit dans le Tanakh, Torah et Nevi'im, donc dans la Bible juive pour Rosh Hashanah. On a exploré tout ça et il manque un pilier encore à la compréhension de ce qui se passe pour la fête. Ce pilier, c'est celui des offices à la synagogue.</p><p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied, qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité, parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Vous me connaissez, je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, ça veut dire que j'ai célébré d'innombrables fêtes de Rosh Hashanah en tant qu'officiante, je l'ai enseigné à des centaines d'étudiants et d'étudiantes, en associant ces réflexions à chaque fois avec ce que je sais de toute l'histoire du judaïsme, de l'ensemble du système juif que j'ai étudié à Jérusalem dans le mouvement Massorti, et en l'associant évidemment à toutes les autres matières que je pratique, la sociologie, j'ai un doctorat en sociologie du droit, mais aussi la psychologie, tout ce que j'ai pu y lire, l'écoute mutuelle, l'analyse transactionnelle, la communication non violente, la sociocratie et bien d'autres choses.</p><p></p><p>Toutes ces sagesses humaines sont intéressantes à mettre en relation avec le judaïsme, c'est ce qui me passionne, comprendre comment nous vivons notre humanité. Je vous invite à suivre mes activités sur rabinchanski.fr Comment est-ce que les offices sont modifiés pour nous inviter à la résilience, à prendre conscience de nos comportements passés, à chercher de meilleurs comportements pour l'avenir, d'une façon qui n'est pas dans la culpabilité, mais qui est dans le fait de remettre l'ouvrage de nos vies sur le métier, sur le métier à tisser, pour retisser les fils de nos vies avec les motifs qui nous conviennent, parce qu'on n'a qu'une seule vie et qu'on n'a qu'un seul recherche à nos parents, et que c'est à ce moment-là qu'on est le mieux placé ou la mieux placée pour nous projeter vers l'avenir en analysant le passé. À Rosh Hashanah, on fait des offices qui reprennent la structure des offices classiques, mais il y a un certain nombre d'ajouts très importants et c'est ce dont on va parler aujourd'hui.</p><p></p><p>À Rosh Hashanah, comme tous les jours, il y a un office du soir, un office du matin, un office de l'après-midi. Comme il y a deux jours de fête, il y a un deuxième office du soir, un deuxième office du matin et un deuxième office de l'après-midi. Ça c'est comme tous les jours.</p><p></p><p>Ensuite, comme tous les jours de fête, à Rosh Hashanah, avant la fête, on allume une ou des bougies et au moment du repas, on fait à la maison le ki-douche. Comme dans toutes les fêtes, il y a un élément du ki-douche qui est aussi introduit dans l'office du soir. Comme dans toutes les fêtes, y compris le Shabbat, aux trois offices.</p><p></p><p>Alors là j'ai dit trois offices, oui, mais c'est surtout le fait qu'à chacun de ces offices, il y a ce texte central qu'on appelle Amida ou Shmone Esre ou Tfilat Sheva. On va expliquer ça tout de suite. Amida, ça veut dire se tenir debout.</p><p></p><p>Shmone Esre, ça veut dire les 18 et ça fait référence aux 19 bénédictions qui sont comprises dans l'Amida les jours de semaine. Et le dernier mot que j'ai utilisé, c'est Tfilat Sheva, la Tfila, l'introspection. On dit souvent prière, mais ça rend pas justice à ce texte.</p><p></p><p>Donc l'introspection des sept, par allusion aux sept bénédictions qui sont dans l'Amida pour les jours de fête. Très succinctement, je vous renvoie sinon pour plus d'approfondissement au podcast sur les offices et sur ces textes-là. Dans l'Amida, il y a trois bénédictions au début, trois bénédictions à la fin et au milieu, il y en a une seule quand c'est les jours de fête et treize dans les jours normaux.</p><p></p><p>Donc cette bénédiction centrale, elle est différente en fonction de chaque fête. On est en train de marquer les différences entre les jours habituels et les jours de fête. Et donc dans les jours de fête, cette bénédiction centrale est modifiée pour l'Amida.</p><p></p><p>Et par ailleurs, il y a un quatrième office, une quatrième fois l'Amida qui est prononcée, c'est une Amida qui s'appelle Moussaf. Moussaf, ça signifie l'ourajou parce que c'est rajouté spécialement en l'honneur, soit du Shabbat, soit des fêtes. Alors on a beaucoup souligné dans notre podcast l'importance du temple et de la destruction du temple, du premier temple de Jérusalem en moins 586, puis du deuxième en plus 70 par les Romains.</p><p></p><p>Je me sens obligée de faire un petit aparté là, c'est les Romains qui ont tué Jésus, en même temps qu'ils étaient en train de pourrir le judaïsme. Ils ont détruit le temple en plus 70. Si notre temple a été détruit en plus 70, c'est pas nous qui avions le pouvoir.</p><p></p><p>Soyons très très très au clair là-dessus, je dis ça juste comme ça au passage. Référez-vous à mon livre en finir avec les idées fausses sur le judaïsme, les Juives et les Juifs. Notre temple a été détruit, il a fallu réinventer ou réinvestir d'autres parties du judaïsme.</p><p></p><p>La tefillah, les chants et la prononciation de textes, de textes d'inspiration, de retour sur soi, de prise de conscience, de méditation à la synagogue a pris de l'ampleur. Et donc pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que de même qu'il y avait trois offrandes perpétuelles tous les jours au temple, il y a trois fois la récitation de la Hamidah. Et de même que pour les jours de fête, il y avait une offrande supplémentaire au temple, et bien il y a une Hamidah supplémentaire pour les fêtes.</p><p></p><p>Donc qu'est-ce qui se passe à la synagogue pour les fêtes ? Et bien on fait quatre fois la Hamidah, donc le soir pour Arvit, Ouma Arriv, ça veut dire le soir et c'est des déclinaisons grammaticales différentes, le matin pour Chacharit, l'après-midi pour Mincha et un office supplémentaire qui s'appelle Moussaf. Je l'ai pas dit dans l'ordre où on le fait parce que Moussaf, on a le droit de le faire toute la journée en fait, et en réalité à la synagogue on fait Moussaf juste après Chacharit. Donc on a le soir, le matin, l'office supplémentaire et l'office de l'après-midi.</p><p></p><p>Aujourd'hui on va se concentrer sur ce texte de la Hamidah et les rajous qui y sont opérés à l'occasion de Rosh Hashanah et aussi des dix jours de Teshuvah, de retour sur soi, et aussi de Kippour. Ce n'est pas tout à fait les mêmes, on va parler ici de ceux de Rosh Hashanah, mais il y a une continuité dans toutes ces modifications. Donc la Hamidah, comme on l'a dit, commence avec les trois bénédictions d'introduction.</p><p></p><p>La première, elle s'appelle Avot, nous on l'appelle Avot ve-Imaot, ça signifie les pères et les mères, et cette bénédiction rappelle Abraham d'un côté et nous on rajoute Sarah de l'autre. Et puis elle parle aussi de Isaac et on ajoute Rebecca, elle parle de Jacob et on ajoute Rachel, Léa, et on peut rajouter aussi, j'y suis favorable, à Bila et Zilpah qui sont deux servantes qui ont contribué aussi à la création des treize enfants de Jacob, douze garçons qui ont donné les douze tribus et une fille qui s'appelle Dina, et je rentre pas dans les détails autour de ça. Ça c'est cette première bénédiction qui se termine par tuer une source de bénédiction, puissance de vie éternelle, qui protège Abraham et Sarah.</p><p></p><p>Ça c'est le classique, et bien au sein même de cette bénédiction, à Rosh Hashanah, on fait quelque chose d'un peu incroyable, c'est qu'on rajoute un passage juste avant la clôture de la bénédiction qui dit « Souviens-toi de nous pour la vie, roi qui aspire à la vie, et inscris-nous dans le livre de la vie, pour toi, pour ton nom, éternel, puissance, dieu de vie ». Le mot-clé ici que vous pouvez apprendre directement, c'est le mot « Chaim » qui veut dire « la vie », et donc je vais vous le chanter comme ça vous l'aurez en tête, nous on le chante comme ça à la synagogue. Après cette première bénédiction de la Hamidah, la deuxième elle est aussi toujours la même toute l'année, sauf le rajout spécifique à Rosh Hashanah qui est aussi d'ailleurs à Yom-Kippour. Donc cette deuxième bénédiction, elle parle de la puissance, elle parle du fait qu'on peut toujours retourner à la vie et être vivant et vivante dans le judaïsme, c'est être connecté à notre pouvoir d'action, à notre agentivité.</p><p></p><p>On dit qu'une personne vivante, même si elle est morte, c'est une personne qui a bien agi dans sa vie et qu'une personne morte, même si elle est vivante, c'est une personne qui est déconnectée de sa vie. Et donc on y dit « tu es une puissance infinie, éternelle, c'est toi qui fais revivre les morts, c'est toi qui fais tomber la pluie, c'est toi qui nourris les vivants de ton immense bonté ». Et il y a un rajout aussi dans cette bénédiction-là, donc quand même c'est assez énorme. On coupe ce passage-là et au milieu on rajoute « qui est comme toi, père de bienveillance et de compréhension et d'empathie, toi qui te souviens de tes créatures, les créatures c'est nous, pour la vie et tu fais cela dans le rachamim ». Le rachamim, c'est de « rachem », c'est la matrice, c'est l'utérus, c'est le pouvoir d'accueil.</p><p></p><p>Et ça donne « mi chamocha av harachamim, zocher yetzourav, lechaim berachamim, lechaim berachamim ». Et donc voici le deuxième ajout spécifique qui pareil interrompt la bénédiction juste avant la chatima, la conclusion, le dernier baruch ata, etc. Et ensuite, selon les traditions, avant même la troisième bénédiction, on trouve des poésies qui ont été écrites à différentes époques de façon bien plus tardive. Je peux vous assurer que Abraham et Sarah ne connaissaient pas ni la Amida ni ses poésies.</p><p></p><p>Et ces poésies tournent autour de la question de la royauté puisque, référez-vous au podcast précédent, on parle du fait qu'on place la puissance éternelle au-dessus de nous, on l'investit, c'est comme un couronnement. Rosh Hashanah, c'est comme un couronnement d'un roi qui se renouvelle chaque année et s'interpelle parce que les rois, ils restent pour plusieurs années normalement. Donc c'est comme si chaque année on a besoin de redonner de la force aux valeurs auxquelles on adhère.</p><p></p><p>Donc les mots clés c'est Adonai Meler, l'éternel règne. Adonai Malach, l'éternel a régné. Adonai Imlor, l'éternel régnera.</p><p></p><p>L'Eolam va être pour toujours. Donc ça fait par exemple. Et l'Assemblée répond.</p><p></p><p>L'Assemblée répond. Et l'Assemblée continue. Donc ça c'est le poème qui s'appelle Adhiré Ayuma et qui introduit en plein milieu entre la deuxième et la troisième bénédiction de la Hamida.</p><p></p><p>Comme je disais c'est un poème plus tardif et donc il aurait été écrit vers le sixième ou septième siècle par un rabbin qui s'appelle Rabi Elazar Berabi Kalir. Donc vous voyez qu'on retrouve les thèmes, le thème de la royauté et on retrouve aussi à ce moment-là dans un autre poème le thème du jugement. Donc Bayom Din, au jour du jugement ou Badin, dans le jugement.</p><p></p><p>C'est ce qui revient sans cesse et donc je vous fais un petit extrait aussi de ce poème. L'Assemblée répond. L'Assemblée répond.</p><p></p><p>Cette poésie, on ne connaît pas son auteur et on pense qu'elle est antérieure en tout cas à celle que je vous ai citée précédemment. Il peut y avoir différents types de poésie qui sont rajoutées à cet endroit-là et en tout cas ensuite on arrive à un moment très très particulier alors qui est associé cette fois-ci à l'office de Moussaf, à l'office de Raju. Donc les passages précédents on les dit à la première Hamida le matin, donc c'est la deuxième parce que les jours commencent le soir mais on va dire comme ça.</p><p></p><p>Et au moment de Moussaf, on rajoute à ce moment-là dans la Hamida un passage très très prenant qui s'appelle Untané Tokef. Donnez de la puissance à la force de ce jour car il est grave et décisif. En ce jour ta souveraineté est proclamée, en ce jour ton trône de bonté est préparé car en ce jour tu es dit à t'asseoir dans la vérité.</p><p></p><p>Et là je vous renvoie, j'ai tout un podcast sur Untané Tokef qui est vraiment un thème central. Je vous rappelle juste deux passages qu'on a l'habitude de chanter. Un qui dit Arosh Hashana, vous êtes écrits, ils seront écrits et au jour du jeûne de Kipour ils seront scélis.</p><p></p><p>Et ça donne Je vais reprendre aussi pour vous le passage qui a inspiré la chanson de Léonard Cohen, Who By Fire. Et donc ça donne qui vivra et qui mourra, qui à la fin de sa vie ou qui par accident anticipé etc parce que d'une certaine façon Arosh Hashana tout ceci se décide puisque on décide de comment on va vivre et décider de comment on va vivre c'est aussi un peu décider de comment on va mourir et en tout cas on veut apporter toute la pression que l'éphémère de la vie nous porte. On veut orienter ça vers prendre des décisions et donc on chante et là on parle d'un décret et on veut parler aussi de la liberté parce que les décrets s'imposent sur nous jusqu'au moment où on les retourne, où on les renverse.</p><p></p><p>La vie nous impacte et nous pouvons la subir mais on peut aussi la reprendre en main et c'est là qu'on insiste sur ce qui permet de reprendre en main sa vie selon la tradition d'Arosh Hashana et selon ce texte le retour sur soi, l'examen de soi, le fait d'ouvrir son coeur et de prononcer ses mots et là le fait de rétablir la justice sociale en donnant de l'argent en répartissant les richesses et là potentiellement l'assemblée reprend à chaque fois après l'officiant qui fait et l'assemblée reprend Mais le retour sur soi, l'espérance du coeur et le partage permettent de dépasser la souffrance du décret. Et donc là on est toujours dans la Amida, vous vous rendez compte de la longueur, on est dans les trois premières bénédictions de la Amida et justement on arrive à la troisième qui s'appelle la Kedusha, la consécration qui est donc toujours présente dans chaque Amida, chaque jour, soir, matin, après-midi et aussi aux Amidot qui sont rajoutées comme à Moussaf. Et donc il y a différentes citations, on répond Kedush, Kedush, Kedush, Adonai tsevot melokhalaretz kevodo, c'est le mot Kedush qui est central parce que ça veut dire consacrer, la consécration et c'est à ce moment là aussi que vous avez le célèbre passage qu'on a envie à chaque fois de chanter, qui fait les dor vador, l'assemblée répond les dor vador, les dor vador, les dor vador, les dor vador nagit godlecha, de génération en génération nous dirons ta grandeur, les dor vador, les dor vador, les dor vador, les dor vador, les dor vador nagit godlecha, oule netzach netzachim, oule netzach netzachim, Kedushat chana kdish, oule netzach netzachim, oule netzach netzachim, Kedushat chana kdish.</p><p></p><p>Ensuite il peut y avoir de nouveau un petit poème qui est rajouté, qui s'appelle Vechol ma'amenim, qui veut dire et tout le monde garde sa fidélité et ensuite on rentre dans des passages vraiment spécifiques à la fête, donc on a le mot Uvechen et par conséquence qui introduit trois paragraphes successifs, Uvechen je l'ai traduit et surtout, je vais vous les lire, et surtout éternel notre force inspire un sentiment d'urgence à agir pour le bien à toutes tes créatures une alarme bienfaisante pour tous les êtres que tu fais exister et que toutes et tous les créés te craignent, te reconnaissent et s'allient pour accomplir ta volonté dans la plénitude de leur coeur car nous le savons éternel la souveraineté est devant toi, la force est dans ta main, la puissance est dans ta droite et ton grand nom repose sur toutes tes créatures et on continue pareil toujours Uvechen et surtout et surtout éternel donne de la fierté à ton peuple, de la considération à ta ville Jérusalem, de l'espoir bienfaisant aux personnes qui te cherchent, une voix audible aux personnes qui défendent tes valeurs, la joie à ta terre, l'allégresse à ta ville, l'épanouissement et la lumière à David ton défenseur, un flambeau persistant au fils de JC qui porte ta souveraineté bientôt et de nos jours, et surtout éternel Uvechen et surtout et surtout que les justes voient cela et se réjouissent, les personnes droites se renforcent, que les personnes bienfaisantes puissent chanter de satisfaction, que la bouche de la malfaisance soit écartée, que le mal disparaisse tout entier comme une vapeur car tu auras fait disparaître du monde le système du malheur. On chante ces passages, je vais en chanter juste un sur cette aire et c'est à ce moment là seulement qu'intervient la clôture de la troisième bénédiction qui s'appelle l'Akedusha. D'habitude on dit Ha-El Ha-Kadosh, la puissance qui est sacrée et ici on dit Ha-Melech Ha-Kadosh, le roi qui est sacré.</p><p></p><p>C'est à ce moment là ensuite qu'on rentre dans la bénédiction du milieu, celle qui est consacrée au jour, qui a les apports spécifiques au jour, donc quand c'est Shabbat, on y parle du Shabbat, là comme c'est Rosh Hashanah, on parle de Rosh Hashanah et c'est là qu'on chante ce petit passage qui dit Tu nous as rendu spéciaux parmi tous les peuples, tu nous as aimés, tu nous as désirés, tu nous as élevés au-dessus de notre condition humaine, tu nous as rendus spéciales et spéciaux par tes commandements, tu nous as rapprochés, toi qui est notre puissance souveraine, tu nous as rapprochés de ton service et ton grand nom, ton nom qui est grand et qui est sacré, tu l'as posé sur nous. Et voilà comment on le chante. Et on ajoute et donne nous éternel notre force avec amour, ce jour du souvenir, vous vous souvenez, c'est comme ça que ça s'appelle Rosh Hashanah, jour de la sonnerie, c'est l'autre nom de la fête, un appel spécial en souvenir de la sortie d'Egypte.</p><p></p><p>Et voilà comment on le chante. Ensuite on dit un passage qui s'appelle Ya Ale Ve Ya Vo, qui est spécifique aux fêtes, donc pas seulement à Rosh Hashanah, mais aussi. D'ailleurs, Ata V'Har Tanu que je viens de chanter, il y a une version différente à chaque fête, mais le principe reste.</p><p></p><p>Voilà tous ces éléments sur Rosh Hashanah et on continue, mais je profite qu'on soit arrivés à ce moment pour vous dire, je vous invite directement à suivre mes activités sur rabbinchanski.fr pour ce qui me concerne moi plus particulièrement, sur kokre.net à propos de toutes les formations et les sagesses dont j'ai parlé, et pour le travail associatif et le travail de dialogue, et sur yetzira.org pour toutes les affaires qui concernent la Synagogue, enfin devenir juif, et devenir juive d'ailleurs, les deux fonctionnent dans l'URL, et à votre disposition aussi pour retrouver tous les matériaux, et on continue. Ensuite si on est à Moussaf, on lit un passage qui reprend</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/roch-hachana-tefila]]></link><guid isPermaLink="false">2339a2ea-f254-48c5-af79-639bd71b0752</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 23 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/2339a2ea-f254-48c5-af79-639bd71b0752.mp3" length="48180525" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>50:11</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>6</itunes:episode><podcast:episode>6</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Retrouvez les explications concernant.... LE CHOFAR - sens, texe et quizz</title><itunes:title>Retrouvez les explications concernant.... LE CHOFAR - sens, texe et quizz</itunes:title><description><![CDATA[<p>קול שופר Kol chofar</p><p>Texte en hébreu</p><p>בָּרוּךְ אַתָּה יְהֹוָה, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו, וְצִוָּנוּ לִשְׁמוֹעַ קוֹל שׁוֹפָר:</p><p>בָּרוּךְ אַתָּה יְהֹוָה, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה:</p><p></p><p>תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תקיעה.</p><p>תקיעה. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. תרועה. תקיעה גדולה:</p><p></p><p></p><p>Texte en français</p><p>Tu es une source d’éternité, force infinie, qui détermine le monde, qui nous a permis d’être libres par tes commandements et nous a ordonné d’écouter le retentissement du chofar.</p><p>Tu es une source d’éternité, force infinie, qui détermine le monde, qui nous a permis de vivre, d’exister et de parvenir jusqu’à ce grand moment que nous vivons ensemble aujourd’hui.</p><p>Sonnerie – déchirures – retentissement…</p><p></p><p>Quizz Kol Chofar</p><p>1. Kol signifie « voix » ou « tout » ?</p><p>2. Chofar vient de « chauffard » (comme : Attention à ce chauffard dangereux qui conduit sans respect des principes élémentaires de sécurité) de sho far ( comme : « Sho far sho good », qui désigne que clopin clopant, tout va à peu près bien mais sans aucune vision d’ensemble) ou de la racine chipour qui signifie s’améliorer en hébreu ?</p><p>3. Vrai ou faux ? Les chofarot sont des cornes d’animaux évidées transformées en instruments à vent, ils peuvent être fait en cornes de gazelles, en cornes de vaches et en cornes de licorne ?</p><p>4. On sonne du chofar : pour Roch hachana, pour Yom kipour, pour annoncer le jubilée (yovel) ?</p><p>5. Le chofar est utilisé pour toutes les choses suivantes sauf une, laquelle ? Faire de la musique, célébrer le couronnement des rois, nous faire vibrer à Roch hachana, annoncer un danger pour que tout le monde se protège, mobiliser pour les guerres, annoncer la naissance d’un nouveau mois, célébrer une éclipse solaire, appeler au retour sur soi pendant les 10 jours d’introspection, nous rappeler de l’épreuve d’Isaac, annoncer l’entrée du chabat ?</p><p>6. Laquelle de ces occasions mythiques de l’histoire d’Israël n’est pas associée au chofar ? Création du monde, mort des premiers nés égyptiens, don de la torah, venue du temps de paix universel appelé « ère messianique »</p><p>7. Une personne facétieuse a transformé les noms des sonneries du chofar. Quels sont les noms en question ? « t’es qui toi ? », « t’es roux toi ! », « chèvres d’abîmes ».</p><p>8. On sonne le chofar le matin de Roch hachana : Au moment où l’hirondelle de l’est s’envole vers l’ouest ? tôt le matin ? Au milieu de la prière solennelle de la Amida ? en chantant « hévénou chalom aléHem » ? Avant la sortie de la Torah ? Au moment du kadich final ? Pendant le petit déjeuner ?</p><p>9. Selon la michna, il faut sonner du chofar : 10 fois, 100 fois ou 1000 fois ?</p><p>10. La deuxième amida du matin s’appelle « moussaf » parce que : elle a été instituée par Moïse (moussa en arabe), par Yossef (qui signifie « ajout » en hébreu), elle correspond au sacrifice supplémentaire qui était offert au Temple de Jérusalem à l’occasion des fêtes et qui s’appelait « korban moussaf » qui signifie « offrande supplémentaire » ?</p><p>11. On interrompt la deuxième amida du matin (moussaf) pour sonner du chofar : 0 fois, 3 fois, 30 fois ?</p><p>12. La amida de moussaf de roch hachana comprend trois parties : MalHouyot, ZiHronot et chofarot, ou bien Mac Coyote, pronote et chaufferette ?</p><p>13. Entendre le chofar à Roch hachana est : une bonne idée, un commandement ou un acte de rébellion ?</p><p>14. Avant d’entendre le chofar, on doit dire une phrase qui signifie : « J’ai conscience qu’en écoutant le chofar j’accomplis une chose importante qui contribue à faire vivre le judaïsme », « J’aime le son du chofar qui est si émouvant » ou « j’ai besoin de me déboucher les oreilles ce matin » ?</p><p>15. Dans quels cas peut-on accomplir ce commandement ? En venant spécialement à la synagogue ? En se promenant derrière la synagogue au bon moment ? En écoutant un disque de Avishai Cohen ? En écoutant l’écho du chofar dans la montagne d’à côté ?</p><p>16. On ne peut pas sonner de chofar si Roch hachana tombe un chabat, sauf : dans le Temple de Jérusalem (avant sa destruction), dans la maison d’étude de YoHanan ben Zakaï à Yavné, sous l’arc de triomphe de Titus à Rome ?</p><p>17. Dans la Torah, Roch hachana est appelée : jour de la sonnerie, jour du rappel de la sonnerie ou jour de la mémoire du rappel du souvenir de la sonnerie ?</p><p>18. La michna Roch hachana parle des choses suivantes sauf une : Comment décréter que le mois a commencé, quel témoignage concernant la nouvelle lune est recevable, en quoi un chofar est fabriqué, quelles sonneries du chofar doivent être effectuées, dans quel ordre on mange les fruits du seder de Roch hachana ?</p><p>19. Ceci n’est pas une pipe :</p><p>t</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>קול שופר Kol chofar</p><p>Texte en hébreu</p><p>בָּרוּךְ אַתָּה יְהֹוָה, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו, וְצִוָּנוּ לִשְׁמוֹעַ קוֹל שׁוֹפָר:</p><p>בָּרוּךְ אַתָּה יְהֹוָה, אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה:</p><p></p><p>תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תקיעה.</p><p>תקיעה. שברים. תקיעה.</p><p>תקיעה. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. תרועה. תקיעה.</p><p>תקיעה. תרועה. תקיעה גדולה:</p><p></p><p></p><p>Texte en français</p><p>Tu es une source d’éternité, force infinie, qui détermine le monde, qui nous a permis d’être libres par tes commandements et nous a ordonné d’écouter le retentissement du chofar.</p><p>Tu es une source d’éternité, force infinie, qui détermine le monde, qui nous a permis de vivre, d’exister et de parvenir jusqu’à ce grand moment que nous vivons ensemble aujourd’hui.</p><p>Sonnerie – déchirures – retentissement…</p><p></p><p>Quizz Kol Chofar</p><p>1. Kol signifie « voix » ou « tout » ?</p><p>2. Chofar vient de « chauffard » (comme : Attention à ce chauffard dangereux qui conduit sans respect des principes élémentaires de sécurité) de sho far ( comme : « Sho far sho good », qui désigne que clopin clopant, tout va à peu près bien mais sans aucune vision d’ensemble) ou de la racine chipour qui signifie s’améliorer en hébreu ?</p><p>3. Vrai ou faux ? Les chofarot sont des cornes d’animaux évidées transformées en instruments à vent, ils peuvent être fait en cornes de gazelles, en cornes de vaches et en cornes de licorne ?</p><p>4. On sonne du chofar : pour Roch hachana, pour Yom kipour, pour annoncer le jubilée (yovel) ?</p><p>5. Le chofar est utilisé pour toutes les choses suivantes sauf une, laquelle ? Faire de la musique, célébrer le couronnement des rois, nous faire vibrer à Roch hachana, annoncer un danger pour que tout le monde se protège, mobiliser pour les guerres, annoncer la naissance d’un nouveau mois, célébrer une éclipse solaire, appeler au retour sur soi pendant les 10 jours d’introspection, nous rappeler de l’épreuve d’Isaac, annoncer l’entrée du chabat ?</p><p>6. Laquelle de ces occasions mythiques de l’histoire d’Israël n’est pas associée au chofar ? Création du monde, mort des premiers nés égyptiens, don de la torah, venue du temps de paix universel appelé « ère messianique »</p><p>7. Une personne facétieuse a transformé les noms des sonneries du chofar. Quels sont les noms en question ? « t’es qui toi ? », « t’es roux toi ! », « chèvres d’abîmes ».</p><p>8. On sonne le chofar le matin de Roch hachana : Au moment où l’hirondelle de l’est s’envole vers l’ouest ? tôt le matin ? Au milieu de la prière solennelle de la Amida ? en chantant « hévénou chalom aléHem » ? Avant la sortie de la Torah ? Au moment du kadich final ? Pendant le petit déjeuner ?</p><p>9. Selon la michna, il faut sonner du chofar : 10 fois, 100 fois ou 1000 fois ?</p><p>10. La deuxième amida du matin s’appelle « moussaf » parce que : elle a été instituée par Moïse (moussa en arabe), par Yossef (qui signifie « ajout » en hébreu), elle correspond au sacrifice supplémentaire qui était offert au Temple de Jérusalem à l’occasion des fêtes et qui s’appelait « korban moussaf » qui signifie « offrande supplémentaire » ?</p><p>11. On interrompt la deuxième amida du matin (moussaf) pour sonner du chofar : 0 fois, 3 fois, 30 fois ?</p><p>12. La amida de moussaf de roch hachana comprend trois parties : MalHouyot, ZiHronot et chofarot, ou bien Mac Coyote, pronote et chaufferette ?</p><p>13. Entendre le chofar à Roch hachana est : une bonne idée, un commandement ou un acte de rébellion ?</p><p>14. Avant d’entendre le chofar, on doit dire une phrase qui signifie : « J’ai conscience qu’en écoutant le chofar j’accomplis une chose importante qui contribue à faire vivre le judaïsme », « J’aime le son du chofar qui est si émouvant » ou « j’ai besoin de me déboucher les oreilles ce matin » ?</p><p>15. Dans quels cas peut-on accomplir ce commandement ? En venant spécialement à la synagogue ? En se promenant derrière la synagogue au bon moment ? En écoutant un disque de Avishai Cohen ? En écoutant l’écho du chofar dans la montagne d’à côté ?</p><p>16. On ne peut pas sonner de chofar si Roch hachana tombe un chabat, sauf : dans le Temple de Jérusalem (avant sa destruction), dans la maison d’étude de YoHanan ben Zakaï à Yavné, sous l’arc de triomphe de Titus à Rome ?</p><p>17. Dans la Torah, Roch hachana est appelée : jour de la sonnerie, jour du rappel de la sonnerie ou jour de la mémoire du rappel du souvenir de la sonnerie ?</p><p>18. La michna Roch hachana parle des choses suivantes sauf une : Comment décréter que le mois a commencé, quel témoignage concernant la nouvelle lune est recevable, en quoi un chofar est fabriqué, quelles sonneries du chofar doivent être effectuées, dans quel ordre on mange les fruits du seder de Roch hachana ?</p><p>19. Ceci n’est pas une pipe :</p><p>t</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/chofar-roch-hachana]]></link><guid isPermaLink="false">f460a2c9-8b19-4a6b-b017-697c1e3a8a45</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 16 Aug 2026 08:15:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/f460a2c9-8b19-4a6b-b017-697c1e3a8a45.mp3" length="37019525" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>38:34</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>12</itunes:episode><podcast:episode>12</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Torah de Roch hachana II Isaac et Abraham, la Akéda</title><itunes:title>Torah de Roch hachana II Isaac et Abraham, la Akéda</itunes:title><description><![CDATA[<p></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/roch-hachana-isaac-integral]]></link><guid isPermaLink="false">f2fcceec-9425-47c3-88c7-a0841a493491</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 16 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/f2fcceec-9425-47c3-88c7-a0841a493491.mp3" length="13506957" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>18:46</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>9</itunes:episode><podcast:episode>9</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Histoires d&apos;empowerment; les haftarot de roch hachana</title><itunes:title>Histoires d&apos;empowerment; les haftarot de roch hachana</itunes:title><description><![CDATA[<p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds et même si on retombe sur un seul pied c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. On parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique je vous renvoie au premier épisode du podcast judaïsme sur un pied qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode.</p><p></p><p>Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante. On va parler aujourd'hui de textes qu'on lit du côté de la Haftarah à Rosh Hashanah, un texte des prophètes des Nevi'im, texte tiré de la deuxième partie de la Bible. Il y a pas mal d'histoires sur pourquoi est-ce qu'on lit un texte des prophètes d'un point de vue historique, on pense qu'il a été nécessaire de donner un statut au livre des prophètes et de dire ce qu'il était important et donc par exemple dans les bénédictions de la Haftarah, on dit, on associe Torah, Avodah et Nevi'im, on associe l'enseignement, le Pentateuch qui à l'époque de la compilation des prophètes, le Pentateuch c'est vraiment une valeur très stable, tout le monde est totalement centré sur le Pentateuch, donc la Torah, le Avodah c'est ce qui se passe au Temple, ça aussi c'est quelque chose de très ancien, très basé, la Torah, le Avodah et les Nevi'im et les prophètes sont associés pour leur donner un certain statut.</p><p></p><p>Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, à la fois une rabbin qui explore l'histoire et le sens de l'histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente.</p><p></p><p>Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux, ils font du bien à nous mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde. Donc n'hésitez pas à me contacter.</p><p></p><p>Et puis d'un autre côté je suis aussi une rabbin pratique, ça fait 20 ans que je suis, plus de 20 ans. En réalité je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dath Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France, aux profs de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire depuis 26 ans.</p><p></p><p>Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets. Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchansky.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif.fr. Vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde.</p><p></p><p>Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ce qu'on trouve dans la Torah, ce qu'on trouve dans les prophètes, ce qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir. Et c'est parti ! On a parlé de la haftarah et du maftir. Maftir, en fait, c'est le verbe.</p><p></p><p>Maftir, c'est la personne qui produit la haftarah. La racine qui est en jeu, c'est la racine P-T-R, de la même racine que patour, ça veut dire dispenser. Maftir, c'est la personne qui accomplit le devoir pour qui une dispense.</p><p></p><p>La haftarah, c'est ce qui accomplit la dispense. Enfin, pas vraiment la dispense, mais simplement le fait que comme on a accompli le devoir, on n'y est plus tenu. La très belle expression, qui n'a rien à voir au niveau du langage, mais que je trouve très très belle en halakha, c'est sortir des mains du devoir.</p><p></p><p>Et donc, quand on est patour, ça veut dire qu'on est dispensé. Et ici, entre autres, parce qu'on a accompli le devoir de lire dans les prophètes. Comme il y a deux jours de Rosh Hashanah, il y a deux parachiotes, mais il y a aussi deux haftarottes.</p><p></p><p>Et ces deux haftarottes sont donc, comme on l'a dit, par définition tirées de la partie appelée Les Prophètes. Et en l'occurrence, de deux parties. Une qui s'appelle Samuel, et qui raconte l'histoire de Hana et comment... Voilà, c'est un très très beau texte.</p><p></p><p>Et la deuxième est tirée du prophète Jérémie. Donc, on va raconter ces deux histoires-là. Pour le premier jour, c'est tiré du livre de Samuel.</p><p></p><p>Il s'agit du tout début du livre de Samuel, la naissance de Samuel. Et en fait, ça parle surtout de l'histoire de Hana, sa mère. Et donc, c'est le troisième des livres des Nevim, des prophètes.</p><p></p><p>Et ensuite, pour le deuxième jour, donc on a un extrait du livre de Jérémie. On est vers la fin du livre. Et le livre de Jérémie est le huitième des livres des prophètes.</p><p></p><p>Donc, on a bien avancé quand même dans cette deuxième partie. Alors, on va commencer en racontant l'histoire de Hana. De Hana.</p><p></p><p>Et c'est l'histoire d'une femme qui venait avec son mari, Elkanah, et tous les ans, ils venaient au temple. Donc ici, on parle de l'importance du temple en corps. Et donc, on rappelle ce motif central et le lien avec le temple.</p><p></p><p>Et donc, à chaque fois, il offrait des offrandes et il aimait vraiment beaucoup Hana. Donc, il lui donnait plus de portions. Parce qu'en réalité, les sacrifices, ils ne sont pas intégralement brûlés.</p><p></p><p>Il y a une certaine sorte de sacrifice et d'offrandes qui est totalement brûlée. Mais en général, il y a juste certaines parties qui sont brûlées. En général, celles qui ne sont pas consommables.</p><p></p><p>Certaines parties qui sont données aux prêtres. Et certaines parties qui sont mangées sur place. Et donc, Elkanah, il donnait des portions de l'offrande à toute sa famille.</p><p></p><p>Mais à Hana, il lui donnait deux portions. Parce qu'il l'aimait de tout son cœur et qu'il voulait aussi compenser sa peine. Parce qu'elle était stérile, elle n'avait pas d'enfant.</p><p></p><p>Et ça lui faisait beaucoup de peine. Et d'un autre côté, l'autre femme de Elkanah était tout le temps en train de lui chercher des difficultés et de la faire souffrir. On reconnaît aussi un peu le motif entre Sarah et Agar.</p><p></p><p>Où Agar dévalorisait Sarah et où Sarah a fait renvoyer Agar. On voit ici cette question de concurrence, de conflit. Et donc, à chaque fois, Hana, elle se mettait à pleurer, elle ne mangeait pas, elle ne se sentait pas bien.</p><p></p><p>Et son mari n'arrivait pas à la consoler. Et un jour, elle a changé. Et peut-être que ça, c'est très lié au motif de Rechachana.</p><p></p><p>Elle a décidé que non, ce n'était plus possible comme ça. Elle s'est levée et elle s'est approchée du sanctuaire de l'Éternel. Et elle s'est mise à ouvrir son cœur, à exprimer toute sa peine et toute sa frustration.</p><p></p><p>Et à arriver ensuite, après avoir vidé son cœur, arriver à l'espoir que les choses puissent changer. Alors ça, ça prend la forme de quelque chose qui devient une prière. Elle dit, Éternel, regarde ma peine.</p><p></p><p>Regarde ma peine à moi qui suis pourtant ta servante, qui suis entièrement dévouée à toi. Souviens-toi de moi, ne m'oublie pas. Donne-moi un enfant, un garçon.</p><p></p><p>C'est comme ça. On est dans un contexte patriarcal. Donne-moi un enfant, un garçon.</p><p></p><p>Je l'offrirai à l'Éternel pour toute sa vie. Je ne lui raserai pas la tête. Il sera consacré et il rentrera à ton service.</p><p></p><p>Et à ce moment-là, elle se fait insulter par le prêtre de l'époque qui s'appelle Réli, Reine la Mediute, pas comme le prophète Éli, qui lui s'écrit avec un aleph, Réli. Il lui dit, mais t'es en train de cuver ton vin, t'es ivre, tu t'étales, va-t'en. Ici, on est de façon intéressante dans le conflit entre une religion instituée et l'ouverture du cœur de Hana, de Hana.</p><p></p><p>Son ouverture du cœur, son émotionnel, sa sincérité, c'est très stéréotypique puisque l'homme ici est en position de pouvoir et défend la structure soi-disant sérieuse. Et d'un autre côté, Hana, ici la femme, est du côté de l'épanchement du cœur, de la sincérité, etc. Donc c'est très intéressant, c'est très stéréotypique.</p><p></p><p>Et en même temps, on voit que ça va s'inverser complètement parce que c'est Hana qui va gagner. Elle va gagner non seulement dans l'histoire, ici, là, dans cette histoire-là, dans les prophètes, mais elle va aussi gagner dans l'histoire juive puisqu'elle sera prise ensuite comme exemple de ce que doit être la prière juive, c'est-à-dire une ouverture du cœur et l'espoir que les choses puissent changer. Donc ça, ça brise le stéréotype.</p><p></p><p>C'est ça qui est intéressant dans la Bible, souvent, c'est que le stéréotype existe, mais ensuite il est contrebalancé aussi parce que les stéréotypes ont évolué en 3000 ans de telle sorte que ça ne rentre pas dans nos stéréotypes d'aujourd'hui. Elie l'écoute. Elie écoute Hana.</p><p></p><p>Elle lui dit, pas du tout, j'ai le cœur déchiré et j'ai penché mon âme et je ne suis pas du tout...]]></description><content:encoded><![CDATA[<p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds et même si on retombe sur un seul pied c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. On parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique je vous renvoie au premier épisode du podcast judaïsme sur un pied qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode.</p><p></p><p>Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante. On va parler aujourd'hui de textes qu'on lit du côté de la Haftarah à Rosh Hashanah, un texte des prophètes des Nevi'im, texte tiré de la deuxième partie de la Bible. Il y a pas mal d'histoires sur pourquoi est-ce qu'on lit un texte des prophètes d'un point de vue historique, on pense qu'il a été nécessaire de donner un statut au livre des prophètes et de dire ce qu'il était important et donc par exemple dans les bénédictions de la Haftarah, on dit, on associe Torah, Avodah et Nevi'im, on associe l'enseignement, le Pentateuch qui à l'époque de la compilation des prophètes, le Pentateuch c'est vraiment une valeur très stable, tout le monde est totalement centré sur le Pentateuch, donc la Torah, le Avodah c'est ce qui se passe au Temple, ça aussi c'est quelque chose de très ancien, très basé, la Torah, le Avodah et les Nevi'im et les prophètes sont associés pour leur donner un certain statut.</p><p></p><p>Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, à la fois une rabbin qui explore l'histoire et le sens de l'histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente.</p><p></p><p>Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux, ils font du bien à nous mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde. Donc n'hésitez pas à me contacter.</p><p></p><p>Et puis d'un autre côté je suis aussi une rabbin pratique, ça fait 20 ans que je suis, plus de 20 ans. En réalité je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dath Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France, aux profs de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire depuis 26 ans.</p><p></p><p>Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets. Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchansky.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif.fr. Vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde.</p><p></p><p>Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ce qu'on trouve dans la Torah, ce qu'on trouve dans les prophètes, ce qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir. Et c'est parti ! On a parlé de la haftarah et du maftir. Maftir, en fait, c'est le verbe.</p><p></p><p>Maftir, c'est la personne qui produit la haftarah. La racine qui est en jeu, c'est la racine P-T-R, de la même racine que patour, ça veut dire dispenser. Maftir, c'est la personne qui accomplit le devoir pour qui une dispense.</p><p></p><p>La haftarah, c'est ce qui accomplit la dispense. Enfin, pas vraiment la dispense, mais simplement le fait que comme on a accompli le devoir, on n'y est plus tenu. La très belle expression, qui n'a rien à voir au niveau du langage, mais que je trouve très très belle en halakha, c'est sortir des mains du devoir.</p><p></p><p>Et donc, quand on est patour, ça veut dire qu'on est dispensé. Et ici, entre autres, parce qu'on a accompli le devoir de lire dans les prophètes. Comme il y a deux jours de Rosh Hashanah, il y a deux parachiotes, mais il y a aussi deux haftarottes.</p><p></p><p>Et ces deux haftarottes sont donc, comme on l'a dit, par définition tirées de la partie appelée Les Prophètes. Et en l'occurrence, de deux parties. Une qui s'appelle Samuel, et qui raconte l'histoire de Hana et comment... Voilà, c'est un très très beau texte.</p><p></p><p>Et la deuxième est tirée du prophète Jérémie. Donc, on va raconter ces deux histoires-là. Pour le premier jour, c'est tiré du livre de Samuel.</p><p></p><p>Il s'agit du tout début du livre de Samuel, la naissance de Samuel. Et en fait, ça parle surtout de l'histoire de Hana, sa mère. Et donc, c'est le troisième des livres des Nevim, des prophètes.</p><p></p><p>Et ensuite, pour le deuxième jour, donc on a un extrait du livre de Jérémie. On est vers la fin du livre. Et le livre de Jérémie est le huitième des livres des prophètes.</p><p></p><p>Donc, on a bien avancé quand même dans cette deuxième partie. Alors, on va commencer en racontant l'histoire de Hana. De Hana.</p><p></p><p>Et c'est l'histoire d'une femme qui venait avec son mari, Elkanah, et tous les ans, ils venaient au temple. Donc ici, on parle de l'importance du temple en corps. Et donc, on rappelle ce motif central et le lien avec le temple.</p><p></p><p>Et donc, à chaque fois, il offrait des offrandes et il aimait vraiment beaucoup Hana. Donc, il lui donnait plus de portions. Parce qu'en réalité, les sacrifices, ils ne sont pas intégralement brûlés.</p><p></p><p>Il y a une certaine sorte de sacrifice et d'offrandes qui est totalement brûlée. Mais en général, il y a juste certaines parties qui sont brûlées. En général, celles qui ne sont pas consommables.</p><p></p><p>Certaines parties qui sont données aux prêtres. Et certaines parties qui sont mangées sur place. Et donc, Elkanah, il donnait des portions de l'offrande à toute sa famille.</p><p></p><p>Mais à Hana, il lui donnait deux portions. Parce qu'il l'aimait de tout son cœur et qu'il voulait aussi compenser sa peine. Parce qu'elle était stérile, elle n'avait pas d'enfant.</p><p></p><p>Et ça lui faisait beaucoup de peine. Et d'un autre côté, l'autre femme de Elkanah était tout le temps en train de lui chercher des difficultés et de la faire souffrir. On reconnaît aussi un peu le motif entre Sarah et Agar.</p><p></p><p>Où Agar dévalorisait Sarah et où Sarah a fait renvoyer Agar. On voit ici cette question de concurrence, de conflit. Et donc, à chaque fois, Hana, elle se mettait à pleurer, elle ne mangeait pas, elle ne se sentait pas bien.</p><p></p><p>Et son mari n'arrivait pas à la consoler. Et un jour, elle a changé. Et peut-être que ça, c'est très lié au motif de Rechachana.</p><p></p><p>Elle a décidé que non, ce n'était plus possible comme ça. Elle s'est levée et elle s'est approchée du sanctuaire de l'Éternel. Et elle s'est mise à ouvrir son cœur, à exprimer toute sa peine et toute sa frustration.</p><p></p><p>Et à arriver ensuite, après avoir vidé son cœur, arriver à l'espoir que les choses puissent changer. Alors ça, ça prend la forme de quelque chose qui devient une prière. Elle dit, Éternel, regarde ma peine.</p><p></p><p>Regarde ma peine à moi qui suis pourtant ta servante, qui suis entièrement dévouée à toi. Souviens-toi de moi, ne m'oublie pas. Donne-moi un enfant, un garçon.</p><p></p><p>C'est comme ça. On est dans un contexte patriarcal. Donne-moi un enfant, un garçon.</p><p></p><p>Je l'offrirai à l'Éternel pour toute sa vie. Je ne lui raserai pas la tête. Il sera consacré et il rentrera à ton service.</p><p></p><p>Et à ce moment-là, elle se fait insulter par le prêtre de l'époque qui s'appelle Réli, Reine la Mediute, pas comme le prophète Éli, qui lui s'écrit avec un aleph, Réli. Il lui dit, mais t'es en train de cuver ton vin, t'es ivre, tu t'étales, va-t'en. Ici, on est de façon intéressante dans le conflit entre une religion instituée et l'ouverture du cœur de Hana, de Hana.</p><p></p><p>Son ouverture du cœur, son émotionnel, sa sincérité, c'est très stéréotypique puisque l'homme ici est en position de pouvoir et défend la structure soi-disant sérieuse. Et d'un autre côté, Hana, ici la femme, est du côté de l'épanchement du cœur, de la sincérité, etc. Donc c'est très intéressant, c'est très stéréotypique.</p><p></p><p>Et en même temps, on voit que ça va s'inverser complètement parce que c'est Hana qui va gagner. Elle va gagner non seulement dans l'histoire, ici, là, dans cette histoire-là, dans les prophètes, mais elle va aussi gagner dans l'histoire juive puisqu'elle sera prise ensuite comme exemple de ce que doit être la prière juive, c'est-à-dire une ouverture du cœur et l'espoir que les choses puissent changer. Donc ça, ça brise le stéréotype.</p><p></p><p>C'est ça qui est intéressant dans la Bible, souvent, c'est que le stéréotype existe, mais ensuite il est contrebalancé aussi parce que les stéréotypes ont évolué en 3000 ans de telle sorte que ça ne rentre pas dans nos stéréotypes d'aujourd'hui. Elie l'écoute. Elie écoute Hana.</p><p></p><p>Elle lui dit, pas du tout, j'ai le cœur déchiré et j'ai penché mon âme et je ne suis pas du tout une malotrue, mais simplement j'ai énormément de douleur et c'est pour ça que j'ai passé si longtemps à ouvrir mon cœur. Et Elie lui répond, d'accord, très bien, tu as raison, va en paix et que le Dieu d'Israël t'accorde ce que tu as demandé. Et donc elle répond avec politesse, elle s'en va et son visage s'est complètement transformé.</p><p></p><p>Elle, dont les visages étaient tombés à terre avant à chaque fois parce qu'elle se faisait complètement agresser à la fois par sa réalité et par sa concurrente, elle se relève, son visage est totalement modifié et le lendemain, ils se prosternent devant l'Éternel, ils vont au temple, ils font leurs offrandes, ils reviennent et Elkanah et Hana sont ensemble et y conçoivent un enfant. Et c'est à ce moment-là que Samuel, qui sera donc le premier prophète d'Israël de cette façon-là, on dit qu'il y avait des pouvoirs de prophétie chez Abraham, Sarah, Moïse, Myriam, etc. dans le passé.</p><p></p><p>Mais là, c'est une forme un petit peu différente et c'est à ce moment-là que Samuel est conçu, puis qu'il naît, puis qu'il est amené au temple. Le temps passe dans notre podcast et il nous reste une dernière histoire à raconter. C'est l'histoire de la haftarah du deuxième jour de Rosh Hashanah qui est tirée du livre de Jérémie du chapitre 31.</p><p></p><p>D'une façon générale, historiquement, on considère qu'il y a bien eu un prophète Jérémie et il y a toujours une discussion à quel moment les récits de la Bible juive du Tanakh deviennent historiques. Et là, il y a un consensus que oui, Jérémie a existé et que oui, certaines portions du livre ont été écrites soit par Jérémie, soit par un scribe de son époque. Et alors ensuite, il y a des discussions, mais la première partie du livre aurait pu être écrite avant moins 550.</p><p></p><p>Et puis, il aurait pu y avoir une deuxième rédaction jusqu'à moins 540 et même une troisième rédaction jusqu'à moins 520 au fur et à mesure qu'on rentre dans le livre. Là, on est au chapitre 31, donc on pourrait être à la deuxième rédaction, vers moins 540, quelque chose comme ça. Et donc, je ne vais pas vous lire l'ensemble du chapitre ni vous raconter l'ensemble de l'histoire.</p><p></p><p>C'est vraiment, on est dans la parole prophétique maintenant, donc ce n'est pas une histoire, contrairement à l'histoire de Samuel et de sa naissance et de la prière et de la reprise en main de Hannah. C'est Jérémie qui dit Et là, ce sont surtout des paroles de réconfort, dont je vais vous raconter plutôt la fin. qui ne veut pas être consolée car elle a perdu ses fils.</p><p></p><p>Et là, on fait référence aux tribus d'Israël perdues et envoyées en exil. Donc, on parle ici de l'espoir du retour à Sion. Vous voyez ici qu'on parle d'une mère éplorée vis-à-vis de ses enfants, un petit peu comme l'histoire de Hannah, la mère du prophète Samuel, et puis un petit peu aussi comme Sarah par rapport à Isaac et Hagar par rapport à Ismaël.</p><p></p><p>Je vous continue la suite. J'ai accepté tes reproches comme un jeune bœuf sauvage. Accueille-moi de nouveau car je reviens à toi, car toi seule éternelle, tu es mon guide.</p><p></p><p>Oui, je suis rentrée en moi-même. Je suis revenue sur mon comportement. J'ai été éclairée sur mes fautes, je les ai comprises.</p><p></p><p>Je me suis frappée la poitrine. Je reconnais avec honte et confusion que j'endure les conséquences de mes erreurs du passé. Et ensuite, il y a ce petit passage emblématique.</p><p></p><p>Ephraim est pour moi comme un enfant chéri, un enfant choyé, puisque plus j'en parle, plus je veux me ressouvenir de lui. Oh oui, mon cœur, mes entrailles se sont émus en sa faveur. Il faut que je le reprenne en pitié, dit l'Éternel.</p><p></p><p>Ici, il y a une reconnaissance des fautes, un changement de comportement et un retour à l'amour de la vie et à la protection peut-être que nous apporte notre connexion à la puissance de vie. Et voilà, c'est le deuxième, la deuxième aftara, la deuxième lecture des prophètes qu'on lit à Rosh Hashanah. Bien, vous êtes arrivés jusqu'ici, bravo.</p><p></p><p>On a parlé des textes tirés du Tanakh qui sont lus tel quel, de façon continue à Rosh Hashanah. Il y a beaucoup d'autres parties du Tanakh qui sont lues à Rosh Hashanah, soit parce qu'elles font partie des offices réguliers. Le chemin israël, par exemple, c'est les nombrils de Théron homme.</p><p></p><p>Donc, il y a beaucoup de choses qui sont lues à Rosh Hashanah. On en lit des extraits, mais pas tout à fait de la même façon. Et puis, on parlera aussi dans le prochain podcast des Shofarot, Malchuyot et Zichronot, dans lesquels il y a plein de versets qui sont associés, justement pour souligner ces trois concepts essentiels.</p><p></p><p>Mais ça, on verra ça la prochaine fois. Nous avons bien travaillé aujourd'hui en racontant cette histoire. Je vous les rappelle, l'histoire de Hannah, Elkanah et Samuel et l'histoire de Jérémie et du peuple qui retrouvent un chemin de vie positif.</p><p></p><p>Ces histoires, elles vous appartiennent, racontez-les, étudiez-les, relisez-les. Venez les entendre dans le contexte de leur récit public à la synagogue à Rosh Hashanah. Je vais exagérer un tout petit peu et dire qu'elle nous inspire depuis 3000 ans.</p><p></p><p>Alors, laissons-nous inspirer encore pour l'avenir. Voilà tous ces éléments merveilleux pour l'instant sur Rosh Hashanah et on continue. Mais je profite qu'on soit arrivés à ce petit moment pour vous dire, je vous invite directement à suivre mes activités sur rabenchanski.fr pour ce qui me concerne moi plus particulièrement, sur kokre.net à propos de toutes les formations et les sagesses dont j'ai parlé et pour le travail associatif et le travail de dialogue et sur yetzira.org pour toutes les affaires qui concernent la synagogue.</p><p></p><p>Enfin, devenir juif et devenir juive, d'ailleurs, les deux fonctionnent dans l'URL, et à votre disposition aussi pour retrouver tous les matériaux. Merci de donner votre cœur et votre réflexion à cette tradition de résilience qu'est le judaïsme. Et rappelez-vous, chaque fois que nous soutenons les traditions de résilience antiques, nous leur rendons vie et nous nous rendons vie à nous-mêmes.</p><p></p><p>Nous avançons ensemble. A très bientôt.</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/haftara-roch-hachana]]></link><guid isPermaLink="false">d4daa65b-7fd7-4f92-8315-347d7b8b7511</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 16 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/d4daa65b-7fd7-4f92-8315-347d7b8b7511.mp3" length="21422397" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>25:30</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>5</itunes:episode><podcast:episode>5</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Ountané Tokef</title><itunes:title>Ountané Tokef</itunes:title><description><![CDATA[<p>Bonjour à vous, créateurs et créatrices, Yotzrim V. Yotzroth. Chaque fois que nous nous tournons vers un des textes de la tradition juive, nous créons un nouveau sens à ce texte. Nous mettons ces textes anciens en résonance avec nos vies et nous en ravivons le sens à la fois pour le texte, à la fois pour la tradition et à la fois pour nous-mêmes.</p><p></p><p>Et tel est exactement le sens du mot Yotzer, création. Et ce pouvoir de création se manifeste dans la rédaction de textes différents, de poèmes, de chants. Et le texte Untané Tokef fait partie de ces créations incroyables qui sont rentrées dans l'histoire et qui ont imprégné chaque parcelle des jours redoutables, des fêtes de ticherie, de Rosh Hashanah, des deux jours de Rosh Hashanah et du jour de Yom Kippur.</p><p></p><p>Et dans ces journées-là, Untané Tokef, le texte que nous évoquons aujourd'hui, est très présent. Comme tous les autres textes, il n'a pas toujours existé, il n'a pas été donné par Dieu à Moïse au Mont Sinaï, mais il est né de l'importance que nous attachons à ces jours du début d'année, Rosh Hashanah, les dix jours de retour sur soi et d'introspection et Yom Kippur. Et donc c'est en prêtant attention au travail intérieur et collectif proposé par ces fêtes que nous mettons en place les structures qui nous permettent d'avancer le mieux possible.</p><p></p><p>Et Untané Tokef fait partie de ces créations qui portent notre élan du cœur au moment des fêtes de ticherie. Au cours des fêtes de ticherie, nous cherchons à toucher à l'infini, à la profondeur, au sens de nos vies. Peut-être que l'été est en passé et à l'approche de l'hiver, saison dangereuse, l'hiver c'est un moment qu'il est difficile de traverser, c'est un moment périlleux, un moment où des récoltes insuffisantes deviennent une menace pour la survie, où le froid est une menace, où le raccourcissement des jours porte atteinte à notre capacité de réaction et c'est un moment où on s'approche de la mort, où la nature est sur pose et où nous devons garder toujours ce fil.</p><p></p><p>Donc à l'approche de l'hiver, peut-être que ces fêtes de ticherie nous préparent à traverser l'hiver et nous permettent de mobiliser notre énergie, de faire les réserves dont nous avons besoin pour dépasser le moment critique. Et face au péril de l'hiver, c'est un bon moment pour se remettre en question et faire le point. Et plutôt que de subir les vicissitudes de la vie, c'est intéressant de faire nous-mêmes le point sur nos vies, d'anticiper les difficultés et de leur faire face dans un cadre qui est adapté.</p><p></p><p>Nous affrontons nos doutes et nos incertitudes et nos questionnements sur un terrain qui est favorable, qui est balisé, qui est collectif à travers les fêtes de Rosh Hashanah et de Yom Kippour. En même temps, pour être certains et certaines que ces crises existentielles se produisent en terrain contrôlé, ça signifie que lorsque ce terrain contrôlé existe, c'est le bon moment pour faire face aux crises existentielles. C'est important parce que ça nous permet de comprendre pourquoi Untane Tokef est tellement difficile, est tellement saisissante.</p><p></p><p>Mais puisqu'on ne peut pas toujours être dans la paix et dans le calme, car si on était toujours dans la paix et dans le calme, on n'avancerait pas et on ne se préparerait pas aux difficultés pour la suite, on ne serait pas résilient, on ne serait pas agile. Puisqu'on ne peut pas rester toujours dans ce calme, alors on veut que notre intelligence et nos forces se mettent en action avant. La question se pose ici de savoir si vous êtes plus efficaces, si nous sommes toutes et tous plus efficaces en situation de danger réel ou en situation de pression qu'on s'est mise de façon un peu artificielle mais quand même ou si nous sommes plus efficaces en situation de pure détente et de pure tranquillité.</p><p></p><p>Est-ce que quand tout va bien, nous avançons ? Est-ce que quand tout va mal et qu'il y a de réels risques, nous avançons ? Et est-ce que dans les situations intermédiaires, nous pouvons aussi progresser ? Souvent, je ne sais pas pour vous, mais souvent on n'avance pas trop quand tout va bien. On a l'impression que le bonheur auquel on a accès nous est dû et c'est souvent quand on perd quelque chose qu'on se rend compte combien cette chose nous a manqué. Que ce soit la santé, que ce soit des proches, que ce soit des situations matérielles.</p><p></p><p>Et donc, il est rare qu'on se sente en incertitude dans une situation éphémère alors qu'on vit en même temps dans l'opulence. Et peut-être que ça vaut la peine de se préparer quand tout va bien et de se souvenir que le bien-être n'est pas un acquis, ce n'est pas une évidence, ni pour nous individuellement parce que nous toutes et tous nous faisons face à des moments de crise dans nos vies, ni pour tout le monde parce qu'il y a des personnes qui naissent dans des circonstances de vie faciles et d'autres qui naissent dans des circonstances de vie difficiles. Et le fait de manger à sa faim, d'avoir chaud, d'avoir de l'espoir dans l'avenir, d'avoir de quoi se cultiver, d'avoir des proches qu'on aime, d'avoir des personnes qui nous parlent avec respect, c'est à la fois d'un côté, ça peut sembler une évidence, mais ça ne l'est pas toujours.</p><p></p><p>Et donc, même dans ces circonstances, il est important de toujours progresser, d'avoir une vision globale, renforcer le tissu social et ne pas s'imaginer que ce sont des acquis. Et c'est ce que permet de faire une tanétocaffe, parce que ce texte nous ébranle, nous allons le voir. Et puis, d'un autre côté, quand on est en difficulté, c'est intéressant aussi de savoir, désolée de vous le dire, mais que ça peut être pire.</p><p></p><p>Et donc, même quand on est en difficulté, il est important de mobiliser ses forces et puis de faire le bilan. Et là, une tanétocaffe permet également de se mobiliser, avec l'avantage que les personnes qui sont dans la facilité et celles qui sont dans la difficulté se retrouvent réunies au même endroit, autour de ses champs, dans ce contexte favorable, pour s'appuyer et se soutenir. Et que dans ce contexte-là, trembler est normal, parce que une tanétocaffe est un texte qui nous fait trembler.</p><p></p><p>Et puis, la dernière question, l'autre hypothèse, celle où on est vraiment acculé, où c'est vraiment extrêmement dur, eh bien, en réalité, si on ne se met pas des échéances un peu artificielles, comme Rosh Hashanah et Yom Kippour, si on n'apprend pas les leçons de la vie, on va se retrouver face aux mêmes épreuves encore et encore. Et la situation peut même se dégrader. Et on n'agit pas forcément bien quand on est au pied du mur.</p><p></p><p>Peut-être certaines personnes, oui, mais d'autres, non. Et puis, peut-être qu'ils s'écoutent aussi émotionnellement. Et puis, vous connaissez les trois réponses classiques, flee, freeze et fight.</p><p></p><p>On a tendance, quand on réagit sur le coup, à fuir, à se battre ou à se congeler et à faire le mort, ou peut-être faun, ça veut dire agir avec soumission. Moi, je rajoute d'un point de vue juif, j'ai découvert ça au moment de l'écriture de mon livre, qu'on peut aussi rajouter fun, faire de l'humour et food, manger. C'est d'autres réactions, mais je dis ça juste pour l'astuce.</p><p></p><p>En réalité, quand on n'est pas préparé, on n'a pas forcément les meilleures réactions. Tout ça, cette introduction, elle est pour vous dire une chose très importante, qui est que le but de Ountané Tokef n'est pas de nous clouer à terre, de nous stupéfier, de nous rabaisser, pas du tout. Et le texte semble un peu faire ça, et il peut à votre oreille au début sembler faire ça, mais en réalité, ce qu'il dit, c'est qu'il y a des moments pour faire le bilan avec courage et que si on ne saisit pas ces moments avec courage, on aura des problèmes par la suite.</p><p></p><p>Et c'est ce que dit le texte, d'une façon qui n'enjolive pas et qui nous met face à la réalité. Il y a une réalité exagérée parce qu'on veut déclencher des difficultés et les remises en question, que le groupe, que l'ambiance des fêtes nous permet justement de mieux digérer dans ces conditions qui sont tellement favorables où on est ensemble, où on chante et où on étudie. Donc je vais vous lire Ountané Tokef dans pas longtemps, et puis je vous en chanterai également des extraits.</p><p></p><p>Mais cette introduction générale, elle parle de ce travail qu'on fait en écoutant ce Ountané Tokef. Alors on va lire la traduction que j'ai faite pour vous de Ountané Tokef, qui est celle qu'on utilisera dans les offices de la synagogue Yétsira. Et puis on va en chanter des extraits, et puis il y aura un petit quiz et une conclusion.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à vous, créateurs et créatrices, Yotzrim V. Yotzroth. Chaque fois que nous nous tournons vers un des textes de la tradition juive, nous créons un nouveau sens à ce texte. Nous mettons ces textes anciens en résonance avec nos vies et nous en ravivons le sens à la fois pour le texte, à la fois pour la tradition et à la fois pour nous-mêmes.</p><p></p><p>Et tel est exactement le sens du mot Yotzer, création. Et ce pouvoir de création se manifeste dans la rédaction de textes différents, de poèmes, de chants. Et le texte Untané Tokef fait partie de ces créations incroyables qui sont rentrées dans l'histoire et qui ont imprégné chaque parcelle des jours redoutables, des fêtes de ticherie, de Rosh Hashanah, des deux jours de Rosh Hashanah et du jour de Yom Kippur.</p><p></p><p>Et dans ces journées-là, Untané Tokef, le texte que nous évoquons aujourd'hui, est très présent. Comme tous les autres textes, il n'a pas toujours existé, il n'a pas été donné par Dieu à Moïse au Mont Sinaï, mais il est né de l'importance que nous attachons à ces jours du début d'année, Rosh Hashanah, les dix jours de retour sur soi et d'introspection et Yom Kippur. Et donc c'est en prêtant attention au travail intérieur et collectif proposé par ces fêtes que nous mettons en place les structures qui nous permettent d'avancer le mieux possible.</p><p></p><p>Et Untané Tokef fait partie de ces créations qui portent notre élan du cœur au moment des fêtes de ticherie. Au cours des fêtes de ticherie, nous cherchons à toucher à l'infini, à la profondeur, au sens de nos vies. Peut-être que l'été est en passé et à l'approche de l'hiver, saison dangereuse, l'hiver c'est un moment qu'il est difficile de traverser, c'est un moment périlleux, un moment où des récoltes insuffisantes deviennent une menace pour la survie, où le froid est une menace, où le raccourcissement des jours porte atteinte à notre capacité de réaction et c'est un moment où on s'approche de la mort, où la nature est sur pose et où nous devons garder toujours ce fil.</p><p></p><p>Donc à l'approche de l'hiver, peut-être que ces fêtes de ticherie nous préparent à traverser l'hiver et nous permettent de mobiliser notre énergie, de faire les réserves dont nous avons besoin pour dépasser le moment critique. Et face au péril de l'hiver, c'est un bon moment pour se remettre en question et faire le point. Et plutôt que de subir les vicissitudes de la vie, c'est intéressant de faire nous-mêmes le point sur nos vies, d'anticiper les difficultés et de leur faire face dans un cadre qui est adapté.</p><p></p><p>Nous affrontons nos doutes et nos incertitudes et nos questionnements sur un terrain qui est favorable, qui est balisé, qui est collectif à travers les fêtes de Rosh Hashanah et de Yom Kippour. En même temps, pour être certains et certaines que ces crises existentielles se produisent en terrain contrôlé, ça signifie que lorsque ce terrain contrôlé existe, c'est le bon moment pour faire face aux crises existentielles. C'est important parce que ça nous permet de comprendre pourquoi Untane Tokef est tellement difficile, est tellement saisissante.</p><p></p><p>Mais puisqu'on ne peut pas toujours être dans la paix et dans le calme, car si on était toujours dans la paix et dans le calme, on n'avancerait pas et on ne se préparerait pas aux difficultés pour la suite, on ne serait pas résilient, on ne serait pas agile. Puisqu'on ne peut pas rester toujours dans ce calme, alors on veut que notre intelligence et nos forces se mettent en action avant. La question se pose ici de savoir si vous êtes plus efficaces, si nous sommes toutes et tous plus efficaces en situation de danger réel ou en situation de pression qu'on s'est mise de façon un peu artificielle mais quand même ou si nous sommes plus efficaces en situation de pure détente et de pure tranquillité.</p><p></p><p>Est-ce que quand tout va bien, nous avançons ? Est-ce que quand tout va mal et qu'il y a de réels risques, nous avançons ? Et est-ce que dans les situations intermédiaires, nous pouvons aussi progresser ? Souvent, je ne sais pas pour vous, mais souvent on n'avance pas trop quand tout va bien. On a l'impression que le bonheur auquel on a accès nous est dû et c'est souvent quand on perd quelque chose qu'on se rend compte combien cette chose nous a manqué. Que ce soit la santé, que ce soit des proches, que ce soit des situations matérielles.</p><p></p><p>Et donc, il est rare qu'on se sente en incertitude dans une situation éphémère alors qu'on vit en même temps dans l'opulence. Et peut-être que ça vaut la peine de se préparer quand tout va bien et de se souvenir que le bien-être n'est pas un acquis, ce n'est pas une évidence, ni pour nous individuellement parce que nous toutes et tous nous faisons face à des moments de crise dans nos vies, ni pour tout le monde parce qu'il y a des personnes qui naissent dans des circonstances de vie faciles et d'autres qui naissent dans des circonstances de vie difficiles. Et le fait de manger à sa faim, d'avoir chaud, d'avoir de l'espoir dans l'avenir, d'avoir de quoi se cultiver, d'avoir des proches qu'on aime, d'avoir des personnes qui nous parlent avec respect, c'est à la fois d'un côté, ça peut sembler une évidence, mais ça ne l'est pas toujours.</p><p></p><p>Et donc, même dans ces circonstances, il est important de toujours progresser, d'avoir une vision globale, renforcer le tissu social et ne pas s'imaginer que ce sont des acquis. Et c'est ce que permet de faire une tanétocaffe, parce que ce texte nous ébranle, nous allons le voir. Et puis, d'un autre côté, quand on est en difficulté, c'est intéressant aussi de savoir, désolée de vous le dire, mais que ça peut être pire.</p><p></p><p>Et donc, même quand on est en difficulté, il est important de mobiliser ses forces et puis de faire le bilan. Et là, une tanétocaffe permet également de se mobiliser, avec l'avantage que les personnes qui sont dans la facilité et celles qui sont dans la difficulté se retrouvent réunies au même endroit, autour de ses champs, dans ce contexte favorable, pour s'appuyer et se soutenir. Et que dans ce contexte-là, trembler est normal, parce que une tanétocaffe est un texte qui nous fait trembler.</p><p></p><p>Et puis, la dernière question, l'autre hypothèse, celle où on est vraiment acculé, où c'est vraiment extrêmement dur, eh bien, en réalité, si on ne se met pas des échéances un peu artificielles, comme Rosh Hashanah et Yom Kippour, si on n'apprend pas les leçons de la vie, on va se retrouver face aux mêmes épreuves encore et encore. Et la situation peut même se dégrader. Et on n'agit pas forcément bien quand on est au pied du mur.</p><p></p><p>Peut-être certaines personnes, oui, mais d'autres, non. Et puis, peut-être qu'ils s'écoutent aussi émotionnellement. Et puis, vous connaissez les trois réponses classiques, flee, freeze et fight.</p><p></p><p>On a tendance, quand on réagit sur le coup, à fuir, à se battre ou à se congeler et à faire le mort, ou peut-être faun, ça veut dire agir avec soumission. Moi, je rajoute d'un point de vue juif, j'ai découvert ça au moment de l'écriture de mon livre, qu'on peut aussi rajouter fun, faire de l'humour et food, manger. C'est d'autres réactions, mais je dis ça juste pour l'astuce.</p><p></p><p>En réalité, quand on n'est pas préparé, on n'a pas forcément les meilleures réactions. Tout ça, cette introduction, elle est pour vous dire une chose très importante, qui est que le but de Ountané Tokef n'est pas de nous clouer à terre, de nous stupéfier, de nous rabaisser, pas du tout. Et le texte semble un peu faire ça, et il peut à votre oreille au début sembler faire ça, mais en réalité, ce qu'il dit, c'est qu'il y a des moments pour faire le bilan avec courage et que si on ne saisit pas ces moments avec courage, on aura des problèmes par la suite.</p><p></p><p>Et c'est ce que dit le texte, d'une façon qui n'enjolive pas et qui nous met face à la réalité. Il y a une réalité exagérée parce qu'on veut déclencher des difficultés et les remises en question, que le groupe, que l'ambiance des fêtes nous permet justement de mieux digérer dans ces conditions qui sont tellement favorables où on est ensemble, où on chante et où on étudie. Donc je vais vous lire Ountané Tokef dans pas longtemps, et puis je vous en chanterai également des extraits.</p><p></p><p>Mais cette introduction générale, elle parle de ce travail qu'on fait en écoutant ce Ountané Tokef. Alors on va lire la traduction que j'ai faite pour vous de Ountané Tokef, qui est celle qu'on utilisera dans les offices de la synagogue Yétsira. Et puis on va en chanter des extraits, et puis il y aura un petit quiz et une conclusion.</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/ountane-tokef]]></link><guid isPermaLink="false">785c7010-6cd2-4f02-9a88-df6b6fdb20e3</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/785c7010-6cd2-4f02-9a88-df6b6fdb20e3.mp3" length="50315565" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>52:25</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>13</itunes:episode><podcast:episode>13</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>haftara Hanna Samuel texte intégral avec taamim</title><itunes:title>haftara Hanna Samuel texte intégral avec taamim</itunes:title><description><![CDATA[<p></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/hanna-roch-hachana]]></link><guid isPermaLink="false">fd667fb8-299a-4b23-8071-9e2a72ffe997</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/fd667fb8-299a-4b23-8071-9e2a72ffe997.mp3" length="24422733" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>33:55</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>10</itunes:episode><podcast:episode>10</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Trois histoires de la Torah pour Roch hachana!</title><itunes:title>Trois histoires de la Torah pour Roch hachana!</itunes:title><description><![CDATA[<p>Lorsqu'on parle de Torah écrite, on pense avant tout au fameux cinq livres de MoÎse... (et de Myriam?). A Roch hachana, trois passages sont lus. Lesquels? Pourquoi? Que nous enseignent-ils?</p><p>On en parle ici!</p><p></p><p>1. comment se passe la canonisation d’un texte</p><p>2. quelle est la plus importante des fêtes juives</p><p>3. Qui reconstruit le judaïsme après l’exil de Babylone ?</p><p>4. Pourquoi est-il important de lire la description des sacrifices ?</p><p>5. Quand lit-on la description des sacrifices ?</p><p>6. Les sacrifices d’animaux au Temple de Jérusalem sont-ils un truc de barbares ?</p><p>7. Quand lit-on dans la Torah de façon officielle à notre époque ?</p><p>8. Quels sont les premières lectures qui ont été instituées de façon officielle ?</p><p>9. Pourquoi y a-t-il deux parachiot pour la fête de Roch hachana ?</p><p>10. Quelle est la troisième lecture toraïque qu’on lit pour les deux jours de Roch hachana ?</p><p>11. Qu’est-ce qu’une haftara ?</p><p>12. Pourquoi un texte tiré des Prophètes a-t-il été associé systématiquement au texte de la la Torah ?</p><p>13. Que sont la Torah, le Avoda et les Néviim ?</p><p>14. Dans quel texte trouve-t-on ces trois notions associées ?</p><p>15. Entre les Prophètes, les Ecrits et l’Enseignement, lequel de ces texte a été canonisé en premier ?</p><p>16. Comment donne-t-on de l’autorité à un nouveau canon ?</p><p>17. Quel est le rôle de la personne qu’on nomme « maftir » ou « maftira »?</p><p>18. Quel texte sépare la lecture officielle de la Torah de la lecture de la torah appelée « maftir » ?</p><p>19. Pourquoi y a-t-il deux haftarot associées à la fête de Roch hachana ?</p><p>20. Quels sont les deux prophètes mentionnés dans les haftarot de Roch hachana ?</p><p>21. En quoi le maftir de Roch hachana est-il différent du maftir du chabat ?</p><p>22. De quoi parle le maftir de Roch hachana ?</p><p>23. En quoi lire les commandements liés aux sacrifices est-il important à notre époque alors que le Temple de Jérusalem n’a pas été reconstruit ?</p><p>24. Comment peut-on associer créativité et continuité ?</p><p>25. Quelles sont les trois obligations liées à Roch hachana mentionnées dans le maftir ?</p><p>26. A quoi les offrandes de Roch hachana s’ajoutent-elles ?</p><p>27. De quel livre est tiré le maftir de roch hachana ?</p><p>28. Comment dit-on un verset en hébreu ?</p><p>29. De quel livre sont tirées les parachiot de Roch hachana ?</p><p>30. En combien de portions la paracha est-elle découpée à Chabat ?</p><p>31. En combien de portions la paracha est-elle découpée pour les fêtes ?</p><p>32. Combien de personnes montent à la Torah lorsque Roch hachana tombe un chabat ?</p><p>33. Quel problème Sarah et Abraham ont rencontré ?</p><p>34. Qui est Hagar ?</p><p>35. Qui est Ismael ?</p><p>36. Comment s’appelle l’enfant de Sarah et Abraham ?</p><p>37. Quelle est la relation de Hagar et Sarah ? De Isaac et Ismaël ?</p><p>38. Pourquoi Sarah demande-t-elle à Abraham d’écarter Hagar et Ismaël ?</p><p>39. Comment Ismael est-il considéré ?</p><p>40. Comment se passe le voyage de Hagar ?</p><p>41. Qui interpelle Hagar ?</p><p>42. En quoi l’histoire d’Hagar et Ismaël ressemble-t-elle à celle d’Abraham et Isaac ?</p><p>43. Pourquoi est-il utile d’avoir plusieurs rouleaux de la torah ?</p><p>44. Qu’est-ce que la Puissance divine aurait demandé à Abraham?</p><p>45. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle problématique ?</p><p>46. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle nécessaire ?</p><p>47. Avraham compte-t-il sacrifier son fils ? Quels éléments en donnent des indices ?</p><p>48. Comment Isaac réagit-il dans le voyage avec son père ?</p><p>49. Qui interpelle Abraham pour sauver Isaac ?</p><p>50. Comment sortir de l’impasse entre « faire des sacrifices humains comme tout le monde » et « passer pour une personne moins engagée que les autres car on refuse de faire des sacrifices humains » ?</p><p>51. Qu’est-ce que le « kidouch hachem » ?</p><p>52. Faut-il mourir pour dieu ?</p><p>53. Abraham fait-il quand même un sacrifice ?</p><p>54. Quel est le rapport entre l’histoire de la Akédat ItsHak et le chofar ?</p><p>55. Quels sont les 3 textes de la Torah qui sont lus à Roch hachana ?</p><p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Aujourd'hui, on parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année, de siècle en siècle, puisqu'on peut le dire, disons-le, de millénaire en millénaire puisque le judaïsme se base sur des histoires qui ont pu être compilées, là je parle de la Torah écrite, qui ont pu être compilées au moins 7e, 6e, 5e siècle, donc on a le droit de parler en termes de millénaire et que cette compilation, bien sûr, implique d'autres textes qui étaient transmis eux-mêmes de façon orale bien avant, donc avant 1000, peut-être moins 1200, peut-être moins 1500, il y a des discussions historiques, bref.</p><p></p><p>Mon but ici est de partager avec vous les textes qui sont lus à la synagogue et que vous pouvez raconter chez vous et qui sont issus du Tanakh, de la Bible hébraïque, donc certains textes de la Torah, d'autres des prophètes et d'autres, c'est pas le cas pour Rosh Hashanah, pas de façon directe complète, mais potentiellement aussi, pour d'autres fêtes, des écrits, des hagiographes. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique, je vous remploie au premier épisode du podcast « Judaïsme sur un pied » qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est-ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient, le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode. Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante de Rosh Hashanah, la plus importante des fêtes juives, mais je vous préviens tout de suite que je dirai ça à absolument toutes les fêtes juives parce qu'elles sont toutes incroyables à leur façon.</p><p></p><p>Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de vingt ans, à la fois une rabbin qui explore l'Histoire et le sens de l'Histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens, et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, ce sont les outils que j'utilise, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement, ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente.</p><p></p><p>Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux et font du bien à nous, mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde, donc n'hésitez pas à me contacter. Et puis d'un autre côté, je suis aussi une rabbin pratique, ça fait plus de vingt ans que je suis.</p><p></p><p>En réalité, je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dad Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France ou prof de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire, depuis 26 ans. Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets.</p><p></p><p>Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchanski.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif, vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde. Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ceux qu'on trouve dans la Torah, ceux qu'on trouve dans les prophètes, qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir.</p><p></p><p>Et c'est parti ! On l'a vu dans le 8e chapitre du livre de Nehemi, qui fait partie de la 3e partie du Tanakh, Torah, Nevi'im, Ketuvim, l'enseignement, les prophètes, les écrits ou hagiographes. C'est comme ça qu'on appelle la Bible hébraïque. Dans le livre de Nehemi, Nehemi dit au peuple que c'est la fête et on parle ici de la fête qui se déroule le 7e mois, le premier jour du 7e mois.</p><p></p><p>Donc on parle de cette date de Rosh Hashanah et de ce qui s'y passe au moment du retour à Sion, au moment où les exilés de Babylone, Babel a détruit le premier temple, les élites et les personnalités importantes socialement du judaïsme ont été déportées à Babylone pour détruire la culture locale. Au moment de la destruction de l'Empire babylonien et de la prise de pouvoir de l'Empire perse, ils reviennent et ils reconstruisent le judaïsme, autrement parce que le temple n'est pas encore là, n'est pas encore reconstruit et qu'il s'est quand même passé 70 ans d'exil où toute la structure basique a été détruite. Quand dans la Torah on lit ce qui se passe autour des sacrifices au temple, c'est ça qu'on fait, on recrée le lien avec le judaïsme d'avant la destruction du premier temple.</p><p></p><p>Donc quand on lit la description des sacrifices, ça peut sembler un petit peu pas intéressant, pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Et en réalité c'est ça qui fait qu'on est dans une continuité avec avant le 6e siècle. Par ailleurs, ce qu'on peut dire aussi c'est que ces pratiques qui avaient du sens pour...]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu'on parle de Torah écrite, on pense avant tout au fameux cinq livres de MoÎse... (et de Myriam?). A Roch hachana, trois passages sont lus. Lesquels? Pourquoi? Que nous enseignent-ils?</p><p>On en parle ici!</p><p></p><p>1. comment se passe la canonisation d’un texte</p><p>2. quelle est la plus importante des fêtes juives</p><p>3. Qui reconstruit le judaïsme après l’exil de Babylone ?</p><p>4. Pourquoi est-il important de lire la description des sacrifices ?</p><p>5. Quand lit-on la description des sacrifices ?</p><p>6. Les sacrifices d’animaux au Temple de Jérusalem sont-ils un truc de barbares ?</p><p>7. Quand lit-on dans la Torah de façon officielle à notre époque ?</p><p>8. Quels sont les premières lectures qui ont été instituées de façon officielle ?</p><p>9. Pourquoi y a-t-il deux parachiot pour la fête de Roch hachana ?</p><p>10. Quelle est la troisième lecture toraïque qu’on lit pour les deux jours de Roch hachana ?</p><p>11. Qu’est-ce qu’une haftara ?</p><p>12. Pourquoi un texte tiré des Prophètes a-t-il été associé systématiquement au texte de la la Torah ?</p><p>13. Que sont la Torah, le Avoda et les Néviim ?</p><p>14. Dans quel texte trouve-t-on ces trois notions associées ?</p><p>15. Entre les Prophètes, les Ecrits et l’Enseignement, lequel de ces texte a été canonisé en premier ?</p><p>16. Comment donne-t-on de l’autorité à un nouveau canon ?</p><p>17. Quel est le rôle de la personne qu’on nomme « maftir » ou « maftira »?</p><p>18. Quel texte sépare la lecture officielle de la Torah de la lecture de la torah appelée « maftir » ?</p><p>19. Pourquoi y a-t-il deux haftarot associées à la fête de Roch hachana ?</p><p>20. Quels sont les deux prophètes mentionnés dans les haftarot de Roch hachana ?</p><p>21. En quoi le maftir de Roch hachana est-il différent du maftir du chabat ?</p><p>22. De quoi parle le maftir de Roch hachana ?</p><p>23. En quoi lire les commandements liés aux sacrifices est-il important à notre époque alors que le Temple de Jérusalem n’a pas été reconstruit ?</p><p>24. Comment peut-on associer créativité et continuité ?</p><p>25. Quelles sont les trois obligations liées à Roch hachana mentionnées dans le maftir ?</p><p>26. A quoi les offrandes de Roch hachana s’ajoutent-elles ?</p><p>27. De quel livre est tiré le maftir de roch hachana ?</p><p>28. Comment dit-on un verset en hébreu ?</p><p>29. De quel livre sont tirées les parachiot de Roch hachana ?</p><p>30. En combien de portions la paracha est-elle découpée à Chabat ?</p><p>31. En combien de portions la paracha est-elle découpée pour les fêtes ?</p><p>32. Combien de personnes montent à la Torah lorsque Roch hachana tombe un chabat ?</p><p>33. Quel problème Sarah et Abraham ont rencontré ?</p><p>34. Qui est Hagar ?</p><p>35. Qui est Ismael ?</p><p>36. Comment s’appelle l’enfant de Sarah et Abraham ?</p><p>37. Quelle est la relation de Hagar et Sarah ? De Isaac et Ismaël ?</p><p>38. Pourquoi Sarah demande-t-elle à Abraham d’écarter Hagar et Ismaël ?</p><p>39. Comment Ismael est-il considéré ?</p><p>40. Comment se passe le voyage de Hagar ?</p><p>41. Qui interpelle Hagar ?</p><p>42. En quoi l’histoire d’Hagar et Ismaël ressemble-t-elle à celle d’Abraham et Isaac ?</p><p>43. Pourquoi est-il utile d’avoir plusieurs rouleaux de la torah ?</p><p>44. Qu’est-ce que la Puissance divine aurait demandé à Abraham?</p><p>45. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle problématique ?</p><p>46. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle nécessaire ?</p><p>47. Avraham compte-t-il sacrifier son fils ? Quels éléments en donnent des indices ?</p><p>48. Comment Isaac réagit-il dans le voyage avec son père ?</p><p>49. Qui interpelle Abraham pour sauver Isaac ?</p><p>50. Comment sortir de l’impasse entre « faire des sacrifices humains comme tout le monde » et « passer pour une personne moins engagée que les autres car on refuse de faire des sacrifices humains » ?</p><p>51. Qu’est-ce que le « kidouch hachem » ?</p><p>52. Faut-il mourir pour dieu ?</p><p>53. Abraham fait-il quand même un sacrifice ?</p><p>54. Quel est le rapport entre l’histoire de la Akédat ItsHak et le chofar ?</p><p>55. Quels sont les 3 textes de la Torah qui sont lus à Roch hachana ?</p><p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Aujourd'hui, on parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année, de siècle en siècle, puisqu'on peut le dire, disons-le, de millénaire en millénaire puisque le judaïsme se base sur des histoires qui ont pu être compilées, là je parle de la Torah écrite, qui ont pu être compilées au moins 7e, 6e, 5e siècle, donc on a le droit de parler en termes de millénaire et que cette compilation, bien sûr, implique d'autres textes qui étaient transmis eux-mêmes de façon orale bien avant, donc avant 1000, peut-être moins 1200, peut-être moins 1500, il y a des discussions historiques, bref.</p><p></p><p>Mon but ici est de partager avec vous les textes qui sont lus à la synagogue et que vous pouvez raconter chez vous et qui sont issus du Tanakh, de la Bible hébraïque, donc certains textes de la Torah, d'autres des prophètes et d'autres, c'est pas le cas pour Rosh Hashanah, pas de façon directe complète, mais potentiellement aussi, pour d'autres fêtes, des écrits, des hagiographes. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique, je vous remploie au premier épisode du podcast « Judaïsme sur un pied » qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est-ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient, le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode. Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante de Rosh Hashanah, la plus importante des fêtes juives, mais je vous préviens tout de suite que je dirai ça à absolument toutes les fêtes juives parce qu'elles sont toutes incroyables à leur façon.</p><p></p><p>Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de vingt ans, à la fois une rabbin qui explore l'Histoire et le sens de l'Histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens, et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, ce sont les outils que j'utilise, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement, ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente.</p><p></p><p>Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux et font du bien à nous, mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde, donc n'hésitez pas à me contacter. Et puis d'un autre côté, je suis aussi une rabbin pratique, ça fait plus de vingt ans que je suis.</p><p></p><p>En réalité, je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dad Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France ou prof de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire, depuis 26 ans. Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets.</p><p></p><p>Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchanski.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif, vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde. Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ceux qu'on trouve dans la Torah, ceux qu'on trouve dans les prophètes, qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir.</p><p></p><p>Et c'est parti ! On l'a vu dans le 8e chapitre du livre de Nehemi, qui fait partie de la 3e partie du Tanakh, Torah, Nevi'im, Ketuvim, l'enseignement, les prophètes, les écrits ou hagiographes. C'est comme ça qu'on appelle la Bible hébraïque. Dans le livre de Nehemi, Nehemi dit au peuple que c'est la fête et on parle ici de la fête qui se déroule le 7e mois, le premier jour du 7e mois.</p><p></p><p>Donc on parle de cette date de Rosh Hashanah et de ce qui s'y passe au moment du retour à Sion, au moment où les exilés de Babylone, Babel a détruit le premier temple, les élites et les personnalités importantes socialement du judaïsme ont été déportées à Babylone pour détruire la culture locale. Au moment de la destruction de l'Empire babylonien et de la prise de pouvoir de l'Empire perse, ils reviennent et ils reconstruisent le judaïsme, autrement parce que le temple n'est pas encore là, n'est pas encore reconstruit et qu'il s'est quand même passé 70 ans d'exil où toute la structure basique a été détruite. Quand dans la Torah on lit ce qui se passe autour des sacrifices au temple, c'est ça qu'on fait, on recrée le lien avec le judaïsme d'avant la destruction du premier temple.</p><p></p><p>Donc quand on lit la description des sacrifices, ça peut sembler un petit peu pas intéressant, pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Et en réalité c'est ça qui fait qu'on est dans une continuité avec avant le 6e siècle. Par ailleurs, ce qu'on peut dire aussi c'est que ces pratiques qui avaient du sens pour l'humanité à cette époque, on est les mêmes êtres humains, il n'y a pas eu une variation délirante. On peut avoir l'impression, on a eu l'impression en Occident avec les Lumières qu'on a progressé de façon incroyable, mais c'était un petit peu quand même la culture occidentale qui se racontait qu'elle était la meilleure et que les autres auparavant étaient un petit peu des sauvages.</p><p></p><p>Quand même au 19e siècle, on a quand même une idée très précise de ce qu'est un être humain évolué et de ce qu'est un sauvage. Donc forcément, de ce point de vue-là, les sacrifices c'est des trucs de sauvages, mais du point de vue de l'histoire, pas du tout forcément, du point de vue de la nature humaine, pas forcément. Et voilà, si on n'est pas végétarien aujourd'hui ou végétarienne, je pense que c'est difficile de critiquer ce qui se passait au Temple, surtout si on prend de la viande qu'on n'a pas, pardon je vais être un peu radicale, pris la charge de tuer soi-même l'animal de façon correcte et qu'on consomme de la viande animale réduite en petits morceaux.</p><p></p><p>Pardon, mangez ce que vous voulez, c'est pas ça que je veux dire. Mais ce qui se passait au Temple était plus respectueux des animaux que ce qui se passe aujourd'hui dans les abattoirs. Tout ça pour vous dire qu'on va parler aujourd'hui de quatre textes dans ce podcast.</p><p></p><p>On va parler donc de ce qu'on lit dans la Torah écrite, la première partie du Tanakh, et puis ça s'appelle la Paracha, c'est lu à la synagogue. Sans doute ça a été lu à l'occasion des fêtes, avant d'être lu à l'occasion du Shabbat, on lit dans les rouleaux aujourd'hui, quatre fois par semaine, le Shabbat matin, et puis le Shabbat après-midi, le lundi matin, et le jeudi soir, des passages plus courts. Sans doute, avant que ce soit institué de cette façon, on lisait les passages des fêtes.</p><p></p><p>Donc en même temps que les offrandes étaient faites au Temple, on lisait les passages relatives aux offrandes faites au Temple, on les lisait dans les synagogues, et ensuite la pratique s'est étendue. Donc, au total, on lit dans la Torah, à chaque Shabbat et à chaque fête, que lit-on à Rosh Hashanah, quel Paracha, quel Parashiyot lit-on, pourquoi au pluriel, Paracha au singulier, Parashiyot au pluriel, on en lit deux, tout simplement parce qu'il y a deux jours de Rosh Hashanah, donc il y a la lecture du premier jour et la lecture du deuxième jour. Je vous dis directement, la lecture du premier jour dont on va parler, c'est l'histoire d'Hagar et d'Ismaël.</p><p></p><p>Hagar, c'est la maman d'Ismaël, Hagar, c'est la deuxième femme d'Abraham, et on lit son histoire, et je ne rentre pas là-dedans, là je donne juste les grands titres. Et l'autre passage, c'est la Akedat Yitzhak, c'est la ligature d'Isaac, Isaac, c'est le fils d'Abraham, donc Abraham et Isaac partent, et on va raconter un petit peu ça. Donc ça, c'est la lecture de la Torah du matin de Rosh Hashanah.</p><p></p><p>Du côté de la Haftarah, on lit aussi d'autres textes, c'est-à-dire qu'à chaque fois, le texte de la Torah est associé à un texte des prophètes, des Nevi'im. Texte tiré de la deuxième partie de la Bible, il y a pas mal d'histoires sur pourquoi est-ce qu'on lit un texte des prophètes aussi, et une des raisons... On dit souvent, c'est parce que ça a été interdit de lire dans la Torah à certaines époques, et on a remplacé la lecture de la Torah par la lecture des prophètes. D'un point de vue historique, on pense aussi qu'il a été nécessaire de donner un statut aux livres des prophètes, et de dire ce qu'il était important.</p><p></p><p>Et donc, par exemple, dans les bénédictions de la Haftarah, on dit Al-Ha-Torah, Ve-Al-Ha-Avodah, Ve-Al-Ha-Nevi'im On associe Torah, Avodah et Nevi'im. On associe l'enseignement, le Pentateuch, qui, à l'époque de la compilation des prophètes, le Pentateuch, c'est vraiment une valeur très stable. Tout le monde est totalement centré sur le Pentateuch, donc la Torah.</p><p></p><p>Le Avodah, c'est ce qui se passe au Temple. Donc ça aussi, c'est quelque chose de très ancien, très basé. La Torah, le Avodah et les Nevi'im et les prophètes sont associés pour leur donner un certain statut.</p><p></p><p>Parce que chaque partie de la Bible est compilée à une certaine époque. En réalité, c'est vrai pour tous les livres. Il y a une époque où c'est compilé et où ça n'a pas de statut particulier.</p><p></p><p>On n'est pas sûr de ce qui va faire partie du livre ou pas. Pour la Torah, on n'a pas tellement de souvenirs de ça parce que c'était il y a longtemps. Pour les prophètes, pas tellement de discussions claires autour non plus.</p><p></p><p>Par contre, pour la troisième partie de la Bible, on voit qu'il y a des discussions dans les textes postérieurs, dans le Talmud. Qu'est-ce qui doit ou pas faire partie de la troisième partie de la Bible ? Parce que c'est compilé plus tard et on en a gardé des souvenirs et des témoignages. Mais d'une façon générale, quand une nouvelle compilation est faite, le terme, c'est canonisation.</p><p></p><p>Quand on crée un canon, quand on crée un ensemble de textes bien définis, qui doit faire autorité ou référence en tout cas, il y a des questions par rapport à ça. À l'époque où les prophètes n'étaient pas encore vraiment fermés, il a fallu donner de la puissance à ce texte. On a dit qu'on allait lire la Torah.</p><p></p><p>La Torah, on la lit de toute façon pour les fêtes. On va associer à cette lecture de la Torah une lecture. Des prophètes.</p><p></p><p>Et non seulement on va l'associer, mais vous savez qu'il y a sept lectures dans la Torah selon le Talmud le Shabbat matin. Eh bien, on va rajouter une huitième lecture qui est souvent la reprise de la lecture du dernier passage qui a été lue. Pas toujours, il y a des exceptions, on va voir ça maintenant.</p><p></p><p>Mais bref. Et la personne qui lit en huitième, le dernier passage de la Torah, c'est la même personne qui va lire la Haftarah et ça crée une continuité. Donc au total, je vous le dis comme ça, vous avez tous les éléments.</p><p></p><p>Le Shabbat matin, par exemple, il y a sept personnes qui montent à la Torah. Puis on dit un demi-kaddish pour signifier que la lecture de la Torah pour la Torah elle-même est terminée. Et on relit un petit bout de Torah qu'on appelle Maftir.</p><p></p><p>C'est la même racine que Haftarah. La personne qui fait les bénédictions de la Torah, qui monte à la Torah pour le Maftir, c'est la même que celle qui lira le texte des prophètes qui suit. De telle sorte qu'il y a une continuité et un transfert d'autorité de la Torah écrite au texte des prophètes.</p><p></p><p>Et donc, on a parlé de la Haftarah et du Maftir. Maftir, en fait, c'est le verbe. Maftir, c'est la personne qui produit la Haftarah.</p><p></p><p>La racine qui est en jeu, c'est la racine p-tet-rech, de la même racine que patour, ça veut dire dispenser. Maftir, c'est la personne qui accomplit le devoir, pour qui une dispense. La Haftarah, c'est ce qui accomplit la dispense.</p><p></p><p>Enfin, pas vraiment la dispense, mais simplement le fait que comme on a accompli le devoir, on n'y est plus tenu. La très belle expression, qui n'a rien à voir au niveau du langage, mais que je trouve très, très belle en halacha, c'est sortir des mains du devoir. La tset yedé chova.</p><p></p><p>Et donc, quand on est patour, ça veut dire qu'on est dispensé. Et ici, entre autres, parce qu'on a accompli le devoir de lire dans les prophètes. Nous avons clarifié le statut de la deuxième partie du Tanakh, les prophètes, les Nevi'im, et la façon dont cette partie était intégrée, valorisée, utilisée dans les offices du Shabbat matin, mais aussi des fêtes.</p><p></p><p>Et on a fait ça, parce qu'on va aussi parler de ces textes-là. Comme il y a deux jours de Rosh Hashanah, pareil, il y a deux Parashiyot, mais il y a aussi deux Haftarot. Et ces deux Haftarot sont donc, comme on l'a dit par définition, tirés de la partie appelée les prophètes.</p><p></p><p>Et en l'occurrence de deux parties, une qui s'appelle Samuel, et qui raconte l'histoire de Hana et comment c'est un très très beau texte. Et la deuxième est tirée du prophète Jérémie. Donc on va raconter aussi ces deux histoires-là.</p><p></p><p>Et puis tout de suite, on va quand même commencer par le maftir de Rosh Hashanah. Et alors j'avais dit, je sais bien, que d'habitude le maftir, c'est la fin de la parasha précédente. Donc les 4-5 derniers versets, qu'on reprend après le demi-Kaddish.</p><p></p><p>Donc il y a les 7 menthées, il y a le demi-Kaddish, il y a le maftir, qui est toujours dans les rouleaux. On referme les rouleaux et on lit les prophètes, le chapitre correspondant des prophètes, à partir d'un livre. Et bien pour nous ici à Rosh Hashanah, comme pour les fêtes, on ne lit pas, comme maftir, pour faire cette liaison, on ne lit pas la fin de la parasha précédente.</p><p></p><p>Donc on ne reprend pas ici la fin de ces deux histoires, mais à la place, on lit un autre passage qui parle justement des offrandes faites au Temple. Quand on parle d'Agar et Ishmaël et leur épreuve dans le désert, on ne parle pas de ce qui se passait au Temple. Quand on parle d'Abraham et Yitzhak et de l'épreuve qu'ils subissent dans les montagnes là-bas, on ne parle pas de ce qui se passait au Temple.</p><p></p><p>Et ça manque, parce que le Temple est central, et donc on lit un autre extrait de la Torah qui parle des offrandes faites au Temple. Donc vous en avez entendu et on en a pleinement compris les enjeux en termes d'historique. On ne peut pas avoir de continuité à travers les épreuves de l'Histoire sans deux éléments.</p><p></p><p>Un, trouver des nouvelles solutions. Il n'y a plus de Temple, il faut faire quelque chose de nouveau. Et deux, sans lier les nouvelles solutions aux histoires du passé.</p><p></p><p>Et c'est ça que produit ce texte. Pas phénoménalement enthousiasmant et que je vais vous lire tout de suite. Comme ça, vous l'aurez en tête.</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/torah-roch-hachana]]></link><guid isPermaLink="false">ad29e128-1000-43b9-b4eb-b4ae6a4a5c9a</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/ad29e128-1000-43b9-b4eb-b4ae6a4a5c9a.mp3" length="38437293" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>40:02</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>4</itunes:episode><podcast:episode>4</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Torah de Roch hachana: Sarah, Agar et Ismael, texte intégral avec le chant en hébreu et en français</title><itunes:title>Torah de Roch hachana: Sarah, Agar et Ismael, texte intégral avec le chant en hébreu et en français</itunes:title><description><![CDATA[<p></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/torah-roch-hachana-integral-1]]></link><guid isPermaLink="false">308d6137-fb85-4592-a891-3db5282bec03</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 02 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/308d6137-fb85-4592-a891-3db5282bec03.mp3" length="21809421" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>30:17</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>8</itunes:episode><podcast:episode>8</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Roch hachana, une date. mystérieuse + le blanc, le seder et le chofar</title><itunes:title>Roch hachana, une date. mystérieuse + le blanc, le seder et le chofar</itunes:title><description><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce podcast, le judaïsme sur un pied. Alors, par rapport aux siècles et aux millénaires d'histoire du judaïsme et par rapport au nombre de pages et d'explications et de commentaires et de détails souvent passionnants qu'il y a sur le judaïsme, oui ce podcast est un petit peu sur un pied, c'est un peu un résumé de l'essentiel, mais on va quand même en profondeur et je vous conseille de vous asseoir confortablement avec une boisson et de vous laisser porter par cette histoire, notre histoire aujourd'hui. C'est celle de la fête de Rosh Hashanah, la tête de l'année.</p><p></p><p>Cette fête dont nous avons exploré le nom pour constater à notre plus grande stupeur que ce nom apparaissait nulle part, jusqu'à de façon très très très tardive. Je vous renvoie au podcast précédent. Là, on va parler de la date de la fête.</p><p></p><p>Il y a plein de choses assez incroyables sur son calendrier, de sa portée universelle à la fois personnelle et universelle. On va parler des coutumes essentielles du céder de Rosh Hashanah, de souffler dans le chauffard. Ça, ça va être notre programme pour aujourd'hui.</p><p></p><p>Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans et donc j'ai célébré de très nombreux Rosh Hashanah. J'ai enseigné la fête à des adultes, à des enfants. Je l'ai expliqué de toutes les façons possibles et elle continue à m'inspirer chaque année.</p><p></p><p>C'est la raison pour laquelle je suis heureuse de partager cet enseignement avec vous. Contactez-moi pour me poser vos questions ou pour vous rapprocher de la synagogue Yetzira que je suis en train de fonder et que nous sommes en train de fonder ensemble autour d'un judaïsme, sachant respectueux de la raison et des réalités historiques et des réalités sociologiques et psychologiques qui sont les nôtres et surtout d'un judaïsme respectueux de chacun et de chacune, égalitaire, luttant contre toute discrimination et se projetant vers donner une place à chacun et chacune parce que le judaïsme se construit à travers notre action, à nous toutes et à nous tous. Ok, on commence avec la date de Rosh Hashanah.</p><p></p><p>Revenez au podcast précédent pour voir toute l'histoire des différents noms de la fête et aussi où elle se trouve et comment elle est fêtée et célébrée dans les sources anciennes. Vraiment je vous invite à faire ce petit retour à l'épisode juste précédent dans le podcast du judaïsme sur un pied et dans ce podcast on a commencé à toucher du doigt la date, les questions de calendrier liées à la fête. Alors on a vu que dans la Torah, c'est-à-dire dans le chapitre 29 du quatrième livre de la Torah qui est l'Enombre et dans le chapitre 23 du troisième livre de la Torah qui est le Lévitique, cette fête elle tombe le premier jour du septième mois.</p><p></p><p>Donc petite interrogation quand même, vous serez d'accord avec moi, on voudrait quand même que le premier de l'an tombe le du premier mois de l'an. Ben non, ça tombe le premier jour du septième mois de l'année. Et bien tout ça ça s'explique simplement parce que le judaïsme s'inscrit dans une historicité.</p><p></p><p>Il s'est passé beaucoup beaucoup beaucoup de choses dans le judaïsme en 3000 ans d'histoire et une des grandes choses qui s'est produite, qui a révolutionné le judaïsme, c'est l'exil de Babylone. Et ça c'est l'élément pivot du changement de calendrier et de l'introduction aussi de Rosh Hashanah en tant que fête, un petit peu déjà comme on la connaît aujourd'hui. Donc dans la Torah, dans la Bible hébraïque, dans la première partie de la Bible hébraïque dont les deux livres que j'ai mentionné, et bien on compte les mois et leur nom est mois 1, mois 2, mois 3, jusqu'à 12.</p><p></p><p>Et le mois 1 c'est pas du tout le mois de Rosh Hashanah, c'est le mois de Nisan. Et de ce point de vue là, la première fête n'est pas du tout la fête de la création du monde ou de la création de l'être humain. C'est pas la fête de la remise en question qu'on connaît avec Rosh Hashanah.</p><p></p><p>C'est pas la fête de la sonnerie du chauffard qui est la première. C'est pas la fête où la puissance créatrice du monde rejuge et réévalue la validité de sa création. Non, pas du tout.</p><p></p><p>C'est au contraire une autre fête qui est la fête de la sortie d'Egypte, la fête de la liberté, la fête qui très logiquement est le début de la naissance du judaïsme puisque, en tout cas c'est ce qu'on raconte, c'est ce que la Bible raconte, les Hébreux étaient esclaves en Egypte, sont sortis d'Egypte et c'est à ce moment là qu'ils reçoivent la Torah, leur constitution, qui remettent en place la promesse faite à leurs ancêtres de pouvoir s'installer sur une terre. C'est à ce moment là que le peuple et que la nation, dans un sens antique du terme, faisons pas d'anachronisme, c'est à ce moment là que la nation se crée. Et donc le premier mois c'est le mois de Nisan.</p><p></p><p>A partir de là, pourquoi je dis que c'est le mois de Nisan ? Vous pouvez poser la question puisque j'ai dit que dans la Torah il s'appelle pas Nisan, il s'appelle le premier mois. On revient à la question de l'exil de Babylone, destruction du premier temple de Jérusalem en mois 586. Et donc à ce moment là, avec cet exil de Babylone, les mois de la Torah, de la Torah écrite, qui s'appelait mois 1, mois 2, mois 3, etc, prennent des noms babyloniens.</p><p></p><p>C'est ainsi que le premier mois s'appelle Nisan, il devient le mois de Nisan à ce moment là. Et donc dans les noms babyloniens, on a Nisan, c'est le premier mois, Iyar, le deuxième, Sivan, le troisième, Tammuz, le quatrième, le cinquième, Elul, le sixième, qui commence à nous concerner parce qu'on commence déjà à se préparer puisqu'à la toute fin d'Elul commence très logiquement le mois suivant, le mois de Tichéry qui, comme vous le voyez, est le septième mois. Et c'est ce premier jour du septième mois qu'est célébrée la fête de Yom Teruah ou Yom Zichron Teruah tel qu'elle appelait dans le nombre et dans le lévitique la fête de la sonnerie du chauffard ou de la du repel de la sonnerie toujours du chauffard au cours de laquelle, vous ne serez pas surpris de l'entendre, on sonne du chauffard et aussi on ne fait aucun travail et aussi on fait des offrandes au temple.</p><p></p><p>On est dans la Torah écrite dans le livre des nombres, dans le livre du lévitique à l'époque où le premier temple existe et c'est de cette façon que la fête est célébrée à cette époque. Et je dis la fête, je ne sais pas comment l'appeler parce qu'elle ne s'appelle pas encore réellement Rosh Hashanah. Et ensuite après l'exil, au moment où le deuxième temple va être reconstruit, on l'a vu, et bien il y a Néhémia, Néhémie et Ezra qui reviennent et qui célèbrent la fête en faisant lire la Torah et en enjoignant le peuple à éviter toute tristesse parce que c'est un grand moment et c'est un moment émouvant et les gens pleurent et ces deux grands leaders leur disent non manger des choses douces et ça, ça va être notre prochain sujet qui est le cédère de Rosh Hashanah, qu'est ce qu'on doit manger à Rosh Hashanah et d'où ça vient.</p><p></p><p>Donc voilà et là on est au moment de la préparation de la construction du deuxième temple donc il n'est pas question de faire des sacrifices et c'est comme ça que Ezra et Néhémia parlent de la fête, lire dans la Torah mais alors toute la Torah, pas juste les quelques sections qu'on lit aujourd'hui, ils y passent très longtemps pour refédérer le peuple et donc lire dans la Torah et manger des bonnes choses et c'est là que nous en sommes. Et c'est à ce moment là que la fête reçoit sa date du premier Ticherie qui est dans Ezra et Néhémia, elle n'est pas vraiment évoquée directement parce qu'on veut rappeler surtout le lien avec la Torah écrite elle-même et le Pentateuch donc on dit le premier jour du septième mois mais les mois, les noms des mois babyloniens sont déjà apparus. Donc pour résumer on avait vu aussi dans la Mishnah Rosh Hashanah qu'il y avait quatre nouveaux ans dans le judaïsme et le nouvel en juif par excellence tel qu'on le conçoit aujourd'hui bien sûr que c'est Rosh Hashanah mais en même temps ça c'est le premier rang juif d'une façon universelle tel qu'on l'a ramené de l'exil de Babylone et c'est un nouvel en juif un peu spécial parce qu'il est universel parce qu'on y commémore la création du monde à peu près grosso modo, la création de l'être humain, le jugement de l'ensemble du monde pour voir si nous sommes à la hauteur, si notre impact sur le monde est à la hauteur de l'espérance, de la force de vie.</p><p></p><p>Je vous mets un peu au défi quand même de chercher d'autres traditions qui mettent comme premier de l'an quelque chose d'universel. Par exemple le premier de l'an chrétien c'est la circoncision de Jésus qui est un personnage très très particulier et très spécifique de la façon dont il est investi en tout cas très spécifique au christianisme. Du côté de l'islam on compte les années à partir de l'Egyre donc encore un événement très lié à cette tradition.</p><p></p><p>Dans le judaïsme on compte symboliquement les années à partir de la création du monde et depuis l'exil de Babylone on met en avant la fête du jugement du monde comme fête principale du début de l'année juive. En gros de ce point de vue là je vous dis rapidement on est en 5780 quelque chose selon quand vous écoutez ce podcast à propos de l'année juive parce que les six premiers jours de la création c'est des unités donc ils ont pu durer plusieurs millions d'années ou milliards sans problème. Bref c'est une autre question.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce podcast, le judaïsme sur un pied. Alors, par rapport aux siècles et aux millénaires d'histoire du judaïsme et par rapport au nombre de pages et d'explications et de commentaires et de détails souvent passionnants qu'il y a sur le judaïsme, oui ce podcast est un petit peu sur un pied, c'est un peu un résumé de l'essentiel, mais on va quand même en profondeur et je vous conseille de vous asseoir confortablement avec une boisson et de vous laisser porter par cette histoire, notre histoire aujourd'hui. C'est celle de la fête de Rosh Hashanah, la tête de l'année.</p><p></p><p>Cette fête dont nous avons exploré le nom pour constater à notre plus grande stupeur que ce nom apparaissait nulle part, jusqu'à de façon très très très tardive. Je vous renvoie au podcast précédent. Là, on va parler de la date de la fête.</p><p></p><p>Il y a plein de choses assez incroyables sur son calendrier, de sa portée universelle à la fois personnelle et universelle. On va parler des coutumes essentielles du céder de Rosh Hashanah, de souffler dans le chauffard. Ça, ça va être notre programme pour aujourd'hui.</p><p></p><p>Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans et donc j'ai célébré de très nombreux Rosh Hashanah. J'ai enseigné la fête à des adultes, à des enfants. Je l'ai expliqué de toutes les façons possibles et elle continue à m'inspirer chaque année.</p><p></p><p>C'est la raison pour laquelle je suis heureuse de partager cet enseignement avec vous. Contactez-moi pour me poser vos questions ou pour vous rapprocher de la synagogue Yetzira que je suis en train de fonder et que nous sommes en train de fonder ensemble autour d'un judaïsme, sachant respectueux de la raison et des réalités historiques et des réalités sociologiques et psychologiques qui sont les nôtres et surtout d'un judaïsme respectueux de chacun et de chacune, égalitaire, luttant contre toute discrimination et se projetant vers donner une place à chacun et chacune parce que le judaïsme se construit à travers notre action, à nous toutes et à nous tous. Ok, on commence avec la date de Rosh Hashanah.</p><p></p><p>Revenez au podcast précédent pour voir toute l'histoire des différents noms de la fête et aussi où elle se trouve et comment elle est fêtée et célébrée dans les sources anciennes. Vraiment je vous invite à faire ce petit retour à l'épisode juste précédent dans le podcast du judaïsme sur un pied et dans ce podcast on a commencé à toucher du doigt la date, les questions de calendrier liées à la fête. Alors on a vu que dans la Torah, c'est-à-dire dans le chapitre 29 du quatrième livre de la Torah qui est l'Enombre et dans le chapitre 23 du troisième livre de la Torah qui est le Lévitique, cette fête elle tombe le premier jour du septième mois.</p><p></p><p>Donc petite interrogation quand même, vous serez d'accord avec moi, on voudrait quand même que le premier de l'an tombe le du premier mois de l'an. Ben non, ça tombe le premier jour du septième mois de l'année. Et bien tout ça ça s'explique simplement parce que le judaïsme s'inscrit dans une historicité.</p><p></p><p>Il s'est passé beaucoup beaucoup beaucoup de choses dans le judaïsme en 3000 ans d'histoire et une des grandes choses qui s'est produite, qui a révolutionné le judaïsme, c'est l'exil de Babylone. Et ça c'est l'élément pivot du changement de calendrier et de l'introduction aussi de Rosh Hashanah en tant que fête, un petit peu déjà comme on la connaît aujourd'hui. Donc dans la Torah, dans la Bible hébraïque, dans la première partie de la Bible hébraïque dont les deux livres que j'ai mentionné, et bien on compte les mois et leur nom est mois 1, mois 2, mois 3, jusqu'à 12.</p><p></p><p>Et le mois 1 c'est pas du tout le mois de Rosh Hashanah, c'est le mois de Nisan. Et de ce point de vue là, la première fête n'est pas du tout la fête de la création du monde ou de la création de l'être humain. C'est pas la fête de la remise en question qu'on connaît avec Rosh Hashanah.</p><p></p><p>C'est pas la fête de la sonnerie du chauffard qui est la première. C'est pas la fête où la puissance créatrice du monde rejuge et réévalue la validité de sa création. Non, pas du tout.</p><p></p><p>C'est au contraire une autre fête qui est la fête de la sortie d'Egypte, la fête de la liberté, la fête qui très logiquement est le début de la naissance du judaïsme puisque, en tout cas c'est ce qu'on raconte, c'est ce que la Bible raconte, les Hébreux étaient esclaves en Egypte, sont sortis d'Egypte et c'est à ce moment là qu'ils reçoivent la Torah, leur constitution, qui remettent en place la promesse faite à leurs ancêtres de pouvoir s'installer sur une terre. C'est à ce moment là que le peuple et que la nation, dans un sens antique du terme, faisons pas d'anachronisme, c'est à ce moment là que la nation se crée. Et donc le premier mois c'est le mois de Nisan.</p><p></p><p>A partir de là, pourquoi je dis que c'est le mois de Nisan ? Vous pouvez poser la question puisque j'ai dit que dans la Torah il s'appelle pas Nisan, il s'appelle le premier mois. On revient à la question de l'exil de Babylone, destruction du premier temple de Jérusalem en mois 586. Et donc à ce moment là, avec cet exil de Babylone, les mois de la Torah, de la Torah écrite, qui s'appelait mois 1, mois 2, mois 3, etc, prennent des noms babyloniens.</p><p></p><p>C'est ainsi que le premier mois s'appelle Nisan, il devient le mois de Nisan à ce moment là. Et donc dans les noms babyloniens, on a Nisan, c'est le premier mois, Iyar, le deuxième, Sivan, le troisième, Tammuz, le quatrième, le cinquième, Elul, le sixième, qui commence à nous concerner parce qu'on commence déjà à se préparer puisqu'à la toute fin d'Elul commence très logiquement le mois suivant, le mois de Tichéry qui, comme vous le voyez, est le septième mois. Et c'est ce premier jour du septième mois qu'est célébrée la fête de Yom Teruah ou Yom Zichron Teruah tel qu'elle appelait dans le nombre et dans le lévitique la fête de la sonnerie du chauffard ou de la du repel de la sonnerie toujours du chauffard au cours de laquelle, vous ne serez pas surpris de l'entendre, on sonne du chauffard et aussi on ne fait aucun travail et aussi on fait des offrandes au temple.</p><p></p><p>On est dans la Torah écrite dans le livre des nombres, dans le livre du lévitique à l'époque où le premier temple existe et c'est de cette façon que la fête est célébrée à cette époque. Et je dis la fête, je ne sais pas comment l'appeler parce qu'elle ne s'appelle pas encore réellement Rosh Hashanah. Et ensuite après l'exil, au moment où le deuxième temple va être reconstruit, on l'a vu, et bien il y a Néhémia, Néhémie et Ezra qui reviennent et qui célèbrent la fête en faisant lire la Torah et en enjoignant le peuple à éviter toute tristesse parce que c'est un grand moment et c'est un moment émouvant et les gens pleurent et ces deux grands leaders leur disent non manger des choses douces et ça, ça va être notre prochain sujet qui est le cédère de Rosh Hashanah, qu'est ce qu'on doit manger à Rosh Hashanah et d'où ça vient.</p><p></p><p>Donc voilà et là on est au moment de la préparation de la construction du deuxième temple donc il n'est pas question de faire des sacrifices et c'est comme ça que Ezra et Néhémia parlent de la fête, lire dans la Torah mais alors toute la Torah, pas juste les quelques sections qu'on lit aujourd'hui, ils y passent très longtemps pour refédérer le peuple et donc lire dans la Torah et manger des bonnes choses et c'est là que nous en sommes. Et c'est à ce moment là que la fête reçoit sa date du premier Ticherie qui est dans Ezra et Néhémia, elle n'est pas vraiment évoquée directement parce qu'on veut rappeler surtout le lien avec la Torah écrite elle-même et le Pentateuch donc on dit le premier jour du septième mois mais les mois, les noms des mois babyloniens sont déjà apparus. Donc pour résumer on avait vu aussi dans la Mishnah Rosh Hashanah qu'il y avait quatre nouveaux ans dans le judaïsme et le nouvel en juif par excellence tel qu'on le conçoit aujourd'hui bien sûr que c'est Rosh Hashanah mais en même temps ça c'est le premier rang juif d'une façon universelle tel qu'on l'a ramené de l'exil de Babylone et c'est un nouvel en juif un peu spécial parce qu'il est universel parce qu'on y commémore la création du monde à peu près grosso modo, la création de l'être humain, le jugement de l'ensemble du monde pour voir si nous sommes à la hauteur, si notre impact sur le monde est à la hauteur de l'espérance, de la force de vie.</p><p></p><p>Je vous mets un peu au défi quand même de chercher d'autres traditions qui mettent comme premier de l'an quelque chose d'universel. Par exemple le premier de l'an chrétien c'est la circoncision de Jésus qui est un personnage très très particulier et très spécifique de la façon dont il est investi en tout cas très spécifique au christianisme. Du côté de l'islam on compte les années à partir de l'Egyre donc encore un événement très lié à cette tradition.</p><p></p><p>Dans le judaïsme on compte symboliquement les années à partir de la création du monde et depuis l'exil de Babylone on met en avant la fête du jugement du monde comme fête principale du début de l'année juive. En gros de ce point de vue là je vous dis rapidement on est en 5780 quelque chose selon quand vous écoutez ce podcast à propos de l'année juive parce que les six premiers jours de la création c'est des unités donc ils ont pu durer plusieurs millions d'années ou milliards sans problème. Bref c'est une autre question.</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/roch-hachana-date-seder-chofar]]></link><guid isPermaLink="false">413d1582-c2f1-4dba-b7dd-b241739b9ef5</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 02 Aug 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/413d1582-c2f1-4dba-b7dd-b241739b9ef5.mp3" length="43497645" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>45:19</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>3</itunes:episode><podcast:episode>3</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Parler aux enfants: Kipour, le retour sur soi, l&apos;histoire de Jonas</title><itunes:title>Parler aux enfants: Kipour, le retour sur soi, l&apos;histoire de Jonas</itunes:title><description><![CDATA[<p>Pourquoi va-t-on à la synagogue à Kipour? Comment expliquer cela à un enfant? Dans ce dialogue, je raconte, j'écoute, je m'adapte, bref, nous étudions à deux le sens de la fête.</p><p>00:00 Intro</p><p>1:00 Ledor vador naguid godléHa</p><p>4:00 Adonaï hou haélohim</p><p>4:35 Sim Chalom</p><p>5:00 pourquoi aller à la synagogue à Kipour?</p><p>8:00 l'histoire de Jonas</p><p>17:30 le but de la fête et de la Téchouva</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi va-t-on à la synagogue à Kipour? Comment expliquer cela à un enfant? Dans ce dialogue, je raconte, j'écoute, je m'adapte, bref, nous étudions à deux le sens de la fête.</p><p>00:00 Intro</p><p>1:00 Ledor vador naguid godléHa</p><p>4:00 Adonaï hou haélohim</p><p>4:35 Sim Chalom</p><p>5:00 pourquoi aller à la synagogue à Kipour?</p><p>8:00 l'histoire de Jonas</p><p>17:30 le but de la fête et de la Téchouva</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/enfants-kipour-jonas]]></link><guid isPermaLink="false">da79fe22-6c87-41a2-86ef-d6555fb57dd6</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Wed, 29 Jul 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/da79fe22-6c87-41a2-86ef-d6555fb57dd6.mp3" length="14745069" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>20:29</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>7</itunes:episode><podcast:episode>7</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Roch hachana, la naissance d&apos;un nom!</title><itunes:title>Roch hachana, la naissance d&apos;un nom!</itunes:title><description><![CDATA[<p>Questions du podcast</p><p>1. Comment appelle-t-on la première des fêtes juives ?</p><p>2. En quelle saison commence l’année juive ?</p><p>3. Quelle série d’événements accompagne la prise de conscience de l’importance de repenser nos vies ?</p><p>4. A quelle réalité agricole les fêtes du début de l’année juive correspondent-elles ?</p><p>5. A quelle réalité scolaire ?</p><p>6. La pratique juive nous permet-elle de résister à l’agenda des médias et aux types d’actualités qu’ils nous présentent ?</p><p>7. Que signifie le mot « roch » en hébreu ?</p><p>8. Que signifie le mot « chana » en hébreu ?</p><p>9. Que pouvez-vous dire du mot « véchinantam » ?</p><p>10. Comment dit-on « changement » en hébreu ?</p><p>11. Que signifie « redonner à l’Eternel sa royauté » en termes de soutien de notre liberté personnelle ?</p><p>12. Que signifie « redonner à l’Eternel sa royauté » en termes de définition du but de nos vies ?</p><p>13. Que sont les 10 jours de retour sur soi ?</p><p>14. Sous quel nom la première fête de l’année est-elle connue ?</p><p>15. Pourquoi allume-t-on des bougies à l’entrée des fêtes juives ?</p><p>16. A quelle heure du jour commencent les fêtes juives ?</p><p>17. Comment cette fête est-elle appelée lors de l’allumage des bougies de Chabat ?</p><p>18. Récitez la bénédiction de l’allumage de la bougie de Roch hachana et Français.</p><p>19. Qu’est-ce que le Kidouch ?</p><p>20. Quelle est la première bénédiction du Kidouch de Roch hachana ?</p><p>21. Quelle est la deuxième bénédiction du Kidouch de Roch hachana ?</p><p>22. Comment cette fête est-elle appelée dans la deuxième bénédiction du Kidouch du soir de fête ?</p><p>23. Comment dit-on en hébreu « le jour de la sonnerie » ?</p><p>24. Que signifie « Yzkor » ?</p><p>25. Qu’est-ce que le Yzkor ?</p><p>26. Roch hachana n’est pas dans la Bible, qu’est-ce que cela signifie sur l’histoire du judaïsme et le statut de la Bible dans le judaïsme ?</p><p>27. Quelles sont les 3 parties de la Bible hébraïque ?</p><p>28. Quelles sont les pratiques de Roch hachana selon le chapitre 29 du livre des Nombres, Bamidbar ?</p><p>29. A quelle partie de la Bible appartient le livre des Psaumes ?</p><p>30. Quel est le nom le moins connu dont est appelé la fête de Roch hachana ?</p><p>31. Quand le premier Temple a-t-il été détruit ?</p><p>32. Où est né Ezra ? Où est-il mort ?</p><p>33. Dans quelle partie de la Bible hébraïque trouve-t-on le livre de Néhémie ?</p><p>34. Que fait Néhémie le 1er jour du 7e mois ?</p><p>35. Quelle pratique est interdite à Roch hachana selon le livre de Néhémie ?</p><p>36. Quelle pratique Néhémie demande-t-il d’introduire ?</p><p>37. Où trouve-t-on le mot « roch hachana » dans la michna ?</p><p>38. Quand et par qui la Michna a-t-elle été compilée ?</p><p>39. Que dit la première michna du traité « roch hachana » ?</p><p>40. Comment dit-on « roch hachana » au pluriel en hébreu ?</p><p>41. Comment dit-on « tête du mois » en hébreu ?</p><p>42. Citez les 3 des 4 mois qui comprennent un roch hachana selon la michna (dans leurs noms babyloniens)</p><p>43. D’où vient le concept d’ « année chabatique » et de « Jubilée » ?</p><p>44. D’où vient l’idée qu’à Roch hachana tous les êtres vivants passent devant l’Eternel comme les moutons d’un troupeau devant son berger ?</p><p>45. Citez deux noms communs aux deux fêtes de roch hachana et de yom kipour.</p><p>46. Que pensez-vous de l’expression « les fêtes austères » ?</p><p>47. Que signifie le mot « Nora » de la même racine que « Ira » ?</p><p>48. Pourquoi ne sonne-t-on pas du Chofar à Roch hachana lorsque Roch hachana tombe un chabat ?</p><p>49. L’ange qui surveille le tchoulent est-il multitask ?</p><p>50. Quels sont tous les noms de Roch hachana et où les trouve-t-on ?</p><p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur le podcast judaïsme sur un pied. Je vous conseille quand même de vous installer confortablement, de prendre une petite boisson ou quelques notes parce qu'on va parler aujourd'hui d'un sujet vraiment central dans le judaïsme, la première des fêtes Rosh Hashanah, alors on va en parler mais Rosh Hashanah ça veut dire la tête de l'année et c'est une des fêtes les plus importantes avec Yom Kippour qui ouvre l'année juive, qui marque comme le battement du cœur du judaïsme, elle a une vraie puissance de ressourcement et en même temps c'est une fête qui est très intrigante parce que son nom, même son nom Rosh Hashanah ne figure pas dans la Torah et puis on verra où elle figure, ça c'est notre programme. Vous me connaissez, je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, ça veut dire que j'ai célébré d'innombrables fêtes de Rosh Hashanah en tant qu'officiante, je l'ai enseigné à des centaines d'étudiants et d'étudiantes en associant ces réflexions à chaque fois avec ce que je sais de toute l'histoire du judaïsme, de l'ensemble du système juif que j'ai étudié à Jérusalem dans le mouvement Masorti et en l'associant évidemment à toutes les autres matières que je pratique, la sociologie, j'ai un doctorat en sociologie du droit mais aussi la psychologie, tout ce que j'ai pu y lire, l'écoute mutuelle qui est une méthode de découverte, d'approfondissement de soi-même avec l'aide de l'autre et avec une réciprocité où j'aide aussi l'autre en l'acceptant à s'accepter lui ou elle-même et à grandir à sa propre façon en toute liberté, et puis l'analyse transactionnelle, la communication non-violente, la sociocratie et bien d'autres choses, toutes ces sagesses humaines sont intéressantes à mettre en relation avec le judaïsme, c'est ce qui me passionne, comprendre comment nous vivons notre humanité en tant qu'individu, en tant que groupe à travers toutes ces disciplines que je viens d'évoquer et à travers le judaïsme.</p><p></p><p>Je vous invite directement à suivre mes activités sur rabbinchansky.fr pour ce qui me concerne moi plus particulièrement, sur cocre.net à propos de toutes les formations et les sagesses dont j'ai parlé et pour le travail associatif et le travail de dialogue et sur yetzira.org pour toutes les affaires qui concernent la synagogue, enfin devenir juif et devenir juive, d'ailleurs les deux fonctionnent dans l'URL, et à votre disposition aussi pour retrouver tous les matériaux. Bienvenue sur ce podcast, on rentre tout de suite dans le vif du sujet. Alors si je dois parler de Rosh Hashanah, je veux d'abord parler du temps, des années qui passent si vite et quand on est enfant, le temps semble parfois s'étirer et puis petit à petit, on rentre dans le vif du sujet de la vie, les choses semblent se précipiter et c'est très important de se mettre au diapason les uns les unes des autres et d'apprendre à ce que, à tous les âges, on trouve des points de repère.</p><p></p><p>Les points de repère, c'est l'effet de juive et c'est en particulier Rosh Hashanah. Ça peut être plein d'autres choses aussi, mais c'est notre sujet aujourd'hui. Et donc c'est Rosh Hashanah, la première des fêtes juives, qui marque le début du calendrier.</p><p></p><p>Est-ce que c'est tout à fait ça ? C'est un tout petit peu plus compliqué, vous vous en doutez, mais on peut partir là-dessus, ce que je viens de dire, on peut dire ça, Rosh Hashanah commence le début du calendrier. Donc quand on grandit, le temps s'accélère et on a besoin de prendre la mesure de chaque seconde parce que chaque seconde, c'est nos vies et si nos vies sont sacrées, chaque moment que nous leur consacrons à nos vies, chacun de ces moments est sacré lui aussi. Nous n'aurons pas indéfiniment la chance d'avoir des problèmes à résoudre et nous n'aurons pas indéfiniment la chance de créer des occasions de joie autour de nous.</p><p></p><p>La vie, c'est maintenant et le sens de nos vies, c'est maintenant que nous devons le forger. Toute la série des silchotes avant Rosh Hashanah, de Rosh Hashanah, puis des dix jours de retour sur soi, puis de Yom Kippour, on parlera de tout ça, toute cette série d'événements mis en place dans la pensée et dans la pratique juive permettent de prendre l'importance, de prendre compte, de prendre pleine mesure de l'importance de ce temps de nos vies et pour ça, on y consacre spécialement une quinzaine de jours qui tombent en septembre, en octobre. Ça coïncide avec des événements naturels particuliers qui sont une nouvelle saison de récolte et de moisson et en même temps, ce n'est pas toujours évident dans la vie moderne parce que ça coïncide avec la rentrée scolaire pour les enfants, pour les profs, un peu pour tout le monde qui rentre de vacances.</p><p></p><p>Donc, s'appuyer sur ce temps juif, ça demande un peu d'anticipation, d'où l'intérêt aussi de l'étudier dès maintenant, dès que vous en avez l'occasion pour pouvoir ensuite vous plonger dans ces fêtes et en tirer le meilleur de ce qu'elles peuvent nous apporter. Donc voilà, l'important dans nos vies pour le forger, c'est maintenant qu'on a besoin de s'y mettre et avoir un temps collectif, un temps marqué par l'histoire, un temps où on crée une actualité qui nous pousse à nous remettre en question. Tout ça, ça nous fait avancer, c'est un petit peu ça le judaïsme, ce n'est pas être seulement des victimes de l'actualité extérieure, mais c'est créer notre propre actualité et notre actualité à l'époque de Rosh Hashanah, c'est reprendre le sens de nos vies en main, donner une tête à notre année.</p><p></p><p>Et Rosh, ça veut dire la tête, et Shana, ça veut dire l'année, de la racine Shinoui, qui veut dire un changement, parce que chaque année est un petit peu différente, toujours forcément de la précédente, et en même temps, si on laisse les années s'écouler, on ne se rendra pas compte que chaque année est différente, mais là, avec Rosh Hashanah, on a ces marqueurs qui nous permettent d'en prendre bien conscience. Et alors, Shana, c'est aussi de la racine Lechanen, Vechinan Tam Levanécha, c'est ce qu'on dit dans cette prière, dans ce texte d'un hétéronome tellement important qui s'appelle le schéma d'Israël, on dit Vechinan Tam Levanécha, et tu les répéteras à...]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Questions du podcast</p><p>1. Comment appelle-t-on la première des fêtes juives ?</p><p>2. En quelle saison commence l’année juive ?</p><p>3. Quelle série d’événements accompagne la prise de conscience de l’importance de repenser nos vies ?</p><p>4. A quelle réalité agricole les fêtes du début de l’année juive correspondent-elles ?</p><p>5. A quelle réalité scolaire ?</p><p>6. La pratique juive nous permet-elle de résister à l’agenda des médias et aux types d’actualités qu’ils nous présentent ?</p><p>7. Que signifie le mot « roch » en hébreu ?</p><p>8. Que signifie le mot « chana » en hébreu ?</p><p>9. Que pouvez-vous dire du mot « véchinantam » ?</p><p>10. Comment dit-on « changement » en hébreu ?</p><p>11. Que signifie « redonner à l’Eternel sa royauté » en termes de soutien de notre liberté personnelle ?</p><p>12. Que signifie « redonner à l’Eternel sa royauté » en termes de définition du but de nos vies ?</p><p>13. Que sont les 10 jours de retour sur soi ?</p><p>14. Sous quel nom la première fête de l’année est-elle connue ?</p><p>15. Pourquoi allume-t-on des bougies à l’entrée des fêtes juives ?</p><p>16. A quelle heure du jour commencent les fêtes juives ?</p><p>17. Comment cette fête est-elle appelée lors de l’allumage des bougies de Chabat ?</p><p>18. Récitez la bénédiction de l’allumage de la bougie de Roch hachana et Français.</p><p>19. Qu’est-ce que le Kidouch ?</p><p>20. Quelle est la première bénédiction du Kidouch de Roch hachana ?</p><p>21. Quelle est la deuxième bénédiction du Kidouch de Roch hachana ?</p><p>22. Comment cette fête est-elle appelée dans la deuxième bénédiction du Kidouch du soir de fête ?</p><p>23. Comment dit-on en hébreu « le jour de la sonnerie » ?</p><p>24. Que signifie « Yzkor » ?</p><p>25. Qu’est-ce que le Yzkor ?</p><p>26. Roch hachana n’est pas dans la Bible, qu’est-ce que cela signifie sur l’histoire du judaïsme et le statut de la Bible dans le judaïsme ?</p><p>27. Quelles sont les 3 parties de la Bible hébraïque ?</p><p>28. Quelles sont les pratiques de Roch hachana selon le chapitre 29 du livre des Nombres, Bamidbar ?</p><p>29. A quelle partie de la Bible appartient le livre des Psaumes ?</p><p>30. Quel est le nom le moins connu dont est appelé la fête de Roch hachana ?</p><p>31. Quand le premier Temple a-t-il été détruit ?</p><p>32. Où est né Ezra ? Où est-il mort ?</p><p>33. Dans quelle partie de la Bible hébraïque trouve-t-on le livre de Néhémie ?</p><p>34. Que fait Néhémie le 1er jour du 7e mois ?</p><p>35. Quelle pratique est interdite à Roch hachana selon le livre de Néhémie ?</p><p>36. Quelle pratique Néhémie demande-t-il d’introduire ?</p><p>37. Où trouve-t-on le mot « roch hachana » dans la michna ?</p><p>38. Quand et par qui la Michna a-t-elle été compilée ?</p><p>39. Que dit la première michna du traité « roch hachana » ?</p><p>40. Comment dit-on « roch hachana » au pluriel en hébreu ?</p><p>41. Comment dit-on « tête du mois » en hébreu ?</p><p>42. Citez les 3 des 4 mois qui comprennent un roch hachana selon la michna (dans leurs noms babyloniens)</p><p>43. D’où vient le concept d’ « année chabatique » et de « Jubilée » ?</p><p>44. D’où vient l’idée qu’à Roch hachana tous les êtres vivants passent devant l’Eternel comme les moutons d’un troupeau devant son berger ?</p><p>45. Citez deux noms communs aux deux fêtes de roch hachana et de yom kipour.</p><p>46. Que pensez-vous de l’expression « les fêtes austères » ?</p><p>47. Que signifie le mot « Nora » de la même racine que « Ira » ?</p><p>48. Pourquoi ne sonne-t-on pas du Chofar à Roch hachana lorsque Roch hachana tombe un chabat ?</p><p>49. L’ange qui surveille le tchoulent est-il multitask ?</p><p>50. Quels sont tous les noms de Roch hachana et où les trouve-t-on ?</p><p></p><p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur le podcast judaïsme sur un pied. Je vous conseille quand même de vous installer confortablement, de prendre une petite boisson ou quelques notes parce qu'on va parler aujourd'hui d'un sujet vraiment central dans le judaïsme, la première des fêtes Rosh Hashanah, alors on va en parler mais Rosh Hashanah ça veut dire la tête de l'année et c'est une des fêtes les plus importantes avec Yom Kippour qui ouvre l'année juive, qui marque comme le battement du cœur du judaïsme, elle a une vraie puissance de ressourcement et en même temps c'est une fête qui est très intrigante parce que son nom, même son nom Rosh Hashanah ne figure pas dans la Torah et puis on verra où elle figure, ça c'est notre programme. Vous me connaissez, je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de 20 ans, ça veut dire que j'ai célébré d'innombrables fêtes de Rosh Hashanah en tant qu'officiante, je l'ai enseigné à des centaines d'étudiants et d'étudiantes en associant ces réflexions à chaque fois avec ce que je sais de toute l'histoire du judaïsme, de l'ensemble du système juif que j'ai étudié à Jérusalem dans le mouvement Masorti et en l'associant évidemment à toutes les autres matières que je pratique, la sociologie, j'ai un doctorat en sociologie du droit mais aussi la psychologie, tout ce que j'ai pu y lire, l'écoute mutuelle qui est une méthode de découverte, d'approfondissement de soi-même avec l'aide de l'autre et avec une réciprocité où j'aide aussi l'autre en l'acceptant à s'accepter lui ou elle-même et à grandir à sa propre façon en toute liberté, et puis l'analyse transactionnelle, la communication non-violente, la sociocratie et bien d'autres choses, toutes ces sagesses humaines sont intéressantes à mettre en relation avec le judaïsme, c'est ce qui me passionne, comprendre comment nous vivons notre humanité en tant qu'individu, en tant que groupe à travers toutes ces disciplines que je viens d'évoquer et à travers le judaïsme.</p><p></p><p>Je vous invite directement à suivre mes activités sur rabbinchansky.fr pour ce qui me concerne moi plus particulièrement, sur cocre.net à propos de toutes les formations et les sagesses dont j'ai parlé et pour le travail associatif et le travail de dialogue et sur yetzira.org pour toutes les affaires qui concernent la synagogue, enfin devenir juif et devenir juive, d'ailleurs les deux fonctionnent dans l'URL, et à votre disposition aussi pour retrouver tous les matériaux. Bienvenue sur ce podcast, on rentre tout de suite dans le vif du sujet. Alors si je dois parler de Rosh Hashanah, je veux d'abord parler du temps, des années qui passent si vite et quand on est enfant, le temps semble parfois s'étirer et puis petit à petit, on rentre dans le vif du sujet de la vie, les choses semblent se précipiter et c'est très important de se mettre au diapason les uns les unes des autres et d'apprendre à ce que, à tous les âges, on trouve des points de repère.</p><p></p><p>Les points de repère, c'est l'effet de juive et c'est en particulier Rosh Hashanah. Ça peut être plein d'autres choses aussi, mais c'est notre sujet aujourd'hui. Et donc c'est Rosh Hashanah, la première des fêtes juives, qui marque le début du calendrier.</p><p></p><p>Est-ce que c'est tout à fait ça ? C'est un tout petit peu plus compliqué, vous vous en doutez, mais on peut partir là-dessus, ce que je viens de dire, on peut dire ça, Rosh Hashanah commence le début du calendrier. Donc quand on grandit, le temps s'accélère et on a besoin de prendre la mesure de chaque seconde parce que chaque seconde, c'est nos vies et si nos vies sont sacrées, chaque moment que nous leur consacrons à nos vies, chacun de ces moments est sacré lui aussi. Nous n'aurons pas indéfiniment la chance d'avoir des problèmes à résoudre et nous n'aurons pas indéfiniment la chance de créer des occasions de joie autour de nous.</p><p></p><p>La vie, c'est maintenant et le sens de nos vies, c'est maintenant que nous devons le forger. Toute la série des silchotes avant Rosh Hashanah, de Rosh Hashanah, puis des dix jours de retour sur soi, puis de Yom Kippour, on parlera de tout ça, toute cette série d'événements mis en place dans la pensée et dans la pratique juive permettent de prendre l'importance, de prendre compte, de prendre pleine mesure de l'importance de ce temps de nos vies et pour ça, on y consacre spécialement une quinzaine de jours qui tombent en septembre, en octobre. Ça coïncide avec des événements naturels particuliers qui sont une nouvelle saison de récolte et de moisson et en même temps, ce n'est pas toujours évident dans la vie moderne parce que ça coïncide avec la rentrée scolaire pour les enfants, pour les profs, un peu pour tout le monde qui rentre de vacances.</p><p></p><p>Donc, s'appuyer sur ce temps juif, ça demande un peu d'anticipation, d'où l'intérêt aussi de l'étudier dès maintenant, dès que vous en avez l'occasion pour pouvoir ensuite vous plonger dans ces fêtes et en tirer le meilleur de ce qu'elles peuvent nous apporter. Donc voilà, l'important dans nos vies pour le forger, c'est maintenant qu'on a besoin de s'y mettre et avoir un temps collectif, un temps marqué par l'histoire, un temps où on crée une actualité qui nous pousse à nous remettre en question. Tout ça, ça nous fait avancer, c'est un petit peu ça le judaïsme, ce n'est pas être seulement des victimes de l'actualité extérieure, mais c'est créer notre propre actualité et notre actualité à l'époque de Rosh Hashanah, c'est reprendre le sens de nos vies en main, donner une tête à notre année.</p><p></p><p>Et Rosh, ça veut dire la tête, et Shana, ça veut dire l'année, de la racine Shinoui, qui veut dire un changement, parce que chaque année est un petit peu différente, toujours forcément de la précédente, et en même temps, si on laisse les années s'écouler, on ne se rendra pas compte que chaque année est différente, mais là, avec Rosh Hashanah, on a ces marqueurs qui nous permettent d'en prendre bien conscience. Et alors, Shana, c'est aussi de la racine Lechanen, Vechinan Tam Levanécha, c'est ce qu'on dit dans cette prière, dans ce texte d'un hétéronome tellement important qui s'appelle le schéma d'Israël, on dit Vechinan Tam Levanécha, et tu les répéteras à tes enfants, de quoi on parle, on parle des paroles de la Torah, mais ce qui nous intéresse, ici, c'est le mot Vechinan Tam, c'est la même racine que Shana aussi, et ça veut dire répéter, enseigner et faire attention, donc il faut imaginer l'année comme, non pas comme un cercle, mais comme une espèce de ressort qui monte, une spirale qui s'élève vers le haut, et chaque année, on repasse dans la zone de Rosh Hashanah, et on rafraîchit notre rapport au monde, à la vie, au sens qu'on veut donner à notre vie, et c'est ça notre liberté, on veut décider, en fait, des valeurs qui vont présider à notre vie, et on veut, d'une certaine façon, décider de ce qui est plus important pour nous que la routine, et les routines de nos vies, à quoi est-ce qu'on les dédie, à quoi est-ce qu'on les dédicace, et devant quoi on s'incline, qu'est-ce qu'on considère être plus grand que nous ? En réalité, d'une certaine façon, ce que je suis en train de dire, c'est qu'à Rosh Hashanah, on se choisit un roi, on se choisit une reine, le genre n'a pas d'impact ici, on se choisit, on pourrait dire, une divinité, et ça, le langage des offices, et des poésies, et des textes d'études de Rosh Hashanah renvoient en grande partie à ça, pas seulement, mais en grande partie, à l'idée qu'on décide devant quoi on s'incline, et on, alors je vais le dire en langage hébreu antique, on redonne à la puissance de vie, à la transcendance, à la divinité, on lui redonne son pouvoir de régner sur nous. Quels sont les principes auxquels nous nous dédions ? Qu'est-ce que nous plaçons au-dessus de notre confort ? Devant quoi est-ce que nous nous inclinons ? Qu'est-ce que nous déclarons être roi ou reine sur nous ? Ou en tout cas, quelle est la vision globale, et l'intérêt général, et l'intérêt à long terme, auquel on accorde une préséance par rapport à nos intérêts personnels, ou plus réduits, ou plus à court terme ? Choisir notre roi ou notre reine, c'est porter à son maximum notre propre souveraineté.</p><p></p><p>Et si ces mots ne vous plaisent pas, vous pouvez en choisir d'autres, mais c'est l'imagerie, c'est les images poétiques qui ont cours à l'époque, à l'époque de la création, de toutes ces questions-là, parce que l'humanité a pas mal vécu dans un système un petit peu descendant, où les rois sont des dieux, ils sont des puissances guerrières, pas que, et pas tout le temps. Il y a aussi d'autres choses de ce côté-là, et le judaïsme fait partie aussi de ces autres choses, mais en tout cas, c'est quand même pas mal comme ça depuis les 2000 dernières années, ou 3000. Donc on rechoisit, on réinstitue ce roi ou cette reine chaque année, on renouvelle notre engagement, on le reconsidère, et c'est pour ça que Rosh Hashanah s'appelle avant tout Yom Hazikaron, le jour du souvenir, parce qu'on réexamine nos engagements de l'année dernière, devant quoi est-ce qu'on s'est incliné, à quoi est-ce qu'on a dédié notre vie, est-ce qu'on l'a fait de la façon dont on le souhaitait, et donc on renouvelle notre engagement en le modifiant et en l'améliorant, et en y intégrant de nouveaux éléments.</p><p></p><p>Et ces éléments, c'est à nous d'en décider, et ça, on le fait à Rosh Hashanah, et pendant les dix jours qu'on appelle les dix jours de Teshuvah, les dix jours de retour, qui commencent à Rosh Hashanah, qui se terminent à Kippour. Donc, voilà les généralités autour de Rosh Hashanah, et on va traiter d'un certain nombre de questions, dont certaines sont plutôt surprenantes, je dois quand même vous prévenir. Donc, nous allons parler du nom de la fête, Rosh Hashanah, et puis des autres noms de la fête, parce qu'on va voir des choses un petit peu surprenantes autour de ça.</p><p></p><p>On va parler, bien sûr, des pratiques de la fête, des pratiques à la maison, des pratiques à la synagogue, et puis des histoires qu'on lit, et de ce qu'on introduit aussi dans les chants, les poésies qui ont été créées. Je vous invite à vous référer aussi à toute une autre série de documents audio et vidéo, parce que toutes ces choses-là, je vais les détailler aussi dans d'autres podcasts spécifiques à certains éléments. Et puis aussi, pour le plaisir, pour que vous puissiez l'entendre, je vous lirai dans une autre série, dans cette même série de podcasts, ces textes dont on va parler maintenant, je vous les lirai en français, je vous les lirai et vous les chanterai en hébreu, pour que vous puissiez prendre la part que vous souhaitez, et les utiliser aussi, et participer, dans le cadre de la synagogue ou dans le cadre familial, à vous-même, raconter et investir ces histoires, ces histoires sous forme de récits, ou ces histoires sous forme de poésie.</p><p></p><p>Alors, tout de suite, le nom Roche Hachana, c'est par ça qu'on va commencer. Le fait que cette fête s'appelle Roche Hachana, ça semble être une évidence, c'est vraiment sous ce nom-là que l'ensemble du monde juif connaît cette fête. Et pourtant, quand on allume les bougies, on ne dit pas, vous savez, on allume des bougies à chaque fois qu'il y a une fête qui commence, deux bougies pour le Shabbat, souvent une bougie pour les fêtes, il y a différentes pratiques autour de ça, mais donc on allume toujours des bougies aussi pour que leur lumière nous accompagne alors que le soir tombe et qu'on rentre dans la fête, puisque les jours dans le judaïsme commencent le soir.</p><p></p><p>Donc, avant la tombée de la nuit, on allume des bougies et elles font une chaleureuse lumière, et une lumière tout court, à l'époque où il n'y avait pas forcément de bougies, où ça coûtait très cher, où c'était vraiment compliqué avant l'âge de l'électricité, donc on allume des bougies. Et comme c'est important, que c'est constitutif de la fête, que c'est un signe fort, que c'est on dirait un petit peu un ancrage, on allume les bougies, on sait que la fête est commencée, alors on y dit une bénédiction. Je vous réfère au podcast sur les bénédictions, autour de ça, mais donc on dit une petite formule qui dit tu es une source de joie et d'abondance infinie, éternelle, puissance infinie, qui nous guide, qui est pour nous le principe directeur du monde, qui nous rend particuliers et particulaires à travers des pratiques que nous adoptons et que nous faisons vivre et qui nous changent.</p><p></p><p>Et toi tu nous as ordonné, c'est ce qu'on dit dans cette formule, tu nous as ordonné d'allumer les bougies de, et là on ne dit pas d'allumer les bougies de Rosh Hashanah, on dit d'allumer les bougies de Yom Hazikaron, le jour du souvenir. Voilà, donc question, pourquoi est-ce qu'on ne dit pas Rosh Hashanah ? On peut poursuivre notre enquête et dans ce qui est constitutif de toutes les fêtes bibliques, enfin des pratiques d'entrée dans les fêtes bibliques, il y a un autre élément très important qui est le qui-douche. Le qui-douche, c'est juste avant de manger, on fait un petit texte, on dit un petit texte qui parle du sens de la fête et qui parle de la chance qu'on a aussi de boire du vin et donc on dit tu es une source de bénédiction éternelle, roi du monde, qui crée le fruit de la vigne.</p><p></p><p>Et ensuite, la deuxième partie, elle parle de la fête spécifique. Et donc, là, si vous regardez, cette deuxième partie pour la fête de Rosh Hashanah, elle dit tu es une source d'abondance infinie, qui est pour nous le principe directeur du monde, roi du monde et qui nous a rendus particuliers et particulières à travers les pratiques que nous faisons. Vous vous souvenez que je l'ai déjà dit, c'est parce que cette formule, elle est toujours comme ça.</p><p></p><p>Et ensuite, il y a des fins spécifiques selon les moments et on dit tu nous as donné éternelle, notre guide avec amour, ce jour de... Et on ne dit pas ce jour de Rosh Hashanah, on dit ce jour de Yom Hazikaron, jour où on souffle, donc Yom Teruah, c'est un des autres noms de Rosh Hashanah, Yom Teruah, jour du son, de la mise en son, parce qu'on y souffle du chauffard, ça c'est les pratiques de la fête, on y reviendra après. Donc on a Yom Hazikaron, on a Yom Teruah, et je continue le petit texte, qui est un appel important et différent de toute autre chose, en souvenir de la sortie d'Egypte, parce que tu nous as rendus spéciales et spéciaux à travers ces pratiques qui nous changent par l'engagement qu'on a vis-à-vis d'elles et tes paroles sont une vérité et elles existent indéfiniment et on fait la conclusion, tu es une source d'abondance éternelle, roi de l'ensemble de la terre, on y reviendra dans un instant quand on parlera du sens de la fête, qui rend spéciale Israël. On ne va pas partir sur la question de l'élection tout de suite, je vous renvoie à mon livre si vous voulez, j'explique tout bien dedans, en trois secondes tout le monde a le droit d'être élu pour ce qu'il ou elle élit, on crée des alliances avec ce qu'on veut dans la vie et elle nous porte, mais je vous laisse approfondir, donc qui rend spéciale Israël, c'est-à-dire les enfants d'Israël, c'est-à-dire les juifs, Israël, Jacob, les enfants de Jacob, le peuple juif, je vous ai fait tout ça très rapidement, et Yom Hazikaron, une fois de plus, le jour du souvenir, toujours pas Roche Hachana, donc on a regardé dans la pratique des bénédictions, des bénédictions de l'allumage des bougies, bénédictions du chant du qui-douche, on a regardé et le mot qui revient c'est Yom Hazikaron, voilà donc de la même racine que Iskor qui veut dire sera rappelé ou il rappellera et c'est une partie très importante des offices où on rappelle la mémoire des personnes qu'on aime qui ne sont plus de ce monde, donc voilà Zercher, c'est le souvenir, Yom Hazikaron, c'est le jour du souvenir, on parle du début de l'année, de la tête de l'année de Roche Hachana et on n'a pas encore trouvé d'où venait ce nom, mais ne vous inquiétez pas, j'ai fait l'enquête pour vous.</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/roch-hachana-fete-juive]]></link><guid isPermaLink="false">32719004-ac48-4bcc-93d6-c22e4e548ede</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 26 Jul 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/32719004-ac48-4bcc-93d6-c22e4e548ede.mp3" length="42612909" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>44:23</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>2</itunes:episode><podcast:episode>2</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Bienvenue sur &quot;Judaïsme sur un pied&quot;!</title><itunes:title>Bienvenue sur &quot;Judaïsme sur un pied&quot;!</itunes:title><description><![CDATA[<p>Bienvenue dans le podcast « Judaïsme sur un pied », le rendez-vous des amoureux et amoureuses de culture, d'humanité, qui veulent comprendre réellement le judaïsme. Ce podcast vous est ouvert, que vous soignez juifs ou non, pour découvrir ici un univers insoupçonné qui vous sortira du présent pour vous inscrire dans l'histoire longue, dans les aspirations humaines, à travers une tradition spirituelle et culturelle qui plonge ses racines dans l'âge de fer. Je suis Floriane Chinsky et j'étudie le judaïsme de l'intérieur en tant que rabbin depuis plus de 20 ans et de l'extérieur d'un point de vue historique, sociologique et psychologique.</p><p>Je me fonde sur mes études rabbiniques et historico-critiques à Jérusalem, sur mon doctorat en droit et en sociologie, et sur tout ce que j'ai étudié depuis. Je mets ces outils au service de ma compréhension du judaïsme, des organisations humaines en général dans leur aspect organisationnel et spirituel, et au service de celles et ceux qui veulent étudier, avancer, progresser dans leur vie en participant à des groupes ou à titre de suivi individuel. Mon rôle ici est de vous ouvrir les portes du judaïsme et de ce qu'il peut nous apporter, que vous fassiez ou non partie de cette culture.</p><p>Ce podcast sort tous les dimanches matin, vous le trouverez sur toutes les plateformes de la planète, y compris Deezer, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour vous abonner, rendez-vous sur judaïsme-sur-un-pied.captivate.fm Rappelez-vous, notre humanité nous lie et chaque culture nous enseigne qui nous sommes et qui nous pouvons être.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue dans le podcast « Judaïsme sur un pied », le rendez-vous des amoureux et amoureuses de culture, d'humanité, qui veulent comprendre réellement le judaïsme. Ce podcast vous est ouvert, que vous soignez juifs ou non, pour découvrir ici un univers insoupçonné qui vous sortira du présent pour vous inscrire dans l'histoire longue, dans les aspirations humaines, à travers une tradition spirituelle et culturelle qui plonge ses racines dans l'âge de fer. Je suis Floriane Chinsky et j'étudie le judaïsme de l'intérieur en tant que rabbin depuis plus de 20 ans et de l'extérieur d'un point de vue historique, sociologique et psychologique.</p><p>Je me fonde sur mes études rabbiniques et historico-critiques à Jérusalem, sur mon doctorat en droit et en sociologie, et sur tout ce que j'ai étudié depuis. Je mets ces outils au service de ma compréhension du judaïsme, des organisations humaines en général dans leur aspect organisationnel et spirituel, et au service de celles et ceux qui veulent étudier, avancer, progresser dans leur vie en participant à des groupes ou à titre de suivi individuel. Mon rôle ici est de vous ouvrir les portes du judaïsme et de ce qu'il peut nous apporter, que vous fassiez ou non partie de cette culture.</p><p>Ce podcast sort tous les dimanches matin, vous le trouverez sur toutes les plateformes de la planète, y compris Deezer, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour vous abonner, rendez-vous sur judaïsme-sur-un-pied.captivate.fm Rappelez-vous, notre humanité nous lie et chaque culture nous enseigne qui nous sommes et qui nous pouvons être.</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/bienvenue-podcast-judaisme]]></link><guid isPermaLink="false">4dcb64de-6b28-444a-bff2-96f32733e948</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Sun, 26 Jul 2026 08:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/4dcb64de-6b28-444a-bff2-96f32733e948.mp3" length="1567341" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>02:11</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>trailer</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>1</itunes:episode><podcast:episode>1</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item><item><title>Avinou Malkénou - histoire, sens, chant et quizz</title><itunes:title>Avinou Malkénou - histoire, sens, chant et quizz</itunes:title><description><![CDATA[<p>Texte</p><p>On chante :</p><p>Force protectrice, force souveraine, nous avons commis des fautes à ton égard</p><p>Force protectrice, force souveraine, nous n’avons pas d’autre appui que toi</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis avec bonté, pour faire honneur à ton nom</p><p>Force protectrice, force souveraine, fait renaitre pour nous une année de bonheur, de bienfaits et de générosité</p><p>Force protectrice, force souveraine, annule les événements irrémédiables qui feraient basculer nos vies</p><p>Force protectrice, force souveraine, annule les intentions des personnes qui nous haïssent</p><p>Force protectrice, force souveraine, renverse les projets des personnes qui veulent nous détruire</p><p>Force protectrice, force souveraine, détruit les souffrances, les mesquineries et les obstacles</p><p></p><p>)אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ חָטָאנוּ לְפָנֶיךָ.( 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ אֵין לָנוּ מֶלֶךְ אֶלָּא אָתָּה. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה עִמָּנוּ לְמַעַן שְׁמֶךָ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ בָּרֵךְ) חַדֵּשׁ) עָלֵינוּ שָׁנָה טוֹבָה. 3</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ בַּטֵּל מֵעָלֵינוּ כָּל גְּזֵרוֹת קָשׁוֹת. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ בַּטֵּל מַחְשְׁבוֹת שׂוֹנְאֵינוּ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הָפֵר עֲצַת אוֹיְבֵינוּ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כַּלֵּה כָּל צַר וּמַשְׂטִין מֵעָלֵינוּ. 3</p><p>On répond « amen »</p><p>Force protectrice, force souveraine, écarte la maladie, la guerre, la famine, la capture, l’assassinat et la persécution</p><p>contre tes allié.es</p><p>Force protectrice, force souveraine, efface et dépasse nos fautes et nos erreurs de devant ton regard</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כַּלֵּה דֶּבֶר וְחֶרֶב וְרָעָב וּשְׁבִי וּמַשְׁחִית (וְעָוֹן) וּשְׁמָד מִבְּנֵי בְּרִיתֶךָ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ מְחֵה וְהַעֲבֵר פְּשָׁעֵינוּ וְחַטֹּאתֵינוּ מִנֶּגֶד עֵינֶיךָ.</p><p></p><p>On répète après l’officiant.e</p><p>Force protectrice, force souveraine, aide-nous à réorienter nos vies de façon sincère et entière</p><p>Force protectrice, force souveraine, apporte une convalescence totale aux malades de ton peuple</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre du bien</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre de la délivrance et la libération</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre de l’indépendance financière</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre des mérites</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre du pardon</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הַחֲזִירֵנוּ בִּתְשׁוּבָה שְׁלֵמָה לְפָנֶיך</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ שְׁלַח רְפוּאָה שְׁלֵמָה לְחוֹלֵי עַמֶּךָ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר חַיִּים טוֹבִים.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר גְּאֻלָּה וִישׁוּעָה.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר פַּרְנָסָה וְכַלְכָּלָה.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר זְכֻיּוֹת.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר סְלִיחָה וּמְחִילָה.</p><p>On chante :</p><p>Force protectrice, force souveraine, fais fleurir pour nous une délivrance proche</p><p>Force protectrice, force souveraine, relève la dignité de ton peuple israël</p><p>Force protectrice, force souveraine, révèle la puissance de l’espoir du meilleur</p><p>Force protectrice, force souveraine, remplis nos mains de tes bénédictions</p><p></p><p>Force protectrice, force souveraine, exprime ta tendresse et la bienveillance</p><p>Force protectrice, force souveraine, accueille notre introspection avec un cœur ouvert</p><p>Force protectrice, force souveraine, ouvre les portes du ciel pour notre appel</p><p>Force protectrice, force souveraine, ne nous renvoie pas de devant toi sans espoir</p><p></p><p></p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הַצְמַח לָנוּ יְשׁוּעָה בְּקָרוֹב. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הָרֵם קֶרֶן יִשְׂרָאֵל עַמֶּךָ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הָרֵם קֶרֶן מְשִׁיחֶךָ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ מַלֵּא יָדֵינוּ מִבִּרְכוֹתֶיךָ. 3</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ שְׁמַע קוֹלֵנוּ, חוּס וְרַחֵם עָלֵינוּ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ קַבֵּל בְּרַחֲמִים וּבְרָצוֹן אֶת תְּפִלָּתֵנוּ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ פְּתַח שַׁעֲרֵי שָׁמַיִם לִתְפִלָּתֵנוּ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ נָא אַל תְּשִׁיבֵנוּ רֵיקָם מִלְּפָנֶיךָ. 3</p><p>Force protectrice, force souveraine, souviens-toi que nous ne sommes que poussière</p><p>Force protectrice, force souveraine, aies compassion pour nous, pour nos jeunes et pour nos enfants</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis en mémoire des personnes assassinées en défendant la vie</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis en mémoire des personnes tuées sur le bûcher ou par noyade</p><p>pour ne pas te trahir</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis pour toi, et non pas pour nous</p><p></p><p>On dit « avinou malkénou » et l’officiant.e poursuit</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ זָכוֹר כִּי עָפָר אֲנָחְנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ חֲמֹל עָלֵינוּ וְעַל עוֹלָלֵינוּ וְטַפֵּנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן טְבוּחִים עַל יִחוּדֶךָ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן בָּאֵי בָּאֵשׁ וּבַמַּיִם עַל קִדּוּשׁ שְׁמֶךָ.</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַנְךָ אִם לֹא לְמַעֲנֵנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַנְךָ וְהוֹשִׁיעֵנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן רַחֲמֶיךָ הָרַבִּים.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן שִׁמְךָ הַגָּדוֹל הַגִּבּוֹר וְהַנּוֹרָא שֶׁנִּקְרָא עָלֵינוּ.</p><p>Force protectrice, force souveraine, exprime ta tendresse pour nous et réponds-nous, car nous n’avons pas d’actes de gloire à te présenter, agis à notre égard avec une justice compréhensive et une bonté accueillante, et délivres-nous de ce qui nous enchaine.</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ חָנֵּנוּ וַעֲנֵנוּ כִּי אֵין בָּנוּ מַעֲשִׂים עֲשֵׂה עִמָּנוּ צְדָקָה וָחֶסֶד וְהוֹשִׁיעֵנוּ.</p><p></p><p>Quizz Avinou Malkénou</p><p>1. Que signifie « avinou » ?</p><p>2. Comment dit-on « notre mère » en hébreu ?</p><p>3. Que signifie « malkénou » ?</p><p>4. Comment dit-on « notre reine » en hébreu ?</p><p>5. A quelle occasion le mot « MélèH » est-il prononcé à Roch hachana et Kipour ?</p><p>6. Avinou Malkénou a été écrit par : Adam harichon à la fin de la création du monde il y a 6000 ans, la reine Esther avant de se présenter devant le roi Assuérus qui menaçait de tuer tous les juifs vers -500, Rabbi Akiva qui l’a prononcé pour mettre fin à une famine vers l’an 100, dans le Talmud taanit 25b rédigé vers le Ve siècle ou dans le seder Amram gaon au 9e siècle ?</p><p>7. Le talmud taanit 25b mentionne que Rabbi Akiva a dit : « notre père, notre roi, nous n’avons pas d’autres référent que toi, notre père, notre roi, aies compassion pour nous en raison de tes qualités à toi » ou « notre père, notre roi, envoie la pluie par pitié pour les plantes et les bêtes ».</p><p>8. Selon le Talmud, pourquoi la pluie est-elle tombée après la prière de Rabbi Akiba et pas après les autres implorations des sages qui l’ont précédé ? Est-ce : par hasard, parce que lui-même était plein de compassion pour tout le monde, parce que rabbi Akiva était plus érudit ?</p><p>9. Le premier texte complet de Avinou malkénou se trouve : dans le Talmud, Amram Gaon 9e siècle, Sidour Rachi XIe siècle ?</p><p>10. Combien de phrase a prononcé Rabbi Akiva ? Combien de phrases comporte ce texte aujourd’hui ?</p><p>11. Les coutumes suivantes existent-elles : Dire « avinou malkénou » assis ? Dire « Avinou malkénou » avec les portes de l’arche ouvertes (oui, achkénaze oriental) ? Dire avinou malkénou avec les portes fermées (non)? Dire avinou malkénou avec les portes parfois ouvertes et parfois fermées (oui achk occidental, ouvert matin rh et tout yk mais pas 10j ou minha) Dire une partie à voix basse ? Dire une partie avec l’assemblée qui répète après l’officiant.e (oui pour tout achk occidental, oui pour le milieux achk oriental) ? Dire tout ensemble (oui, minhag ancien) ? chanter la dernière phrase anénou véHanénou ki ein banou maassim, ou au contraire les dire en chuchotant (achk occidental) ? Le Hazan dit tout à voix haute et l’assemblée dit « amen », le Hazan dit tout à voix haute et l’assemblée le dit à voix basse (sef font l’un ou l’autre) ? Le Hazan dit les phrases et l’assemblée répond à chaque fois « avinou malkénou » (Heinemann) ?</p><p>12. Laquelle de ces propositions est vraie : On ne dit pas « avinou malkénou Hatanou léfanéHa » à roch hachana pcq on n’y fait pas le vidoui, ou on le dit parce que cette phrase n’est pas vraiment un vidouï ?</p><p>13. Ce chant est récité : le jour de Roch hachana, pendant les 10 jours de téchouva-retour sur soi, Yom kipour ou SimHat Torah ?</p><p>14. Il est dit après chacune des amida de Kipour, ou toutes les amida sauf celle du 5e office, l’office de Neila ou uniquement à la amida de Néila ?</p><p>15. Pour certain.es, on ne dit pas Avinou Malkénou à Chabat car : cela revient à faire référence à nos besoins or à chabat on ne parle que de nos satisfactions ou bien car : l’office est plus long à Chabat et on cherche une façon de le raccourcir ou bien car : le chabat, on invite la reine chabat et on insiste sur la royauté au féminin et non avec la royauté au masculin, malkat hachabat et non mélèH haolam ?</p><p>16. Pour d’autres, on dit Avinou Malkénou à chabat car : Il suffit d’enlever les passages ou on fait des demandes ou car : ces demandes sont de toute façon générales ou car : si on ne le fait pas, on ne le fera jamais (ran, gerondi esp 14e) ?</p><p>Extrait du talmud taanit 25b :</p><p>ירד רבי עקיבא אחריו ואמר אבינו מלכנו אין לנו מלך אלא אתה אבינו מלכנו למענך רחם עלינו וירדו גשמים הוו מרנני רבנן יצתה בת קול ואמרה לא מפני שזה גדול מזה אלא שזה מעביר על מדותיו וזה אינו מעביר על מדותיו</p><p>Nous voilà arrivé.es à l’issue de ce voyage dans le « avinou malkénou ». J’espère que ce texte ancien et puissant a su vous toucher, vous inspirer. J’espère qu’il vous a permis de vous approcher de la sensation très spéciale que l’on ressent lorsqu’on le chante en étant concentré.e vers l’espoir d’une année meilleure, en étant...]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Texte</p><p>On chante :</p><p>Force protectrice, force souveraine, nous avons commis des fautes à ton égard</p><p>Force protectrice, force souveraine, nous n’avons pas d’autre appui que toi</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis avec bonté, pour faire honneur à ton nom</p><p>Force protectrice, force souveraine, fait renaitre pour nous une année de bonheur, de bienfaits et de générosité</p><p>Force protectrice, force souveraine, annule les événements irrémédiables qui feraient basculer nos vies</p><p>Force protectrice, force souveraine, annule les intentions des personnes qui nous haïssent</p><p>Force protectrice, force souveraine, renverse les projets des personnes qui veulent nous détruire</p><p>Force protectrice, force souveraine, détruit les souffrances, les mesquineries et les obstacles</p><p></p><p>)אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ חָטָאנוּ לְפָנֶיךָ.( 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ אֵין לָנוּ מֶלֶךְ אֶלָּא אָתָּה. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה עִמָּנוּ לְמַעַן שְׁמֶךָ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ בָּרֵךְ) חַדֵּשׁ) עָלֵינוּ שָׁנָה טוֹבָה. 3</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ בַּטֵּל מֵעָלֵינוּ כָּל גְּזֵרוֹת קָשׁוֹת. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ בַּטֵּל מַחְשְׁבוֹת שׂוֹנְאֵינוּ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הָפֵר עֲצַת אוֹיְבֵינוּ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כַּלֵּה כָּל צַר וּמַשְׂטִין מֵעָלֵינוּ. 3</p><p>On répond « amen »</p><p>Force protectrice, force souveraine, écarte la maladie, la guerre, la famine, la capture, l’assassinat et la persécution</p><p>contre tes allié.es</p><p>Force protectrice, force souveraine, efface et dépasse nos fautes et nos erreurs de devant ton regard</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כַּלֵּה דֶּבֶר וְחֶרֶב וְרָעָב וּשְׁבִי וּמַשְׁחִית (וְעָוֹן) וּשְׁמָד מִבְּנֵי בְּרִיתֶךָ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ מְחֵה וְהַעֲבֵר פְּשָׁעֵינוּ וְחַטֹּאתֵינוּ מִנֶּגֶד עֵינֶיךָ.</p><p></p><p>On répète après l’officiant.e</p><p>Force protectrice, force souveraine, aide-nous à réorienter nos vies de façon sincère et entière</p><p>Force protectrice, force souveraine, apporte une convalescence totale aux malades de ton peuple</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre du bien</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre de la délivrance et la libération</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre de l’indépendance financière</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre des mérites</p><p>Force protectrice, force souveraine, inscris-nous dans le livre du pardon</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הַחֲזִירֵנוּ בִּתְשׁוּבָה שְׁלֵמָה לְפָנֶיך</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ שְׁלַח רְפוּאָה שְׁלֵמָה לְחוֹלֵי עַמֶּךָ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר חַיִּים טוֹבִים.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר גְּאֻלָּה וִישׁוּעָה.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר פַּרְנָסָה וְכַלְכָּלָה.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר זְכֻיּוֹת.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר סְלִיחָה וּמְחִילָה.</p><p>On chante :</p><p>Force protectrice, force souveraine, fais fleurir pour nous une délivrance proche</p><p>Force protectrice, force souveraine, relève la dignité de ton peuple israël</p><p>Force protectrice, force souveraine, révèle la puissance de l’espoir du meilleur</p><p>Force protectrice, force souveraine, remplis nos mains de tes bénédictions</p><p></p><p>Force protectrice, force souveraine, exprime ta tendresse et la bienveillance</p><p>Force protectrice, force souveraine, accueille notre introspection avec un cœur ouvert</p><p>Force protectrice, force souveraine, ouvre les portes du ciel pour notre appel</p><p>Force protectrice, force souveraine, ne nous renvoie pas de devant toi sans espoir</p><p></p><p></p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הַצְמַח לָנוּ יְשׁוּעָה בְּקָרוֹב. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הָרֵם קֶרֶן יִשְׂרָאֵל עַמֶּךָ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ הָרֵם קֶרֶן מְשִׁיחֶךָ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ מַלֵּא יָדֵינוּ מִבִּרְכוֹתֶיךָ. 3</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ שְׁמַע קוֹלֵנוּ, חוּס וְרַחֵם עָלֵינוּ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ קַבֵּל בְּרַחֲמִים וּבְרָצוֹן אֶת תְּפִלָּתֵנוּ. 1</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ פְּתַח שַׁעֲרֵי שָׁמַיִם לִתְפִלָּתֵנוּ. 2</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ נָא אַל תְּשִׁיבֵנוּ רֵיקָם מִלְּפָנֶיךָ. 3</p><p>Force protectrice, force souveraine, souviens-toi que nous ne sommes que poussière</p><p>Force protectrice, force souveraine, aies compassion pour nous, pour nos jeunes et pour nos enfants</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis en mémoire des personnes assassinées en défendant la vie</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis en mémoire des personnes tuées sur le bûcher ou par noyade</p><p>pour ne pas te trahir</p><p>Force protectrice, force souveraine, agis pour toi, et non pas pour nous</p><p></p><p>On dit « avinou malkénou » et l’officiant.e poursuit</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ זָכוֹר כִּי עָפָר אֲנָחְנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ חֲמֹל עָלֵינוּ וְעַל עוֹלָלֵינוּ וְטַפֵּנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן טְבוּחִים עַל יִחוּדֶךָ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן בָּאֵי בָּאֵשׁ וּבַמַּיִם עַל קִדּוּשׁ שְׁמֶךָ.</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַנְךָ אִם לֹא לְמַעֲנֵנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַנְךָ וְהוֹשִׁיעֵנוּ.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן רַחֲמֶיךָ הָרַבִּים.</p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן שִׁמְךָ הַגָּדוֹל הַגִּבּוֹר וְהַנּוֹרָא שֶׁנִּקְרָא עָלֵינוּ.</p><p>Force protectrice, force souveraine, exprime ta tendresse pour nous et réponds-nous, car nous n’avons pas d’actes de gloire à te présenter, agis à notre égard avec une justice compréhensive et une bonté accueillante, et délivres-nous de ce qui nous enchaine.</p><p></p><p>אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ חָנֵּנוּ וַעֲנֵנוּ כִּי אֵין בָּנוּ מַעֲשִׂים עֲשֵׂה עִמָּנוּ צְדָקָה וָחֶסֶד וְהוֹשִׁיעֵנוּ.</p><p></p><p>Quizz Avinou Malkénou</p><p>1. Que signifie « avinou » ?</p><p>2. Comment dit-on « notre mère » en hébreu ?</p><p>3. Que signifie « malkénou » ?</p><p>4. Comment dit-on « notre reine » en hébreu ?</p><p>5. A quelle occasion le mot « MélèH » est-il prononcé à Roch hachana et Kipour ?</p><p>6. Avinou Malkénou a été écrit par : Adam harichon à la fin de la création du monde il y a 6000 ans, la reine Esther avant de se présenter devant le roi Assuérus qui menaçait de tuer tous les juifs vers -500, Rabbi Akiva qui l’a prononcé pour mettre fin à une famine vers l’an 100, dans le Talmud taanit 25b rédigé vers le Ve siècle ou dans le seder Amram gaon au 9e siècle ?</p><p>7. Le talmud taanit 25b mentionne que Rabbi Akiva a dit : « notre père, notre roi, nous n’avons pas d’autres référent que toi, notre père, notre roi, aies compassion pour nous en raison de tes qualités à toi » ou « notre père, notre roi, envoie la pluie par pitié pour les plantes et les bêtes ».</p><p>8. Selon le Talmud, pourquoi la pluie est-elle tombée après la prière de Rabbi Akiba et pas après les autres implorations des sages qui l’ont précédé ? Est-ce : par hasard, parce que lui-même était plein de compassion pour tout le monde, parce que rabbi Akiva était plus érudit ?</p><p>9. Le premier texte complet de Avinou malkénou se trouve : dans le Talmud, Amram Gaon 9e siècle, Sidour Rachi XIe siècle ?</p><p>10. Combien de phrase a prononcé Rabbi Akiva ? Combien de phrases comporte ce texte aujourd’hui ?</p><p>11. Les coutumes suivantes existent-elles : Dire « avinou malkénou » assis ? Dire « Avinou malkénou » avec les portes de l’arche ouvertes (oui, achkénaze oriental) ? Dire avinou malkénou avec les portes fermées (non)? Dire avinou malkénou avec les portes parfois ouvertes et parfois fermées (oui achk occidental, ouvert matin rh et tout yk mais pas 10j ou minha) Dire une partie à voix basse ? Dire une partie avec l’assemblée qui répète après l’officiant.e (oui pour tout achk occidental, oui pour le milieux achk oriental) ? Dire tout ensemble (oui, minhag ancien) ? chanter la dernière phrase anénou véHanénou ki ein banou maassim, ou au contraire les dire en chuchotant (achk occidental) ? Le Hazan dit tout à voix haute et l’assemblée dit « amen », le Hazan dit tout à voix haute et l’assemblée le dit à voix basse (sef font l’un ou l’autre) ? Le Hazan dit les phrases et l’assemblée répond à chaque fois « avinou malkénou » (Heinemann) ?</p><p>12. Laquelle de ces propositions est vraie : On ne dit pas « avinou malkénou Hatanou léfanéHa » à roch hachana pcq on n’y fait pas le vidoui, ou on le dit parce que cette phrase n’est pas vraiment un vidouï ?</p><p>13. Ce chant est récité : le jour de Roch hachana, pendant les 10 jours de téchouva-retour sur soi, Yom kipour ou SimHat Torah ?</p><p>14. Il est dit après chacune des amida de Kipour, ou toutes les amida sauf celle du 5e office, l’office de Neila ou uniquement à la amida de Néila ?</p><p>15. Pour certain.es, on ne dit pas Avinou Malkénou à Chabat car : cela revient à faire référence à nos besoins or à chabat on ne parle que de nos satisfactions ou bien car : l’office est plus long à Chabat et on cherche une façon de le raccourcir ou bien car : le chabat, on invite la reine chabat et on insiste sur la royauté au féminin et non avec la royauté au masculin, malkat hachabat et non mélèH haolam ?</p><p>16. Pour d’autres, on dit Avinou Malkénou à chabat car : Il suffit d’enlever les passages ou on fait des demandes ou car : ces demandes sont de toute façon générales ou car : si on ne le fait pas, on ne le fera jamais (ran, gerondi esp 14e) ?</p><p>Extrait du talmud taanit 25b :</p><p>ירד רבי עקיבא אחריו ואמר אבינו מלכנו אין לנו מלך אלא אתה אבינו מלכנו למענך רחם עלינו וירדו גשמים הוו מרנני רבנן יצתה בת קול ואמרה לא מפני שזה גדול מזה אלא שזה מעביר על מדותיו וזה אינו מעביר על מדותיו</p><p>Nous voilà arrivé.es à l’issue de ce voyage dans le « avinou malkénou ». J’espère que ce texte ancien et puissant a su vous toucher, vous inspirer. J’espère qu’il vous a permis de vous approcher de la sensation très spéciale que l’on ressent lorsqu’on le chante en étant concentré.e vers l’espoir d’une année meilleure, en étant accompagné d’autres personnes elles aussi connectées à leur humanité. Nous avons abordé la puissance de son imagerie ancienne, l’évolution des coutumes attachées à ce texte, nous l’avons dit en français et en hébreu, nous avons ouvert des chemins sur lesquels vous vous orienterez librement. Bons chemins, bonnes recherches, bons voyages à vous, et je me réjouis de vous retrouver prochainement !</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://judaisme-sur-un-pied.captivate.fm/episode/avinou-malkenou-histoire-sens-chant-et-quizz]]></link><guid isPermaLink="false">3d4394f9-6975-4d19-945a-bc1a581cdd28</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/4bf56ee8-6d99-4f9a-9665-538066ac2061/Juda-sme-sur-un-pied-1.jpg"/><pubDate>Mon, 22 Jun 2026 18:10:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://episodes.captivate.fm/episode/3d4394f9-6975-4d19-945a-bc1a581cdd28.mp3" length="59532061" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>49:37</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>14</itunes:episode><podcast:episode>14</podcast:episode><podcast:season>1</podcast:season></item></channel></rss>