<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><?xml-stylesheet href="https://feeds.captivate.fm/style.xsl" type="text/xsl"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0"><channel><atom:link href="https://feeds.captivate.fm/trait-d-esprit/" rel="self" type="application/rss+xml"/><title><![CDATA[Trait d'esprit]]></title><lastBuildDate>Mon, 16 Jan 2023 14:56:59 +0000</lastBuildDate><generator>Captivate.fm</generator><language><![CDATA[fr]]></language><copyright><![CDATA[Copyright 2023 Martin Moulier]]></copyright><managingEditor>Martin Moulier</managingEditor><itunes:summary><![CDATA[Un brin de malice, un trait d’humour, une pointe de satire, une touche d’ironie… Trait d’esprit vous propose de découvrir, au détour de quelques lignes, ce qu’est réellement la littérature : l’art du langage. Une émission hebdomadaire tout public un peu barrée qui s’intéresse, avec vous, aux virtuoses des mots.]]></itunes:summary><image><url>https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg</url><title>Trait d&apos;esprit</title><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link></image><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><itunes:owner><itunes:name>Martin Moulier</itunes:name></itunes:owner><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author><description>Un brin de malice, un trait d’humour, une pointe de satire, une touche d’ironie… Trait d’esprit vous propose de découvrir, au détour de quelques lignes, ce qu’est réellement la littérature : l’art du langage. Une émission hebdomadaire tout public un peu barrée qui s’intéresse, avec vous, aux virtuoses des mots.</description><link>https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit</link><atom:link href="https://pubsubhubbub.appspot.com" rel="hub"/><itunes:subtitle><![CDATA[Un brin de malice, un trait d’humour, une pointe de satire, une touche d’ironie… Trait d’esprit vous propose de découvrir, au détour de quelques lignes, ce qu’est réellement la littérature : l’art du langage. 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Ses tirades sont célèbres, et c'est l'une d'entre elles que nous décortiquons aujourd'hui !</p><p class="ql-align-center"><strong>Cris de tous.</strong></p><p>J’ai faim&nbsp;!</p><p class="ql-align-center"><strong>Cyrano</strong>, <em>se croisant les bras.</em></p><p>Ah çà&nbsp;!  mais vous ne pensez qu’à manger&nbsp;?…</p><p>— Approche, Bertrandou le fifre, ancien berger&nbsp;;</p><p>Du double étui de cuir tire l’un de tes fifres,</p><p>Souffle et joue à ce tas de goinfres et de piffres</p><p>Ces vieux airs du pays, au doux rythme obsesseur,</p><p>Dont chaque note est comme une petite sœur,</p><p>Dans lesquels restent pris des sons de voix aimées,</p><p>Ces airs dont la lenteur est celle des fumées</p><p>Que le hameau natal exhale de ses toits,</p><p>Ces airs dont la musique a l’air d’être un patois&nbsp;!…</p><p class="ql-align-center"><em>(Le vieux s’assied et prépare son fifre.)</em></p><p>Que la flûte, aujourd’hui, guerrière qui s’afflige,</p><p>Se souvienne un moment, pendant que sur sa tige</p><p>Tes doigts semblent danser un menuet d’oiseau,</p><p>Qu’avant d’être d’ébène, elle fut de roseau&nbsp;;</p><p>Que sa chanson l’étonne, et qu’elle y reconnaisse</p><p>L’âme de sa rustique et paisible jeunesse&nbsp;!…</p><p class="ql-align-center"><em>(Le vieux commence à jouer des airs languedociens.)</em></p><p>Écoutez, les Gascons… Ce n’est plus, sous ses doigts,</p><p>Le fifre aigu des camps, c’est la flûte des bois&nbsp;!</p><p>Ce n’est plus le sifflet du combat, sous ses lèvres,</p><p>C’est le lent galoubet de nos meneurs de chèvres&nbsp;!…</p><p>Écoutez… C’est le val, la lande, la forêt,</p><p>Le petit pâtre brun sous son rouge béret,</p><p>C’est la verte douceur des soirs sur la Dordogne,</p><p>Écoutez, les Gascons&nbsp;:  c’est toute la Gascogne&nbsp;!</p><p class="ql-align-center"><em>(Toutes les têtes se sont inclinées&nbsp;;  -tous les yeux rêvent&nbsp;; – et des larmes sont furtivement essuyées, avec un revers de manche, un coin de manteau.)</em></p><p><br></p><p><br></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Représenté pour la première fois en 1897, le <em>Cyrano de Bergerac</em> d'Edmond Rostand reste encore aujourd'hui la pièce française la plus jouée au monde ; et si vous ne saviez pas qui l'avait écrite, vous connaissiez en revanche sûrement déjà le personnage de Cyrano, ce bretteur habile et fin poète qui ne souffre que d'une chose : la laideur de son nez ! Ses tirades sont célèbres, et c'est l'une d'entre elles que nous décortiquons aujourd'hui !</p><p class="ql-align-center"><strong>Cris de tous.</strong></p><p>J’ai faim&nbsp;!</p><p class="ql-align-center"><strong>Cyrano</strong>, <em>se croisant les bras.</em></p><p>Ah çà&nbsp;!  mais vous ne pensez qu’à manger&nbsp;?…</p><p>— Approche, Bertrandou le fifre, ancien berger&nbsp;;</p><p>Du double étui de cuir tire l’un de tes fifres,</p><p>Souffle et joue à ce tas de goinfres et de piffres</p><p>Ces vieux airs du pays, au doux rythme obsesseur,</p><p>Dont chaque note est comme une petite sœur,</p><p>Dans lesquels restent pris des sons de voix aimées,</p><p>Ces airs dont la lenteur est celle des fumées</p><p>Que le hameau natal exhale de ses toits,</p><p>Ces airs dont la musique a l’air d’être un patois&nbsp;!…</p><p class="ql-align-center"><em>(Le vieux s’assied et prépare son fifre.)</em></p><p>Que la flûte, aujourd’hui, guerrière qui s’afflige,</p><p>Se souvienne un moment, pendant que sur sa tige</p><p>Tes doigts semblent danser un menuet d’oiseau,</p><p>Qu’avant d’être d’ébène, elle fut de roseau&nbsp;;</p><p>Que sa chanson l’étonne, et qu’elle y reconnaisse</p><p>L’âme de sa rustique et paisible jeunesse&nbsp;!…</p><p class="ql-align-center"><em>(Le vieux commence à jouer des airs languedociens.)</em></p><p>Écoutez, les Gascons… Ce n’est plus, sous ses doigts,</p><p>Le fifre aigu des camps, c’est la flûte des bois&nbsp;!</p><p>Ce n’est plus le sifflet du combat, sous ses lèvres,</p><p>C’est le lent galoubet de nos meneurs de chèvres&nbsp;!…</p><p>Écoutez… C’est le val, la lande, la forêt,</p><p>Le petit pâtre brun sous son rouge béret,</p><p>C’est la verte douceur des soirs sur la Dordogne,</p><p>Écoutez, les Gascons&nbsp;:  c’est toute la Gascogne&nbsp;!</p><p class="ql-align-center"><em>(Toutes les têtes se sont inclinées&nbsp;;  -tous les yeux rêvent&nbsp;; – et des larmes sont furtivement essuyées, avec un revers de manche, un coin de manteau.)</em></p><p><br></p><p><br></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">15e6c882-d108-427d-b2aa-83d8b1c73ad5</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Mon, 09 May 2022 11:30:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/f9527346-8f1a-4b2f-95a6-f1c2c557dcaf/Trait-20d-27esprit-207-20-20Cyrano.mp3" length="15010167" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>10:25</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:episode>7</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item><item><title>Nietzsche dans toute sa malice : immersion au coeur de ses aphorismes</title><itunes:title>Nietzsche dans toute sa malice : immersion au coeur de ses aphorismes</itunes:title><description><![CDATA[<p>Grand penseur de la fin du XIXème siècle, Friedrich Nietzsche a considérablement influencé la philosophie contemporaine – et encore, c'est un euphémisme ! L'auteur allemand n'a eu de cesse de récuser les fondements même de nos civilisations occidentales. Mais s'il est surtout connu pour sa critique des valeurs humaines, le philosophe au nom imprononçable ne se limite pas à ses écrits anti-conformistes. Nous nous intéressons aujourd'hui à trois de ses "plaisanteries, ruses et vengeances" qui ouvrent <em>le Gai Savoir</em> !</p><p>(Aphorismes n°33, 59 et 62)</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Grand penseur de la fin du XIXème siècle, Friedrich Nietzsche a considérablement influencé la philosophie contemporaine – et encore, c'est un euphémisme ! L'auteur allemand n'a eu de cesse de récuser les fondements même de nos civilisations occidentales. Mais s'il est surtout connu pour sa critique des valeurs humaines, le philosophe au nom imprononçable ne se limite pas à ses écrits anti-conformistes. Nous nous intéressons aujourd'hui à trois de ses "plaisanteries, ruses et vengeances" qui ouvrent <em>le Gai Savoir</em> !</p><p>(Aphorismes n°33, 59 et 62)</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">05ad4d09-0e97-4bef-8739-27d52252f194</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Mon, 18 Apr 2022 11:30:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/d136c10c-fec9-4849-9ba6-e84ef0e25e89/Trait-20d-27esprit-206-20-20Nietzsche.mp3" length="11465455" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>07:58</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:episode>6</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item><item><title>L&apos;absurde chez Camus - L&apos;Etranger, ou la génèse d&apos;une pensée philosophique</title><itunes:title>L&apos;absurde chez Camus - L&apos;Etranger, ou la génèse d&apos;une pensée philosophique</itunes:title><description><![CDATA[<p>Traduit dans soixante-huit langues, <em>L'Etranger</em> est le troisième roman francophone le plus lu dans le monde. Et pour cause ! Alors qu'il n'est qu'à son coup d'essai, Albert Camus y développe ce qui est au fondement de toute sa philosophie : l'absurde. "Pourquoi jouer le jeu de la vie si je dois mourir un jour?" C'est à partir de cette première lassitude que l'auteur puise son inspiration romanesque...</p><p>"<em>Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.</em>"</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Traduit dans soixante-huit langues, <em>L'Etranger</em> est le troisième roman francophone le plus lu dans le monde. Et pour cause ! Alors qu'il n'est qu'à son coup d'essai, Albert Camus y développe ce qui est au fondement de toute sa philosophie : l'absurde. "Pourquoi jouer le jeu de la vie si je dois mourir un jour?" C'est à partir de cette première lassitude que l'auteur puise son inspiration romanesque...</p><p>"<em>Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.</em>"</p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">caa0c084-bd22-4d34-b1e9-08d2ff54b59b</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 11:30:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/1a4c43e7-047c-4a97-8868-2ec438c52d20/trait-d-esprit-5-camus.mp3" length="11992320" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>08:20</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:episode>5</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item><item><title>Boire un &quot;vers&quot; de vin au bord du Rhin, ou l&apos;enivrement nocturne d&apos;Apollinaire</title><itunes:title>Boire un &quot;vers&quot; de vin au bord du Rhin, ou l&apos;enivrement nocturne d&apos;Apollinaire</itunes:title><description><![CDATA[<p>Précurseur du surréalisme, Guillaume Apollinaire est notamment connu pour son recueil poétique <em>Alcools</em>. Dans les "Rhenanes", une section de son ouvrage comportant neuf poèmes, il fait se balader son personnage poétique le long du Rhin, une occasion pour lui de chanter, entre autres, ses ivresses nocturnes... C'est ce que nous analysons dans son poème "Nuit Rhénane" :</p><p><em>Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme</em></p><p><em>Écoutez la chanson lente d'un batelier</em></p><p><em>Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes</em></p><p><em>Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds</em></p><p><em>Debout chantez plus haut en dansant une ronde</em></p><p><em>Que je n'entende plus le chant du batelier</em></p><p><em>Et mettez près de moi toutes les filles blondes</em></p><p><em>Au regard immobile aux nattes repliées</em></p><p><em>Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent</em></p><p><em>Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter</em></p><p><em>La voix chante toujours à en râle-mourir</em></p><p><em>Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été</em></p><p><em>Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire</em></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Précurseur du surréalisme, Guillaume Apollinaire est notamment connu pour son recueil poétique <em>Alcools</em>. Dans les "Rhenanes", une section de son ouvrage comportant neuf poèmes, il fait se balader son personnage poétique le long du Rhin, une occasion pour lui de chanter, entre autres, ses ivresses nocturnes... C'est ce que nous analysons dans son poème "Nuit Rhénane" :</p><p><em>Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme</em></p><p><em>Écoutez la chanson lente d'un batelier</em></p><p><em>Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes</em></p><p><em>Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds</em></p><p><em>Debout chantez plus haut en dansant une ronde</em></p><p><em>Que je n'entende plus le chant du batelier</em></p><p><em>Et mettez près de moi toutes les filles blondes</em></p><p><em>Au regard immobile aux nattes repliées</em></p><p><em>Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent</em></p><p><em>Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter</em></p><p><em>La voix chante toujours à en râle-mourir</em></p><p><em>Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été</em></p><p><em>Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire</em></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">6ba9c552-3db9-4a49-a3b3-4bcc266d6f76</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Mon, 06 Dec 2021 10:30:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/05118937-3b77-44c0-98aa-566231761a7a/trait-d-esprit-4-apollinaire.mp3" length="13896097" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>09:39</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:episode>4</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item><item><title>L&apos;ivresse vicieuse de Baudelaire - La Mort comme seule issue</title><itunes:title>L&apos;ivresse vicieuse de Baudelaire - La Mort comme seule issue</itunes:title><description><![CDATA[<p>Avec <em>Les fleurs du mal</em>, Charles Baudelaire entre en 1857 au panthéon des auteurs littéraires français. Bien que très critiqué par la presse de l'époque, l'héritage qu'il laisse inspire après lui toute une génération de poètes. Le trait d'esprit du jour analyse le génie baudelairien au regard de la dernière section du "Voyage", qui est lui-même le dernier poème de ses "fleurs maladives" et qui préfigure, entre autres, "le Bateau ivre" de Rimbaud...</p><p><em>Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l'ancre !</em></p><p><em>Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !</em></p><p><em>Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,</em></p><p><em>Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !</em></p><p><em>Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte !</em></p><p><em>Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,</em></p><p><em>Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?</em></p><p><em>Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !</em></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec <em>Les fleurs du mal</em>, Charles Baudelaire entre en 1857 au panthéon des auteurs littéraires français. Bien que très critiqué par la presse de l'époque, l'héritage qu'il laisse inspire après lui toute une génération de poètes. Le trait d'esprit du jour analyse le génie baudelairien au regard de la dernière section du "Voyage", qui est lui-même le dernier poème de ses "fleurs maladives" et qui préfigure, entre autres, "le Bateau ivre" de Rimbaud...</p><p><em>Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l'ancre !</em></p><p><em>Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !</em></p><p><em>Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,</em></p><p><em>Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !</em></p><p><em>Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte !</em></p><p><em>Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,</em></p><p><em>Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?</em></p><p><em>Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !</em></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">537b7448-0d28-4f07-8337-731942d3e251</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Mon, 08 Nov 2021 11:30:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/bf90506b-cd14-474c-95f9-003aaf78ff1a/trait-d-esprit-3-baudelaire.mp3" length="11271620" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>08:37</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>3</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item><item><title>Pourquoi le mal existe-t-il si Dieu existe ? - La réponse de Voltaire</title><itunes:title>Pourquoi le mal existe-t-il si Dieu existe ? - La réponse de Voltaire</itunes:title><description><![CDATA[<p>On connaît souvent Voltaire comme l'auteur de <em>Candide</em>, mais moins comme celui du "Poème sur le désastre de Lisbonne". Dans cet extrait, nous commentons la manière dont il s'oppose à la théorie du "meilleur des mondes" de Leibniz au regard du terrible séisme qui frappa la capitale portugaise le 1er novembre 1755 :</p><p><em>"Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs, </em></p><p><em>Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs ; </em></p><p><em>Mais le plaisir s’envole, et passe comme une ombre ; </em></p><p><em>Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre. </em></p><p><em>Le passé n’est pour nous qu’un triste souvenir ; </em></p><p><em>Le présent est affreux, s’il n’est point d’avenir, </em></p><p><em>Si la nuit du tombeau détruit l’être qui pense. </em></p><p><em>Un jour tout sera bien, voilà notre espérance ; </em></p><p><em>Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion. </em></p><p><em>Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison"</em></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>On connaît souvent Voltaire comme l'auteur de <em>Candide</em>, mais moins comme celui du "Poème sur le désastre de Lisbonne". Dans cet extrait, nous commentons la manière dont il s'oppose à la théorie du "meilleur des mondes" de Leibniz au regard du terrible séisme qui frappa la capitale portugaise le 1er novembre 1755 :</p><p><em>"Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs, </em></p><p><em>Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs ; </em></p><p><em>Mais le plaisir s’envole, et passe comme une ombre ; </em></p><p><em>Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre. </em></p><p><em>Le passé n’est pour nous qu’un triste souvenir ; </em></p><p><em>Le présent est affreux, s’il n’est point d’avenir, </em></p><p><em>Si la nuit du tombeau détruit l’être qui pense. </em></p><p><em>Un jour tout sera bien, voilà notre espérance ; </em></p><p><em>Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion. </em></p><p><em>Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison"</em></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">629071a0-e4b1-4fe2-9ed8-b4802c84d0a3</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Mon, 25 Oct 2021 11:30:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/2a3cc981-0a44-48c3-9ab0-54063cb5d81c/trait-d-esprit-2-voltaire.mp3" length="10809677" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>07:30</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>2</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item><item><title>La leçon satirique de Nicolas Boileau - Un sot peut en cacher un autre</title><itunes:title>La leçon satirique de Nicolas Boileau - Un sot peut en cacher un autre</itunes:title><description><![CDATA[<p>Nicolas Boileau est un auteur du XVIIème siècle. Dans ce premier numéro de Trait d'esprit, nous nous intéressons à l'un de ses nombreux traits de satire :</p><p><em>"L’ouvrage le plus plat a, chez les courtisans,</em></p><p><em>De tout temps rencontré de zélés partisans ;</em></p><p><em>Et, pour finir enfin par un trait de satire.</em></p><p><em>Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire."</em></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Nicolas Boileau est un auteur du XVIIème siècle. Dans ce premier numéro de Trait d'esprit, nous nous intéressons à l'un de ses nombreux traits de satire :</p><p><em>"L’ouvrage le plus plat a, chez les courtisans,</em></p><p><em>De tout temps rencontré de zélés partisans ;</em></p><p><em>Et, pour finir enfin par un trait de satire.</em></p><p><em>Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire."</em></p>]]></content:encoded><link><![CDATA[https://www.radioarcenciel.com/emissions-podcasts/trait-desprit]]></link><guid isPermaLink="false">f4e9f7d0-c387-4c5b-aec6-446610467962</guid><itunes:image href="https://artwork.captivate.fm/90b6bfc9-81f2-42fb-b060-b1f1094db42d/qpL71cQsUAT_53rxPgX-JEBK.jpg"/><dc:creator><![CDATA[Martin Moulier]]></dc:creator><pubDate>Wed, 13 Oct 2021 09:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://podcasts.captivate.fm/media/1bb7613e-37dc-49dc-883d-ff48718aa9f6/trait-d-esprit-1-boileau.mp3" length="6109517" type="audio/mpeg"/><itunes:duration>04:15</itunes:duration><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:season>1</itunes:season><itunes:episode>1</itunes:episode><itunes:author>Martin Moulier</itunes:author></item></channel></rss>